Chronique Musique

Chronique : Darkwater – Human

Dark Water - Human
Groupe : Darkwater
Album : Human
Sortie : Février 2019
Label : Ulterium Records
Style : Metal Progressif
Site Web :
Note: 18.5/20


Ceux qui m’ont suivi sur Magic Fire Music ainsi que ceux qui connaissent mes goût musicaux, savent que j’ai une certaine vénération pour Darkwater

qui dès son premier album a su toucher là où ça fait du bien. Calling the Earth to Witness avait en effet pour un premier jet prouvé que cette formation Suédoise était bourrée de talent comme peu peuvent se targuer de l’être ! Vous avez dit Dream Theater ? Certes le style est différent, encore que, mais comparer Images & Words avec Calling the Earth to Witness n’est pas si idiot.
Et puis il y a eu Where Stories End, un de mes albums préférés parmi ma cdthèque (Mes 35 albums de Metal).
Un disque comme on en fait trop peu. Une galette de Metal Progressive qui mérite amplement sa place au panthéon du Dieu Metal. Un disque dont on se remet pas ? Oui comme a plus l’être Nine de Circus Maximus pour ne nommer que ce disque. Henrik Bath (qui a bossé avec Vivien Lalu) devenant l’un de mes chanteur préféré par la même occasion.
Pas évident d’attendre 9 ans un nouvel album lorsque l’on est autant attaché au précédent. Pas évident non plus d’être le plus neutre possible, sans trop marquer son enthousiasme ou sa déception en critiquant la chose. C’est l’une des raison pour laquelle j’ai attendu aussi longtemps avant de faire cette chronique. Je voulais m’éloigner, prendre un peu de recul vis à vis de ces dizaines ou vingtaines d’écoutes que j’avais pu faire dès la sortie de Human. Avoir du recul, ça peut avoir du bon parfois. Je l’avais trouvé tellement bon, j’avais peur d’être trop influencé par mon amour pour ce groupe.
5 mois se sont écoulées…


Darkwater avait de prime abord annoncé Human pour 2015, puis Henrik et le groupe se sont ravisés, préférant prendre leur temps pour peaufiner l’album, le rendre plus majestueux. Entre temps s’en est allé du monde, puis ce sont les amis de Harmony qui ont rejoint la formation. C’est un groupe où a chanté aussi Henrik à leur début et leur influence ne sera pas ici silencieuse.
Si le groupe pratique toujours un Heavy Prog, l’arrivé du guitariste Markus Sigfridsson (Harmony), du batteur Tobias Enbert (Harmony) et l’ex Pain of Salvation Simon Andersson à la basse ont tout de même modifié la teneur de la chose, apportant un côté un peu plus Speed, qui n’était pas a proprement parlé présent ou évident dans l’opus précédent.
Cela ne gâche en rien Human, car on retrouve toujours ce qui a fait le charme de Where Stories End, avec de très belles pièces techniques et mélodiques (« Turning Pages », « A New Begining »).
Mais malheureusement il était impossible d’égaler l’album de 2010 tant la barre était haute. D’ailleurs, pour revenir sur la comparaison avec Circus Maximus et son Havoc face à Nine, il faut bien avouer que l’on retrouve exactement le même dilemme entre les deux formations Suédoises. Nine et Where Stories End étaient excellents et avaient plutôt une approche musicale que l’on pourrait admettre de direct. La claque que les deux albums nous assénaient été immédiate, imparable à la première écoute. Il était difficile de s’en relever, ce que je n’ai pas encore réussi à faire…
Havoc et Human, sont quant à eux beaucoup plus techniques, moins facile d’accès, ils s’apprivoisent et on ne rentre pas dans l’univers proposé aussi facilement. Oui ils sont excellents, oui Human est excellent (« Light of Dawn » est incroyable -poils qui se dressent etc..) oui Darkwater est sans doute l’une des meilleures formations actuelles de Metal Progressif (avec Circus Maximus), mais il manque sur Human le petit truc qui fait que l’on accroche d’un claquement de doigt.
Peut-être que ceux qui ont découvert la formation avec Human on ressenti cette chose, cette étincelle qui nous envoie immédiatement dans une autre dimension, mais, même si j’ai pris mon pied comme jamais cette année avec cet album, je ne l’ai pas pris comme il y a 9 ans.
Pas facile d’expliquer pourquoi tel ou tel album est un poil moins bon que son prédécesseur, surtout lorsque ça se joue à rien. Peut-être me trouverez vous tatillon, car lorsque l’on écoute des titres tels que « Reflection of a Mind » ou « The Journey » on ne peut que s’agenouiller devant de telles merveilles.

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