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Avis : The Caligula Effect 2

The Calligula Effect: Overdose ne nous avait pas laissé un très bon souvenir malgré certaines qualités (surtout pas techniques) dont un gameplay intéressant.
Cette suite a t’elle gommé les défauts malheureux du premier épisode de la série, c’est ce que nous allons découvrir dans cet avis, où comme d’habitude nous n’allons pas prendre de gants.

Une fois n’est pas coutume c’est sur Switch que nous prenons en main les aventures de jeunes lycéens Japonais. Ces derniers sont comme dans le premier opus pris malgré eux dans un monde virtuel et vont devoir en sortir en détruisant Redo. C’est l’occasion de reformer le Go-Home Club et de libérer la planète du tyran Regret pour que tout le monde regagne le monde réel.

Tout ceci n’est pas sans rappeler quelque peu l’histoire du premier The Caligula Effect avec ses mondes virtuels et réels et d’Idole.

Comme sur le titre précédent, techniquement le jeu est à la ramasse. Il faut dire que les développeurs ont repris le moteur de départ en l’améliorant un peu (dans les textures notamment), mais cela reste assez anecdotique surtout lorsque l’on voit les animations très rigides des personnages. Certes la technique ne fait pas tout, mais en 2021 jouer à un titre ressemblant à un jeu PS2 surtout lorsque l’on voit le travail réalisé de bien meilleure qualité par des studios indé.
De plus si le jeu reste assez propre sur télé, en mode docké, il devient vraiment immonde en mode portable. Les personnages devenant légèrement floues. Et je ne vous parle pas des éléments en mouvement placé au fond qui semblent se déplacer à 12 images par seconde. Et c’est d’ailleurs dommage que l’ensemble soit moche car esthétiquement The Caligula Effect 2 possède un esthétisme plutôt agréable.
Il faut évidemment aussi noter que Persona semble avoir marqué les développeurs. On retrouve notamment des structures visuelles rappelant des quartiers de Tokyo, le lycée ou bien le Metro. Le monde ‘vivant’ avec la possibilité de parler un peu à n’importe qui est aussi appréciable.
Seules les cinématiques marquent vraiment une différence avec Overdose.

Comme son prédécesseur The Caligula Effect 2 est sauvé du naufrage par son gameplay en combat.
Il reprend presque tout ce que l’on pouvait déjà avoir dans la première fournée en améliorant toutefois certains aspects.
Nous revoilà donc avec l’Imaginary Chain, un système qui nous permet de programmer nos actions en amont de l’action comme si le temps s’était arrêté nous permettant de voir à l’avance ce qu’il va se dérouler. Cette fonctionnalité permet de créer des enchaînements efficaces qui une fois validés se produiront réellement. Cette possibilité d’anticipation ne possèdent quasiment que des avantages puisque l’on peut également voir les actions adverses. Attention toutefois à certaines limites puisque vous ne pouvez pas prendre tout votre temps.
D’autres petites choses typiques viennent s’ajouter à ce système, notamment une jauge qui permet d’envoyer des attaques spéciales ou bien de laisser l’IA prendre en main la gestions de vos coéquipiers. Ceci était présent sur Overdose, mais il me semble que cette fois la gestion des attaques soient bien mieux gérées que par le passé. Et c’est un bon point car précédemment elle faisait un peu n’importe quoi.
Grâce à la gestion de l’IA vous gagnerez naturellement du temps en combat, car vous n’aurez pas à vous occuper de l’Imaginary Chain de vos camarades, mais c’est à double tranchant car ils ne font pas toujours ce que l’on aimerai.
Cette gestion du temps n’est jamais à prendre à la légère (sauf face à des adversaires très faibles) car il faut aussi tenir compte de la gestion du temps de charge des attaques. Si le bouclier est immédiat, tout comme le déplacement, certaines attaques ou magies prennent un certain temps à se charger et il faut bien tout caler pour être diablement efficace. Cela permet de nombreuses combinaison et c’est là que l’aspect tactique prend tout son sens, surtout face à des boss coriaces, qui frappent souvent très fort et surtout bien remplis de points de vie.

La possibilité de changer la difficulté du jeu en court de partie n’améliore pas leur IA sachez le, par contre je ne pourrais que vous conseiller d’éviter le mode hardcore pour vous éviter une mort cérébrale ou vous dégouter du jeu.


« On prend les mêmes et on recommence » également sur ce lien ‘Causality Link’ qui vous unis avec votre équipe mais également avec les gens que vous croiserez. Des liens qui débloquent des petites quêtes ou bien qui permettent de découvrir des objets. Si le nombre de connexion est élevée cela ne rallonge pas encore trop le temps de jeu, mais on se rend tout de même compte que nous sommes pris pour de bon gros pigeons avec des allers-retours incessants. Faudrait pas que ça devienne la norme dans le J-RPG… (lol)

Hormis donc le système de combat que je trouve intéressant à défaut d’être bon (car sur la durée il s’essouffle), c’est la bande son de The Caligula Effect 2 qui m’a le plus convaincu. Pourtant je dois bien vous dire que c’était plutôt mal parti avec un début des plus ennuyeux digne d’une boucle musicale issue d’un ascenseur. Et puis d’un coup c’est devenu formidable. Alors certes les donjons étant très longs, on se coltine la musique longtemps, mais elle est bonne. Plusieurs fois je me suis demandé pourquoi telle ou telle piste n’avait pas été utilisée face à un boss plutôt que de nous la coller là durant tout le donjon. Il faudra aimer la J Pop, je préfère vous prévenir, d’ailleurs sachez que c’est Tsukasa Masuko (Shin Megami Tensei) qui est à la composition.

Puisque l’on parle de personne importante de chez Atlus, on retrouve également Tadashi Satomi (Persona 1 et 2) au scenario de ce Caligula Effect 2. Evidemment ça se ressent (le bien, le mal, la loi…) mais nous sommes loin d’être sur une copie carbone de la série d’Atlus, avec des personnages sans vraiment de caractère mise à part l’Idole qui vous accompagne. Il faut dire que les dialogues sans être mauvais n’aident pas trop, mais c’est bien les expressions du visage qui font un flop et qui ne permet pas du tout d’apprécier le scénario ! Les expressions lors de la surprise ou de la peur -pour ne citer qu’eux- sont risibles et dignes d’une autre temps.


C’est vraiment dommage que le studio ne se donne pas la peine de sortir un moteur graphique un peu plus performant pour un jeu d’une telle envergure. Il y a du potentiel mais tout est gâché par l’aspect technique désuet qui desserre l’intégralité du jeu. Le système de combat que j’affectionne malgré qu’il finisse par être longuet et redondant ne peut pas contre balancer ce défaut majeur. Et pourtant je ne suis pas du genre à privilégier les graphismes vous le savez.
Attention le jeu est en Japonais et Anglais. Dommage qu’il n’ait pas été traduit, car c’est un souci pour bien s’immerger dans cet univers virtuel.


Genre : J RPG
Langue : Anglais
Développé par : FuRyu
Edité par : NIS America
Taille : 40.31 Go
Sortie : 22 octobre 2021
PEGI : +12
Plateforme : Switch, Playstation 4|5,

Jeu testé sur Playstation 4 Pro
Jeu offert par l’éditeur

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