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Avis : Undead Darlings -no cure for love- [Switch]

Né d’une gestation de cinq années malgré un Kickstater raté (comme quoi ça arrive) le développeur, Nick Doerr, et son équipe ont finalement insisté (et ils ont eu raison) pour faire naitre Undead Darlings -no cure for love-.
Après une dizaine d’heures sur le jeu (non je ne suis pas allé au bout), difficile de comprendre pourquoi le Kickstarter n’est pas arrivé à terme.

Pour faire simple, Undead Darlings -no cure for love- est un Donjon RPG qui aurait croisé un Visual Novel. Dans les faits, prenez les histoires de drague de Sakura Taisen, mais avec des demi-zombies (non pas à Paris) avec un gameplay de RPG au tour par tour, mais dans des donjons crasseux. C’est nettement moins romantique que le titre de Sega vous en conviendrez.

Donc, c’est l’histoire d’un mec (Reggie) qui se retrouve avec une horde de filles rivalisant d’attentions et d’amour à son égard. Dans Undead Darlings (et contrairement à Sakura Taisen), ce Reggie est un malheureux, un looser, vraiment pas un chef d’équipe meneur de troupe, un type normal en fait.
Sauf que Reggie se réveille d’un coma de plusieurs jours. Son amie, Pearl, l’informe qu’un virus a transformé presque toute la population en zombies. Pearl elle-même a été infectée, mais elle explique qu’elle est en quelque sorte capable de conserver sa sensibilité (d’où le demi-zombie) et que le père médecin de Reggie lui a laissé une dose du remède. Vous voyez donc l’histoire se profiler… Vous allez devoir partir avec Pearl à travers un environnement hostile pour reproduire le vaccin et en profiter pour enquêter sur les mystères du virus. Oui comme ça l’histoire semble assez capillotractée, mais ce n’est pas pire que d’autres jeux morbides.

Comme tout bon Donjon RPG, vous allez former au fil des pérégrinations une équipe avec les personnes que vous allez rencontrer. Des femmes évidemment, enfin je devrais plutôt dire de jeunes filles car elles ne doivent pas dépasser les 15 ans à la vue de leur physique (sauf en ce qui concerne leur poitrine), mais également un certain Buck qui est un très chaud lapin (pas plus âgé que ses copines)

Undead Darlings est un mélange de drague (la partie Anime/Visual Novel du jeu, au sens de l’humour plutôt simple, assez souvent sous la ceinture malgré tout), et de combat à la sauce Shin Megami où vous allez affronter des choses étranges. Suivant vos interactions avec l’une ou l’autre la fin de l’histoire pourra varier. Il y a 9 fins différentes, à vous de voir si vous avez le courage de vous taper les neuf fins, d’autant que comme chaque Visual Novel qui se respecte, les dialogues sont atrocement longs !! Et puis j’en terminerai la dessus, les dialogues ne sont pas non plus à classer parmi les plus philosophiques si vous voyez ce que je veux dire. Parfois drôle, on frise à d’autres moments l’indécent lors de certains échanges.


Dans les dialogues on ne ressent jamais l’urgence qu’à tout moment les demoiselles puissent se transformer en zombie de façon définitive. Alors que bon, nous sommes là pour ça faut-il le rappeler. De plus, jamais rien dans le jeu ne nous rappelle que la fin est proche et que nous sommes les derniers capables de sauver l’humanité (enfin peut-être pas l’humanité, peut-être juste la région)

Les différents endroits que vous visitez sont tous sombres, dans un sale état… On dirait que des zombies peu maniaques de la propreté sont passés par là.
D’ailleurs, où sont les zombies ? A part nos compagnes de rando et leurs attribus physiques il y a peu de zombies dans les environs. Comme dit plus haut, les monstres que nous allons rencontrer sont plus proches des Démons de Shin Megami que des zombies de Resident Evil… Couleurs vives, en 2D, de formes et de conceptions étranges avec des membres ou des objets qui n’ont rien à voir avec le corp ou la tête, n’en jetez plus c’est beaucoup trop inspiré des jeux Atlus pour être pris au sérieux. Certes cela permet de libérer l’esprit créatif des designers mais il y a des limites.
Ennemis en 2D dans un univers en 3D dans un donjon, personnages de dos également en 2D, ne vous attendez pas à des effets spéciaux tout droit sortis de grandes séries de jeux vidéo. Le strict minimum est là, même Shining the Holy Ark propose mieux… J’avoue être un peu déçu de ce côté là, car si la 3D des environnements est sympa (un poste de police, écoles vides, des hôpitaux délabrés et des immeubles de bureaux), la partie 2D des donjons est loin de briller par ses qualités.
Côté exploration, vous ne serrez pas dépaysé, On avance dans des labyrinthes, on ouvre des portes avec des interrupteurs, on explore, et on rencontre de façon aléatoire ennemis, coffres et objets rares. La carte bien présente vous sera forte utile si vous vous sentez désorienté.
Malheureusement, l’incapacité de changer de membre du groupe à la volée (6 jeunes filles vous accompagnent au total) devient un problème au bout de quelques donjons. En effet, impossible de changer de combattantes sans devoir ressortir du donjon. De plus contrairement à ce qui se fait aujourd’hui celles qui restent derrière n’apportent aucun bonus défensif ou d’attaque lors des combats.
Tiens, justement les combats, parlons en. Undead Darlings -no cure for love- s’inspire de Zedal Breath of the Wild pour la gestion des armes. Oui vous avez bien lu. Le principe est simple et ma foi assez sympa, malheureusement la mise en œuvre est mal foutue. En effet les armes se dégradent à chaque utilisation, mais le jeu vous oblige constamment à jeter des objets pour faire place à de nouvelles armes, car accrochez-vous, le groupe ne peut transporter que dix objets (au début). Cette capacité limitée pour stocker des objets vous oblige donc à jeter des armes (ou autres) constamment, si votre sac est plein, alors même que vous avez besoin de changer car votre arme est bientôt inutilisable.
Autre petite chose désagréable, les magasins sont absents de Undead Darlings.
En lieu et place, des armes et des potions dans des coffres, mais générés de façon aléatoire. Les coffres restent affichés sur la map car ils réapparaissent lorsque vous sortez et revenez dans le donjon. Étant donné que pour changer de membres actifs il est nécessaire d’être en dehors du donjon, il est donc frustrant de rechercher une arme particulière pendant un long moment, pour en obtenir une qui ne peut être équipé que par un membre du groupe inactif.
Vous pourrez tenter la stratégie durant vos combats puisque chacune des filles possèdent certaines capacités sensiblement spécifiques. Certaines apprendront des compétences dans des domaines qui leurs sont propres, mais cela -heureusement- ne vous oblige nullement à changer constamment de coéquipières avant d’entrer dans certains donjons, puisque à 3 on obtient des compétences assez équilibrées.

Un bref mot sur la musique. Le choix s’est orienté sur du Rock Electro pour certains donjons et je dois dire que c’est plutôt très sympa. Pour la partie Visual Novel on est plus sur du classique avec une musique discrète et sobre.


Undead Darlings est clairement un jeu de fans, pour les fans.
Il n’est pas parfait, mais l’on retrouve derrière ce titre, des passionnés.
Les plus exigeants ne seront peut-être pas satisfaits, mais Undead Darlings est bon, qu’on se le dise.

Genre : Donjon Crawler, Visual Novel 
Langue : Anglais 
Développé par : Mr. Tired Media 
Edité par : Sekai Games 
Taille : 3341,00 MB 
Sortie : 30 Septembre 2020 
PEGI : +12 
Plateforme :  Switch

Jeux offert par l’éditeur pour la réalisation de ce test

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