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Test : Bad Dream Fever

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Genre : Réflexion / Point & Click
Langue : Français
Sortie : 15/03/2019
Développeur : Desert Fox
Éditeur : Forever Entertainment
Taille : 408,94 MB

6/10


Vous voici dans un monde recouvert d’une étrange encre, une sorte de peste inconnue et cruelle qui fait disparaître habitants et bâtiments .

La ville dans laquelle se déroule votre histoire semble être complètement vide et morte. Pourtant à chaque coin de rue, dans chaque pièce visitée, vous êtes épié et surveillé. Vous ne le savez pas encore, mais vous êtes dans un rêve… Du moins c’est ce qu’il vous semble… Les manifestations de peur, de chagrin, de solitude et de souffrance semblent pourtant si réelles. Et puis vous n’êtes pas seul finalement, car il y a cette fille, au masque étrange, qui veut soigner tout le monde, du moins c’est que je crois, mais les soigner face à quoi… ou plutôt face à qui devrais-je avouer sans trop vous spoiler. Mais j’en ai déjà sans doute trop dit… Je risque gros à trop vous dévoiler ce qui va vous arriver, sans quoi, Il va m’effacer aussi !

Le gameplay de Bad Dream Fever est simple, puisque c’est un Point & Click des plus classique, à ceci près que toute action, toute utilisation d’objet se fait de façon automatique. Pas besoin de chercher quelle pièce va ici ou là, pas besoin de chercher si cet objet fusionne avec un autre. Tout se fait naturellement sans se prendre la tête. En même temps, il faut bien l’avouer, votre esprit a d’autres chats à fouetter (on a encore le droit d’utiliser cette expression ?). En effet, les énigmes que propose le jeu sont assez tordues et il vous faudra être au top de vos capacités mentales pour avancer sans trop de difficulté. Vous avez dit capillotracté ? C’est exactement le terme qui convient.
Je vais essayer de ne rien dévoiler dans ce test, pour ne pas vous gâcher la surprise ou plutôt les surprises que les développeurs ont concocté pour vous, mais sachez que par instant vous allez les maudire. Car, personnellement, il m’est arrivé de rester bloqué plusieurs fois, ne sachant que faire, ni où aller. Je crois d’ailleurs que c’est le reproche que je pourrais bien faire à ce Bad Dream Fever, c’est ce manque d’indication par moment. Parfois, après avoir résolu une énigme, nous sommes face à un mur de questions auxquelles personne ne vient nous répondre, même pas notre collègue de cauchemar. Il ne faudra pas alors hésiter à cliquer partout, sur toutes les images et cela sur tous les endroits qu’il est possible de visiter. Cela sera votre seul salue.

Je dois dire que la direction artistique (plus ou moins la même que Bad Dream Coma, l’opus précédent) même si elle est plutôt agréable, n’aide pas à visualiser correctement tous les objets. On pestera par moment, après avoir trouvé un objet peu visible, à cause de ses couleurs sombres, posé sur un fond tout aussi sombre. Et c’est ce mélange de ces deux soucis qui vient à poser un problème plus grossier.

Dans tout ceci, l’équipe a tout de même prit le temps de placer des petites références à son titre précédent un peu partout dans le jeu. Certes cela n’est pas essentiel mais cela fait toujours plaisir de retrouver le fameux boucher de Bad Dream Coma en tableau ou en statuette.
La traduction française est de qualité. On retrouvera assez souvent de bons mots lâchés par votre mystérieuse comparse. Avec le temps vous commencerez à vous méfier d’elle, car elle cache sans doute plus de choses qu’elle ne vous le laisse croire.

Niveau durée de vie, Bad Dream Fever se veut assez restreint, puisqu’une poignée d’heures vous suffiront pour connaître qui se cache derrière cet encre destructeur. Les allers retours constants entre des scènes de crimes ne seront dû qu’à vous et votre incompétence à ne pas trouver les solutions ! J’ai donc été moi-même incompétent et cela même fréquemment pour tout vous avouer.


Si, et cela m’amènera à la conclusion, Bad Dream: Fever réussit à créer une ambiance fantastique -dans le sens surnaturel de la chose- voir malsaine par moment (avec cet étrange robot humanoïde qui apparaît de façon inattendu), la façon dont on nous pousse à réfléchir est pour le moins obscur.
L’expérience est attachante, mais malheureusement elle devient complexe pour des raisons qui sont étranges. Le jeu comporte trop de puzzles qui ne possèdent pas de solution logique. Certaines sont même absurdes (la toute première énigme notamment). Alors que d’autres à contrario frisent le génie (comme devoir couper le son du jeu pour ne plus entendre une alarme).
Je ne vous cacherai pas qu’à plusieurs occasions j’ai du aller jeter un œil sur Youtube pour comprendre comment solutionner mon problème.

Il est bien dommage d’avouer que Bad Dream: Fever loupe le coche d’être un très bon Point & Click à cause de certaines énigmes abracabrantesques. A trop passer son temps à promener son curseur partout sur chaque écran pour ne pas trop réfléchir, le gameplay du jeu devient stérile et parfaitement inutile. Dommage, on tenait là une histoire intéressante, ponctuée d’un style graphique original.


Jeu offert par Forever Entertainment pour la réalisation de ce test.

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