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Test : Battle Princess Madelyn [Switch]

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Genre : Plateforme / hommage à Ghost & Goblin
Langue : Anglais
Sortie : 06/12/2018
Développeur : Causal Bit Games Inc
Éditeur : Hound Picked Games
Taille : 1678,77 MB

Site web

6/10


Sur les conseils de C2ric je me suis proposé pour tester Battle Princess Madelyn sur la Switch.
Résultat, je suis ressorti de l’expérience, plutôt de façon mitigée et bien moins excité que ne l’est le rédac chef. Vous pouvez d’ailleurs consulter son test ici même.

Pas très bon en matière d’écriture, je vais donc faire de mon mieux pour vous parler de mon ressenti.

Mais avant de traiter de ce qui m’a déplu, et du fait, de ce qui ne va pas dans ce jeu, place aux généralités, aux modes de jeux et à la prise en main.

Derrière ce jeu à l’inspiration évidente, Ghost’n Goblins, ce cache un capital sympathie élevé, malheureusement pas mal de défauts viennent rendre l’aventure assez décevante. Beaucoup de bonnes idées se retrouvent en effet mise à mal par des problèmes et des erreurs en provenances des années 80/90, comme si la poignée de développeurs avaient cherché à retranscrire la façon de jouer de l’époque sans la rendre plus moderne. Un choix, voulu ou pas mais qui sur la longueur rend le jeu bien moins sexy.

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Annoncé il y a quelques années déjà chez CausalBit Games, Battle Princess Madelyn avait su se montrer attirant. Les adeptes de retrogaming avaient les yeux pétillants en découvrant une suite, ou plutôt un jeu, inspiré d’une licence aujourd’hui disparue et dont Capcom n’a visiblement pas envie de faire revivre (pas depuis Maximo). Une série culte, pour sa créativité (à l’époque) et sa difficulté. Battle Princess Madelyn laissant donc espérer du lourd.

Avant de parler du mode histoire, je vais vous parler du mode Arcade présent sur la page d’accueil.
Ce mode vous offre une aventure très proche de celle de Super Ghost’n Goblins. A savoir parcourir des niveaux difficiles avec toutefois un peu plus de plateformes que dans les opus de Capcom. En soit, les niveaux ne sont pas forcement linéaires. Un plus pour le gameplay, d’autant que les sauts sont biens plus simples à réaliser que dans G&G. On retrouve aussi le double saut, non présent immédiatement dans le mode histoire. Vous allez perdre votre armure à chaque fois que l’ennemi va vous toucher.
Vous possédez une jauge de vie (qui évolue suivant votre armure) ainsi qu’une barre d’aura en lien avec Fritz. Les continus sont infinis et après chaque mort, vous réapparaîtrez sur la plateforme la plus proche. A contrario, lorsque votre barre d’aura sera vide, il faudra reprendre au début du niveau. Au fil des objets récupérés, votre amure sera de plus en plus efficace et vos armes récoltées plus puissantes, vous permettant de progresser plus facilement.
Vous aller parcourir différentes zones (dix pour être précis, du nom de Boneyard of the Royals, Swamplands on the Outskirts, Valley of Hightide, Farmlands of Desolation, Cliffs of Despair, Mountain Village in Russia, Forest Town in Germany, Great Town in Spain, Seaside Town in Italy et Castle Ruins of the Ancestors) chacune étant constituée de deux parties, l’une en extérieur et l’autre le plus souvent en intérieur.

Et le mode histoire alors ?
Il était une fois, dans un royaume calme et pacifique, une jeune héroïne vaillante. L’histoire, conte donc les aventures de Princesse Madelyn, qui devra sauver sa famille dans une grande aventure affrontant divers monstres et des boss de tailles géantes.
Mais alors qu’un jour les forces du mal s’attaquèrent au château, Madelyn vit sa famille décimée. Soutenue par son grand père et avec l’aide de Fritz, le fantôme de son fidèle chien, notre héroïne va devoir faire parler l’épée au nom de la vengeance.

Contrairement au mode Arcade, point de linéarité ici. En effet, il ne faudra pas hésiter à faire des allers-retours pour progresser. De plus de nombreux passages inaccessibles au début du jeu demanderont d’être visités un peu plus tard, avec le double saut ou d’autres améliorations. Des PNJ vont vous proposer aussi des quêtes. A vous de voir si vous avez envie de les faire. Rien d’obligatoire heureusement (j’en reparlerai plus tard). Vous allez aussi rencontrer un forgeron et un armurier qui vont permettre à Madelyn de monter en puissance au niveau de la défense et de l’attaque. De bonne augure pour les derniers niveaux plus ardus.
Comparer ce jeu à un Metroidvania est peu être un peu exagéré, car on reste bel et bien dans un G&G avec une touche de recherche, voir de RPG avec cette volonté de progresser aussi en augmentant nos capacités au combat. Pourquoi pas.
La plupart des niveaux sont différents de l’aventure Arcade. C’est le cas aussi de certains boss. Evidemment il faudra bien maîtriser les patterns de chacun pour les battre sans difficulté. Affronter par exemple le premier boss, avec le double saut du mode Arcade sera bien plus simple que sans, dans le mode histoire. Petite facilité aussi, grâce à la présence de Fritzy, dont la jauge d’aura se rechargera en éliminant les ennemis. Et si le chien au début vous permet de prolonger votre vie avec cet attribut défensif, par la suite, celui ci sera aussi offensif.
Je peux vous suggérer aussi de vous accroupir quelques secondes devant certaines statues pour obtenir des bonus.
Sachez enfin qu’en mode histoire, les cinq premières zones seront les seules accessibles et que si vous désirez vous aventurer dans les prochaines, il vous sera nécessaire de vaincre trois des cinq boss possedant des clés.

Mais qu’est-ce qui ne va pas dans Battle Princess Madelyn et le fait que je n’ai pas accroché plus que ça ?
Tout le problème vient de certaines phases de jeu ou de choix étranges en matière de gameplay.
Tout d’abord je voudrai parler (un peu plus) longuement des PNJ. Chaque PNJ rencontré ou presque vous offre la possibilité de participer à des quêtes secondaires. Et, le problème est l’impossibilité de les visualiser quelque part ou de redemander les instructions aux villageois ! De plus on ne connaît pas la récompense à l’avance. Ce qui est peut-être inutile pour un RPG classique, est grandement important pour Battle Princess Madelyn. Elles sont totalement facultatives, sachez le, mais si certaines offrent des cristaux ou des poupées à collectionner (pas franchement importantes pour l’histoire), d’autres offrent des clés. Le problème c’est que ces dernières sont indispensables. Il faudra donc se farcir toutes les quêtes pour aller occire du boss ou traverser des donjons jusqu’à présent fermés. Un système indirect pour prolonger la durée de vie du mode histoire.
Malgré la présence de panneaux fléchés sur certains niveaux on finit par ne plus trop où savoir aller. La première caverne regorge de directions. Et si foncer à droite semble une bonne idée, il y a pourtant intérêt à aller voir sur le haut ce qui s’y trame.
Le choix a été fait de ne pas pouvoir regarder vers le haut ou vers le bas, résultat il faudra sauter à l’aveugle. Pas vraiment une bonne idée, surtout lorsque l’on n’a pas encore le double saut nous permettant de corriger la chute.


Bon heureusement à coté de tout ça, sur le plan technique, Battle Princess Madelyn se veut beau, bien que pixelisé. On ne peut penser qu’à une version 32-bit de Ghouls’n Ghosts ou de Ghost’n Goblins, comme si le jeu avait été créé pour la sacre sainte Saturn ou la PS1. Nous sommes très loin des capacités de la 16 bits de Nintendo. Bien que l’on ai déjà vu sur la console 32 bits de Sega des jeux beaucoup plus fins en matière de 2D, les développeurs ont voulu marquer le coup sur de nombreux détails. Je pense notamment aux effets de lumières et surtout sur les nombreux arrières plans, vraiment très beaux. Les boss sont vraiment énormes et seuls cette génération de consoles auraient pu faire tourner ces sprites. Côté bande son, le jeu est aussi très agréable. Il nous est possible de jouer avec une musique orchestrale ou bien chiptune. Elle est signée Javier García, alias « Gryzor87 » et elles rappellent dans le ton et l’esprit des compositions de Cursed Castilla, un autre Ghost’n Goblins like.
Certains détails pourtant viennent entacher cette belle oeuvre. Tout d’abord, l’introduction façon dessin animé. C’est joli, mais encore une fois ça reste pixelisé à la façon des vidéos basse résolution des 32 Bits. En 2018, je pense que l’on aurait mérité un peu plus de finitions. Enfin, les polices de textes sont elles aussi grossières surtout lorsqu’elles ne sont pas sur fond noir.


En conclusion, Battle Princess Madelyn est un bon jeu, mais il aurait pu être de bien meilleure qualité dénué de tous ses petits défauts agaçants. Et je ne vous parle pas des bugs qui ont été corrigé avant d’arriver sur Switch et qui pourtant sont encore nombreux.
Nul doute que Christopher Obritsch a voulu initialement faire un jeu old school avec ce que l’on peut appeler le mode Arcade. Au fil du temps il y a eu cette idée d’y inclure un côté RPG selon moi inutile et qui n’est là que pour donner du contenu et du temps de jeu.
Après on peut être déçu du résultat, il n’empêche que cela reste un bel hommage à la série de Capcom.


Test Réalisé par Rémi Stérieux avec un jeu donné par l’éditeur

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