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Test : Street Fighter V – Champion Edition [PS4]

Est-il besoin de faire un rappel concernant la saga Street Fighter de Capcom, qui depuis 1987 la simple évocation du nom fait frémir les plus anciens d’entre-nous, mais surtout les plus fervents joueurs spécialistes du VS Fighting, aussi appelé en français : jeux de combat.
Pour ma part, j’ai débuté l’aventure Street Fighter, avec le second épisode estampillé d’un ‘, en 1993 à l’époque où dans les fêtes foraines, nos amis les forains possédaient encore des bornes d’Arcades dans leurs remorques. La file d’attente était longue pour pouvoir profiter de la chose et de pouvoir se castagner entre potes via stick interposés. Il y avait tellement de monde que l’on finissait par aller jouer à Fatal Fury 2 que l’on trouvait au final bien plus sympa, avec la possibilité de jouer sur deux plans et surtout ce que l’on appelle encore aujourd’hui des furies, les fameuses supers attaques reprises un peu plus tard dans Street Fighter II (mais inauguré dans le tout premier Art of Fighting).

Arrive ensuite Street Fighter Alpha (Zero au Japon) dont je parle sur la Saturn dans ce test, puis le génial Street Fighter III qui atteindra son apogée avec sa troisième et dernière itération 3rd Strike. Un must have encore rarement égalé pour un titre 2D.

Pour Street Fighter IV je dois admettre que malgré ses qualités, il ne m’a pas attiré plus que ça. Je lui ai reproché beaucoup de choses tant dans le gameplay que dans le choix graphique, ce qui m’a fait me détourner de la licence durant une longue période. Je suis même allé voir du côté de Tekken X Street Fighter voir si l’herbe était plus verte chez Namco… C’est vous dire et le pire, elle y était !
Voir arriver en 2016 un Street Fighter V m’a quelque peu laissé dubitatif. Je m’imaginais Capcom sombrer dans la facilité et se plomber seul à vouloir se rapprocher des nouveaux modèles du genre, à savoir Guilty Gear en tête de prou. Pour toucher à la bête il aura donc fallu qu’arrive ce test sur PS4 Pro en 2020, avec cette version Champion Edition, qui fait suite à l’Arcade Edition parue en débute d’année 2018.

Et figurez-vous, que je ne suis pas déçu. 40 personnages présents au roster dans cette version finale, des nouveautés très sympas ajoutées depuis le quatrième épisode et un gameplay agréable en font donc une bonne surprise et cela malgré quelques broutilles que je trouve toujours repoussantes.


Street Fighter V Champion Edition ? Ultime Edition ? C’est que l’on peut croire à la découverte du jeu, puisque tout ou presque est désormais débloqué dans cette mouture 2020. 40 personnages, l’intégralité (à quelques exceptions) des costumes, 34 arènes, toutes les musiques, voilà de quoi ravir tout le monde, puisqu’il s’agit d’une simple mise à jour, sauf pour ceux ayant dépensé leur Fight Money ou bien de l’argent réel pour en venir au même résultat. De quoi crier à la trahison, ce que je comprends.
Il faut dire qu’à sa sortie SF V était plutôt pauvre en matière. Heureusement il s’est considérablement enrichi au fil des années à coup de mises à jour, d’équilibrages et d’ajouts de combattants. Il est clairement au dessus du lot et je ne m’y attendais pas.

J’ai d’abord était impressionné par ce menu qui nous accueille, très bien achalandé, complet, avec un mode arcade, un mode histoire scénarisé ou par personnages, du versus, du Team Battle, du multi local ou en ligne, le mode entraînement ou encore des défis journaliers un peu à la façon des jeux mobiles octroyant des bonus. De quoi s’occuper longtemps et dire qu’il n’y avait presque rien de tout cela en 2016 et avec seulement 16 combattants au compteur.

Street Fighter V en 2016 est arrivé avec la jauge V et EX remplaçant la Focus Attacks et la jauge de Super Combo de Street Fighter IV. Si les jauges V-Skills et V-Triggers ont quelques peu été modifiés dernièrement, le principe reste identique.
Une fois votre jauge V pleine, activer le V Trigger, crée de nouvelles propriétés à certains mouvements comme augmenter la puissance de certains coups. Attention toutefois, tout ceci est temporaire et ce ne sont pas des attaques qui font de gros dommages. Bien utilisés, cela peut tout de même modifier la donne si vous êtes en perdition.
Dans le cas du V Reversals, on se rapproche de Street Fighter Alpha avec une mécanique permettant un mouvement spécial pour stopper l’adversaire après avoir été assommé. En appuyant sur la flèche avant et les trois boutons de poing (ou de pied) en parant, vous avez la possibilité d’utiliser une partie de votre jauge V pour lancer une contre-attaque. Pour la barre EX, elle est tout simplement la jauge de super combo, classique parmi les classiques. Elle est découpée elle aussi en trois blocs. A vous de vous faire plaisir lorsqu’elle est chargée à 100%.

Et donc en main ça donne quoi ?
Et bien c’est clairement bien mieux que Street Fighter IV.
Le mode histoire permet de se faire la main, mais aussi et surtout de découvrir le gameplay de personnages tous très différents. Ken, Rashid, Bison, Vega, Balrog, Cammy, Gill, FANG, Zangief… Vous n’aurez ensuite pour le mode VS ou on-line qu’à choisir celle ou celui avec qui vous vous sentez le plus à l’aise. Il y a assez de matchs pour choisir un combattant qui nous convient. Les lourds et lents qui frappent fort, les rapides, les aériens, les défensifs, les mixtes… Avec 40 personnages, vous aurez du choix. Et pour ceux qui aiment manipuler la puissance des boss, vous serez servis car ils sont tous là, avec toutefois une version féminine de Seth.
La différence entre tous ces combattants se ressent vraiment manette en main et j’ai pris presque autant de plaisir avec ce Street Fighter V qu’avec le III.III dont il reprend mine de rien pas mal d’éléments.
Pour terminer sur une bonne note, n’hésitez pas à vous promener dans le mode Arcade très complet puisqu’il propose de revivre les grands moments des Street précédents sous forme de championnat. Vous pourrez ainsi retrouver les différents titres de la saga en suivant le fil conducteur de l’époque.

Tout ces points positifs c’est bien beau mais il y a forcement un mais, car ce n’est pas non plus la Perfect Edition.
Tout d’abord, il y a la publicité… Oui Capcom fait la promotion de ses DLC sur son propre jeu. DLC qui n’ont plus lieu d’être puisque le titre est complet (ou presque)…
Ensuite il y a ce mode Arcade qui nous propose de revivre les précédents Street Fighter du premier jusqu’à ce dernier. Un petit souci dû simplement au non respect des combattants de l’époque. Adon n’est pas jouable et est remplacé par Poison pour le Street premier du nom, Dudley ou Makoto sont aux abonnés absents pour Street Fighter III, etc… D’où ma question : Pourquoi nous faire une telle proposition si c’est pour le faire à moitié avec des personnages inexistants à l’origine ?!

Depuis Street Fighter IV je n’aime pas du tout la direction artistique prise par Capcom. Les personnages ne sont plus très humains. Sérieux qui a déjà rencontré des hommes avec des mains ayant deux fois la taille de leur tête (même des catcheurs tels que Big Show ou The Rock ne sont pas pourvus de telles pelles à tarte) ? Je ne comprends pas ce choix pour le moins étrange, même si j’imagine qu’il fallait être raccord avec la taille des biceps ou des avant bras… Pourtant dans le reboot de Samourai Shodown (dont le test va suivre) malgré leurs bras incroyablement gros, leurs petites mimines sont bien proportionnelles ! Vous allez me dire que je fais une fixette tout à fait inutile sur ce genre de détail physique, mais je trouve que lors des cinématiques c’est totalement horrible et disproportionné ! Idem, pourquoi les développeurs s’obstinent à faire des cheveux longs à certains personnages si dès que ces derniers bougent la tête ces mêmes cheveux traversent les corps ? Pouvez m’expliquer ? Enfin, si j’ai toujours eu une préférence pour SNK face à Capcom, c’est pour le charisme des personnages. D’ailleurs félicitation à Capcom qui a pris la décision de vieillir certains des personnages phare de la série en bien (Bison, Dalshim, Ryu, Sagat qui mine de rien à 65 ans) ou en mal (Ken, Akuma…) pour prendre en compte leur age et suivre un peu l’histoire réelle de SF, comme l’a fait SNK avec Garou Mark of the Wolves.
Si je n’ai rien à dire concernant la plupart d’entre eux (notamment Balrog, Gill, mais surtout à Bison qui avec son nouveau design est juste incroyable et dégage énormément de puissance et de charisme), un certain nombre de nouveaux personnages sont vraiment d’un intérêt plus que discutable tant à jouer qu’à regarder. Je pense à Fang, Kolin, Ed, Falke ou bien encore (un ancien) Cody très décevant. A contrario un personnage tel que Rashid inspire à devenir un nouvel icone de la série.


Oui Street Fighter V Champion Edition est un très bon VS Fighting, il est clairement ce qui se fait de mieux sur cette génération. Avec une prise en main bien plus simple que BlazBlue, Guilty Gear, ou bien encore KOF 14, le dernier rejeton de Capcom peut être fier des progrès depuis le IV.
Il est aussi idéal pour les techniciens comme pouvaient l’être les opus précédents et à donc tous les atouts pour mettre tous les joueurs d’accord.
Complet, disponible pour seulement 30€, difficile de ne pas craquer.


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Genre : VS Fighting
Langue : Français
Sortie : 21/02/2020
Développeur : Capcom
Éditeur : Capcom
Taille : 6.41 GB
PEGI : 12
Disponible sur : Playstation 4 / PC


Jeu offert par l’éditeur pour la réalisation de ce test

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