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Test : Sydney Hunter and the Curse of the Mayan [Switch]

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Genre : Aventure / Plateforme
Langue : Anglais
Développé par : CollectorVision Games
Éditeur : Gregarious Games
Taille : 314,54 Mo
Sortie : 12 Septembre 2019
PEGI : +3

7/10


Sydney Hunter c’est ni plus ni moins que Indiana Jones revu et adapté en JV par Keith « Raccoon Lad » Erickson. Cette série (assez longue mine de rien) est présente sur de nombreuses machines dont la Colecovision ou bien la Intellivision, sous forme de homebrew (avec notamment The Sacred Tribe). Mais si Sydney Hunter est plus connu dans les sphères de gamers plus récent (comme moi) c’est sans doute grâce à Jean-Michel Girard alias Alekmaul (que vous pouvez voir régulièrement à la RGC ou à la PGR) et le développement sur Super Nintendo de Sydney Hunter and the Caverns of Death.

Vous dire où se place ce nouvel épisode intitulé The Curse of the Mayan parmi tous les titres serait assez compliqué. Sachez juste qu’il est le troisième dans la chronologie officielle, même si le deux n’est pas encore sorti.

Curse of the Mayan est avant tout une nouvelle aventure pour CollectorVision.
Habitué aux consoles anciennes la société nous propose donc un jeu à l’allure néo-rétro et au goût malheureusement plus rétro que néo, mais nous allons en parler tout au long de ce test !
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Pour n’avoir pris en main que le titre Super Nintendo avant celui-ci je peux vous dire que je n’ai pas été dépaysé. The Caverns of Death n’est en effet pas si éloigné que ça, de son grand frère grâce à une structure découpé en niveaux. Sydney Hunter est à la croisé de plusieurs titres et on s’en rend compte assez rapidement. On pense évidemment à Rick Dangerous mais aussi à Megaman pour le level design (en moins linéaire). Vous aurez aussi des objets (à collectionner) comme les crânes de cristal qui ouvriront les portes pour accéder au donjon suivant. Le même principe que dans Mario 64 ou Galaxy (les étoiles) ou bien Rayman pour ne citer qu’eux. Au début du jeu, l’ordre des niveaux vous sera imposé. En dehors de vos crânes il vous faudra aussi trouver certains artefacts qui débloqueront des portes bloquées. Vous devrez aussi récupérer des clés pour ouvrir des portes, sans quoi vous resterez coincé à la façon d’un Castlevania.
Si vous le pouvez (plus tard) allez où bon vous semble, je ne peux que vous conseiller de suivre les niveaux dans l’ordre sous peine de passer à côté d’objets importants. Vous pourrez aussi revenir plus tard pour découvrir des endroits ou des objets oubliés.

La prise en main est immédiate, avec une maniabilité réactive. On appréciera évidemment la sélection automatique du harpon lorsque l’on est sous l’eau.
Doté d’une bonne jouabilité le titre souffre tout de même de quelques soucis qui nuisent au plaisir. Tout d’abord l’impossibilité d’attaquer accroupi ou d’avancer, mais surtout les collisions qu’elles soient avec des ennemis ou bien avec des plateformes. On pestera surtout contre nos sauts face aux boss qui balancent des shoot qui tuent au moindre touché. On pestera aussi contre ces foutues flammes où on s’imagine la hitbox un peu large. Pas de quoi crier au scandale, mais il faut s’y préparer car jusqu’au bout du jeu, on pourra se faire surprendre par une plateforme loupée de peu. Heureusement le jeu est plutôt généreux en potions, qu’elles soient présentes dans le niveau ou dans les magasins. Et ce n’est pas peu dire qu’il vous en faudra face à certains boss, car ils ne sont pas toujours simples à dégommer. (En fait ça va plutôt bien car les patterns sont assez simples, mais les tirs one-shoot de ces derniers vous feront rager).
D’ailleurs je tiens à signaler que la difficulté du jeu va en progressant de façon assez exponentielle jusqu’au milieu. Vous avez dit challenge ? Ce niveau où vous ne trouverez qu’une seule sauvegarde, en est un, un vrai. C’est un de ceux qui vous feront perdre patience. La suite heureusement est d’une difficulté un cran en dessous, avec heureusement pour vous l’arrivée des derniers items et points de vie.

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Avant de parler graphismes 8 bits et musiques Chiptunes, je vais revenir rapidement sur l’histoire de notre aventurier. Sydney Hunter est parti explorer l’Amérique Centrale et y découvre une pyramide maya où il se retrouve piégé. Des PNJ lui apprennent que le dieu soleil Kinich Ahau et le dieu serpent Kukulkan ont brisé en sept morceaux le calendrier sacré des Mayas (celui qui a tant fait parler en 2012). Vous voilà parti en mission pour les retrouver ainsi que quatre artefacts très importants.

Graphiquement le titre de Colectorvision est plus beau qu’un titre 8 bit (la palette couleur est bien plus élevée) et en deçà de ce qu’une 16 bits peu faire. Il faut savoir que The Curse of the Mayan était au départ prévu pour la NES et cela se ressent. Nul doute qu’un up graphique a été ajouté avant la mise au monde sur Switch. Cela n’empêche cependant pas quelques ralentissements face aux boss. Le jeu est joli, sans toutefois atteindre la beauté d’un titre pixel art façon Deadcell. C’est 8 bits et cela se voit et se ressent techniquement, avec par exemple des écrans noirs de ci de là ou ce petit moment de flottement lorsque notre aventurier passe d’une zone à l’autre. Si ça rappellera Megaman aux anciens, les plus jeunes pourront être surpris.
Côté musique maintenant, si j’ai été agréablement surpris par la qualité de certaines compositions, d’autres m’ont carrément refroidit (deuxième niveau notamment), surtout lorsque l’on galère à traverser le stage. Les compositeurs de musique Chiptune sont vraiment surprenants et permettent à chaque occasion de rendre de simple bip très attirant et mélodique. Si le son fait parfois très NES j’ai aussi pas mal pensé aux sonorités de l’Atari ST avec effets sonores que la dame carrée de Nintendo auraient été incapable de produire. De bonnes idées ici, mais parfois c’est un peu trop redondant avec une boucle peut-être un peu courte. Par contre je n’ai pas compris pourquoi le volume du jeu était aussi élevé !
Enfin et je terminerai la dessus, Sydney Hunter est entièrement en anglais alors qu’il est né d’un studio Québécois, un comble.

Concernant la durée de vie, il vous faudra entre 7-8 heures pour terminer l’aventure. S’il y a cependant une autre fin qui pourrait rallonger la durée de vie (suivant les artefacts dénichés) pas certains que le joueur lambda se décide d’y retourner une fois les Dieux Maya vaincus.
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Sydney Hunter The Curse of the Mayan est un jeu intéressant qui dans toute sa modernité garde l’esprit simple des titres d’époque mais malheureusement avec quelques erreurs.
Cependant, l’absence de bug, doté une difficulté correcte, d’un bon gameplay et d’une bonne jouabilité, en font un jeu où peu de choses pourraient vous empêcher de vous pencher dessus. Par contre il faut absolument aimer les jeux rétro… et accepter le prix auquel il est proposé sur le eShop. Mais là je ne peux rien faire pour vous.


Titre offert par l’éditeur, remerciements à Jean-François Dupuis et Alekmaul. 

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