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Avis : The Longest 5 Minutes

The Longest 5 Minutes

Genre : RPG, T-RPG, D-RPG
Développé par Syupro-DX
Édité par NIS America Europe
Sortie France : 16/02/2018
Taille : 1090,52 Mo

Site Web Officiel

7/10

The Longest 5 Minutes… Que se cache t’il derrière ce titre plutôt curieux ?
Et bien, un RPG au tour par tour à l’histoire assez particulière.
La Princesse Tophia a créé ce monde il y a bien longtemps, le ciel, l’air, la terre, la pluie, le vent etc. Tout ça grâce à son sceptre et avec l’unique espoir de bien faire, mais démons et spectres aussi ont été créés. Par la suite, le sceptre a été divisé en deux épées distinctes, puis déposés dans deux endroits à l’abri de tous. Mais…

Vous êtes un jeune garçon de 17 ans, prénommé Flash et vous avez décidé dans votre jeunesse de devenir un héros. Et entouré de vos six meilleurs amis et sur ordre du Roi, vous allez partir à la recherche du Demon King. Vous allez découvrir que derrière ce vilain méchant, il y a bien plus que ça. Cette histoire tout à fait classique débute dans le village de Souvenir et c’est là qu’elle se terminera … Non pas de Spoil, pourtant ça me brûle la langue et les doigts.
Voilà pour la base, seulement contrairement à une grande majorité d’autres RPG, vous ne commencez pas avec le fameux niveau 1 d’expérience et vous ne débutez pas chez vous, au réveil. Tout débute face au dernier Boss et avec le niveau 60 d’expérience. La tension est à son comble et malheureusement Flash ne se souvient de rien, il est amnésique (vous comprendrez pourquoi au fil du temps qui s’écoule) et est incapable d’aider ses amis. Au fil des coups que vous subissez vous et vos amis par le Boss, les souvenirs vont resurgir. Et ces souvenirs, c’est vous qui allez les revivre grâce à des flash-back.

Coté gameplay, ce jeu se rapproche fortement de RPG mythiques.
Vous vous promenez sur une map classique, où les combats apparaissent aléatoirement. Sur cette map, vous retrouvez les villages à visiter ainsi que les donjons, façon Mother 3 ou Pokemon, rien de bien exceptionnel donc ici. On retrouve des mondes de sables, de neiges, le tréfonds de la terre ou bien, à son opposé, le ciel.
Coté combat, c’est du coté de Dragon Quest qu’il faut aller voir. Les combats sont vus à la première personne, les démons sont faces à vous et les coups sont portés au tour par tour. Magie, assistance, grandes attaques à l’épée ou avec d’autres armes et items sont bien évidemment de service.

Voilà pour la partie combat.

Mais dans The Longest 5 Minutes c’est la partie narrative qui fait la force du titre. Et je dois dire que Nippon Ichi Software et Syupro-DX ont mis le paquet sur cette partie du jeu.
L’histoire est tout bonnement incroyable. Les souvenirs que l’on va rencontrer sont chargés de peines, de peurs, de jalousies ou de joies.
Vous allez comprendre rapidement que l’amitié est ici au centre de l’aventure. C’est ce qui uni le groupe et c’est ce qui va vous faire aimer ce jeu. L’anglais ne dérange pas trop à la compréhension de l’histoire. Mais sachez juste que si les dialogues n’abusent pas sur leur durée, ils sont bels et bien essentiels.

The Longest 5 Minutes est un hommage à l’ère 8-16 Bits, avec des pixels bien plus fins et bien plus travaillés qu’à l’époque. Je ne savais même pas que l’on pouvait retranscrire autant d’émotions sur un visage avec si peu de pixels. L’attitude et les mimiques des personnages sont vraiment diablement réalisés.
La map principale, à contrario, est dépouillée et contient peu de sprites. Montagnes, arbres, herbes, voilà tout. Coté donjons c’est aussi assez minimaliste et on peut être déçu de la pauvreté et de la répétitivité des décors. D’autant que ces mêmes donjons sont assez souvent labyrinthiques et il y a moyen de se perdre assez facilement. Lors des combats c’est aussi le strict minimum, mais le style l’exige, ce qui n’est pas forcement contre-productif.

Si The Longest 5 Minutes fait fort au niveau de son récit, il faut aussi compter sur sa bande son. C’est absolument admirable. C’est certes simple, mais le travail réalisé est franchement haut de gamme. Chargé d’émotivité et de belle mélodie, chaque instant est un plaisir auditif. De la ville de Cowen, très joyeuse à la montagne de Kuuretsu aux belles orchestrations, c’est un véritable régal. Je n’oublierai pas de parler de l’esprit asiatique du thème de la ville de Tenmagahara, ou du calme retranscrit de celui des sables de Death Beach, si minimaliste et pourtant si belle.

La durée de vie du jeu est assez moyenne, comptez entre 10 et 15 heures de jeu pour en faire le tour. De plus le jeu est assez facile, il n’y a pas besoin d’être un expert en T-RPG pour vaincre les ennemis. Au pire le mode combat automatique (très performant) fera le travail à votre place.
Il y a cependant dans ce The Longest 5 Minutes de quoi faire perdurer l’envie de jouer. Tout d’abord les musiques, vous l’avez compris, mais aussi une petite chose qui émane du scénario et qui s’appelle la curiosité. En effet, ces souvenirs qui une fois terminés, amèneront lors de la confrontation avec le Demon King, des questions. Et en fonction du souvenir terminé et de la réponse donnée, votre équipe sera alors plus unie ou plus désunie. Ce qui interagis directement avec le combat que vous menez et sur les dialogues. Le principe est ma foi assez intéressant car cela oblige à être attentif à ce qui est dit, mais aussi pourquoi pas, de refaire le jeu à partir de certaines sauvegardes/souvenirs.
Rajoutez à cela des mini-quêtes assez simple qui vous donnerons du XP pour la suite de l’aventure et vous obtenez, une aventure complète et immersive où deux fins s’offrent à vous.

The Longest 5 Minutes… j’avoue qu’au début, je n’ai pas été emballé, les longplay vus à gauche à droite sur Youtube ne m’avaient pas convaincu. Et puis finalement, je dois admettre que le travail réalisé concernant le scénario est tel (quel final!!), que ce jeu mérite que l’on s’y attarde, surtout si vous êtes un amateur véritable (et non pas un véritable amateur) de RPG en tour par tour façon Dragon Quest. Car il est évident que ce type de gameplay ne plaît pas à grand monde, malheureusement, et je comprends tout à fait que cela soit un frein à l’achat. Graphismes rétro, mais mignons, animations au poil, bande son magnifique, belle histoire, il y a pourtant tout ici pour faire de ce jeu un hit, (sauf peut-être la durée et la difficulté).
Dommage que The Longest 5 Minutes soit finalement réservé uniquement aux amateurs du genre.


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