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Test : Warriors Orochi 4

Warriors Orochi 4

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Genre : Hack & Slash, Muso
Langue : Japonais / Anglais
Sortie : 19/10/2018
Développeur : Koei Tecmo
Éditeur : Koei Tecmo
Taille : 12942,57 MB

Site web

7/10


Warriors Orichi est une série qui se veut le croisement de deux autres, bien connues des amateurs de Musou et Hack & Slash, Dynasty Warriors et Samourai Warriors. Deux séries, que l’on pourrait presque qualifier de pionniers du genre.
Appelé Musou Orochi 3, au Japon, ce quatrième volet suit donc tout naturellement les évolutions apportées par les séries dont il est le cross-over.
Si Warriors Orochi, premier du nom, avait en effet pour base Dynasty Warriors 5 et Samourai Warriors 2, ce nouvel épisode, qui parait plus de 10 ans après, se réfère à l’épisode 8 de la saga Dynasty et l’épisode 4 de celle de Samourai.

Il en a coulé de l’eau sous les ponts depuis le début de ce cross-over et les améliorations sont nombreuses et si il avait été plutôt mal accueilli en 2008 par les critiques, il y a fort à parier qu’il n’en sera pas de même pour la mouture 2018. Cependant possèdent-il encore quelques maux propres à la série, des maux indécrottables, des maux qui au bout de 20 années n’ont clairement plus leur place ? Ou bien est-ce tout simplement l’épisode de trop ?

Commençons pour changer, par les graphismes et les musiques. De prime abord, et pour ce qu’il y a de disponible sur la Switch, Warriors Orochi est beau, plus que l’immonde Fire Emblem Warriors et peut être plus détaillé que One Piece Pirate Warriors qui trichait tout de même grâce à tout petit effet Cel-Shadding. Oui ce Hack & Slash est joli et agréable à l’oeil. Les effets de lumières sont agréables et les grosses attaques Musou sont impressionnantes. La Switch, (à croire qu’elle est toujours dans ses derniers retranchements) ne peut éviter les clipping ou bien les apparitions sauvages de soldats et c’est bien dommage. Il semble que cela ne soit pas (ou moins) le cas de la version PS4 que j’ai pu voir tourner (concernant le premier chapitre). Il faudra donc s’y habituer sur la console hybride de Nintendo. Warriors Orochi semble un peu terne en matière de couleur, nous sommes en effet loin des jolis mondes colorés vu sur les terres de Hyrule ou bien sur Grand Line. Dommage car cela donne un sentiment de monotonie à l’univers Samurai/Dynasty, où l’on déambule toujours (ou presque) entre des murs de châteaux médiévaux, sans jamais grand changement. Dur dur, surtout avec l’énorme durée de vie du jeu. On reconnaîtra ici et là des maps en provenance directe des séries initiales, ce qui sera forcement très apprécié des amateurs du genre et forcément des jeux dont ils sont tirés.
Les personnages sont visuellement agréables et sont de près bien plus travaillés et fins que les autres jeux sus nommés. Je pense notamment à Fire Emblem Warriors, qui avec le recul, aurait mérité le même traitement de la part de Koei Tecmo. Mais il est vrai qu’il a dut être modifié à la va vite pour la Switch, sans être initialement annulé sur WiiU. Côté attaques, si cela débute tranquillement, vous allez vite vous rendre compte que sur les effets spéciaux, les développeurs n’ont pas fait semblant, ça explose de partout, avec un maximum d’effets lumineux.

Musicalement on retrouve avec plaisirs certaines pistes déjà entendues par le passé, mais ici remixées. L’influence médiéval Japonaise est bien entendu mise très en avant. Cependant, même si cela reste un plaisir de jouer en écoutant cette musique, j’ai fini par ne plus trop apprécier ce coté électro ajouté à ses sons et instruments d’époque. C’est un choix auquel je me suis soumis, parce que j’y était obligé, mais je tiens à le dire devant vous, la prochaine fois, je coupe les musiques. Plus sérieusement, au bout de quelques parties, on ne fait plus trop attention à ce choix artistique.

Maintenant, retenez votre souffle, place à l’histoire. Histoire qui ma foi est assez simple, puisqu’elle … suspense… est la suite du troisième épisode. Après leurs exploits dignes des Dieux vu dans Warriors Orochi 3, Zeus, lui-même, ramène notre équipe dans cet autre monde dimensionnel, car il a encore besoin d’eux. Et comme précédemment il y a un truc bizarre qui se trame, et il ne peut faire sans vous.
Mais l’intérêt réel de l’histoire dans un Hack & Slash n’est qu’anodin. C’est pourquoi je vais en rester là.
Vous allez donc retrouver les meilleurs personnages de Dynasty Warriors et de Samourai Warriors pour affronter de vilains personnages, toujours aux prises avec les plus grands démons, devenir des êtres surpuissants pour terrasser les Dieux eux-même. Il faudra pas moins de 170 combattants issus des deux séries pour faire face à ces brigands.
Les fans auront déjà en tête les personnages à prendre en priorités, ceux dont-il faudra booster l’XP pour obtenir d’eux la meilleure expérience de combat et les meilleurs coups spéciaux.

Le gameplay reste basique, mais reste très complet. A noter qu’il évolue quelque peu face à son prédécesseur.
Comme lors des précédents épisodes, le joueur prend immédiatement le contrôle d’une équipe composée de trois personnages. Cette équipe doit posséder le meilleur ratio type/classe, déterminant ainsi ses capacités (Puissance, Vitesse et Technique). Il faudra essayer ou non (suivant votre façon de jouer en fait) d’être le plus équilibré possible, pour ne pas être désavantagé suivant l’adversaire rencontré. Ne connaissant pas tous les types, ni tous les personnages, j’avoue que cela n’a pas été simple. Votre personnage possède une ‘hyper charge’ qui va augmenter naturellement avec vos statistiques. Elle n’est concrètement pas très utile si vous décidez de jouer l’approche direct en solo. Pour une réelle efficacité, il faudra switcher vos personnages constamment. L’idée n’est pas mauvaise, puisqu’elle fait participer, en quelque sorte, toute l’équipe, mais cela donne un côté un peu bourrin à la longue. Le type Wonder introduit dans Warriors Orochi 3 a été supprimé.
Autre nouveauté dans la série, l’apparition de la magie et de trésors sacrés. Ces petits cadeaux très importants pour la suite de l’aventure se retrouverons sur votre chemin, si et seulement si vous vous permettez de faire tout ce qui vous est demandé durant le combat. Bref, plus vous battez d’ennemis, plus vous êtes performant, plus vous en recevrez. Ainsi, ils remplacent certaines actions. Les personnages de la série Dynasty Warriors par exemple n’auront pas leur deuxième attaque de musou, alors que ceux de la série des Samurai Warriors perdent la possibilité d’utiliser des attaques dites spéciales.

Comme dans toute la série, les cross-over ou bien encore les spin off, le tableau des compétences ne sera pas à négliger. Attention toutefois, ici et contrairement à son prédécesseur, une fois que vous avez atteint le niveau max (à savoir 100) il vous sera impossible, si votre personnage ne possède pas de capacité spéciale, d’utiliser un skill supérieur pour repartir de 1. Personnellement n’atteignant jamais ces niveaux ‘extrême’ je ne suis pas trop concerné, mais je tenais à vous en faire part.
Enfin, les 170 combattants que vous allez devoir gérer sont bien mieux équilibré que par le passé. D’ailleurs les fameux trésors sacrés vous permettrons de corriger certaines inégalités, notamment avec des personnages lents, qui gagneront des armes performantes (je pense à Honda potentiellement porteur du trident).

Pour ceux qui ne veulent pas vivre cette aventure en solo, sachez que vous pouvez la vivre à deux, en écran splité. On avait déjà pu découvrir cette façon particulière de jouer sur le Zelda, Hyrule Warriors. Fatalement la Switch est une fois de plus à la limite. Difficile pour elle de tout gérer, mais il faut admettre qu’elle se défend tout de même de belle façon. Dommage qu’elle ai cette limitation technique qui l’handicape à ce point, car pouvoir sortir de chez soi, pour trancher des adversaires en bonne compagnie, le tout dans un univers graphique splendide aurait pu être intéressant. Ici ce n’est clairement pas une force de vente.
Enfin, Warriors Orochi 4 propose une possibilité intéressante, à savoir s’affronter en équipe à 3 contre 3. Je n’ai malheureusement pas pu essayer cette fonctionnalité et je ne pourrais donc pas vous en dire du mal ou du bien.


Warriors Orochi 4 est la suite logique de son prédécesseur. L’avancé tactique et les progrès complétant les techniques de combat ne sont pas majeurs, mais elles sont intéressantes. Le jeu étant limité dans son intérêt (dézinguer de l’ennemis durant une dizaine d’heures), il faut naturellement que le gameplay soit toujours plus performant et attirant. Tableau des compétences, Trésors, 170 combattants, du fan service, voilà de quoi en ravir plus d’un. Malheureusement je crois que seuls et seules les amateurs.rices des licences Dynasty et Samourai y trouveront leur compte. Je ne peux malheureusement pas garantir aux personnes ayant été attirées par Hyrule Warriors Legend ou par One Piece Pirates Warriors que l’univers présenté ici soit tout aussi séduisant.


Jeu offert par Koch Media pour la réalisation de ce test.

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