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Test : Xenon Racer [XBOX ONE]

Xenon boite

Genre : Course Automobile / Arcade
Langue : Français
Sortie : 26/03/2019
Développeur : 3DClouds.it
Éditeur : SOEDESCO
Taille : 4032,82 MB

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5.5/10


On attendait fortement l’arrivée de Xenon Racer sur nos consoles, nous les amateurs de drifts, nous les amateurs de glissades interminables sur des circuits ultra rapides.
Après avoir pris en main le jeu durant quelques heures l’espoir se révèle finalement vain. Tout cet enthousiasme pour un jeu bâclé …

Ce championnat automobile nouvelle génération a lieu en 2030. Nous sommes dans le futur, mais les voitures traditionnelles à quatre roues sont toujours là pour les passionnés de vitesse. Ce sont des voitures électriques qui tournent sous générateurs puissants qui se rechargent à grand coup de drift. Vous voyez où je veux en venir ?
Pour devenir le plus rapide, le meilleur pilote de ce nouveau championnat, il faudra donc maîtriser les glissades et toutes les capacités de votre véhicule. Car atteindre des vitesses vertigineuses, c’est bien, mais appréhender des virages serrés à 200km/h minimum c’est mieux. Direction Tokyo, Dubaï, Shangaï et tant d’autres villes du monde !

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Avant de parler de ce qui va dans Xenon Racer, parlons de ce qui cloche. Et la liste va être longue.
Tout d’abord lorsque l’on débute le jeu, on remarque que les menus font assez anciens. Ce n’est pas très agréable à l’œil. Je parais tatillons, mais les défauts du jeu m’ont poussés à l’être. Ensuite c’est ici que l’on trouvera les plus gros problèmes du titre. Le gameplay.
Si l’idée de drifter pour gagner de la puissance est une bonne idée, ici Xenon Racer se loupe de façon dramatique. L’idée de se rapprocher des deux mythiques Ridge Racer de la PSP ou des délirants Burnout est ma foi une excellente idée, puisque dans aucun autre jeux on ne peut s’amuser en glissant autant. Malheureusement les développeurs ont loupé leur coup. La direction est tellement rigide qu’il est tout d’abord impossible de tourner sans drifter. Ensuite, lorsque l’on glisse, la réaction de la voiture est parfois étrange.
Pour drifter vous avez plusieurs possibilités, jouer avec l’accélérateur et le frein, ou bien utiliser le frein à main. Manque de chance, si vous appuyez un peu trop, votre voiture s’immobilise complètement. Et vu l’IA de vos adversaires au top de la difficulté, il faudra être prudent. Autre étrangeté, après avoir rudement mené la bataille du drift dans les virages, par moment sans rien demander votre voiture va survirer. De quoi souvent rager.
Toujours en course, il faudra faire très attention aux bas côtés, qui tel le Ridge Racer premier du nom sur Playstation vous arrêtera net au moindre contact. Pas très permissif en 2019 ce genre de réaction. Il faudra par ailleurs, faire très attention au pourcentage d’armure qui une fois arrivé à 0 vous fera perdre de nombreuses secondes face à vos adversaires… Avant de repartir au centre de la piste.
A côté de ça, la sensation de vitesse laisse aussi à désirer. Avec ce type de voiture supra propulsée à l’énergie cinétique on pouvait s’attendre à des vitesses proches de WipeOut, mais il n’en est rien. Non, vous allez rouler à des vitesses pour le moins classiques, avec un rendu assez mou. Heureusement qu’il y a les boost pour donner un peu d’excitation à la chose.

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Pour terminer sur les mauvais points, sachez que graphiquement Xenon Racer flirte entre le très beau et le très moyen. Certains circuits sont attirants, avec de beaux effets de lumière et d’autres ont des rendus vraiment peu convainquant. J’ai beaucoup pensé à certains jeux mobiles, avec beaucoup d’effets de surbrillances qui ne servent à rien si ce n’est pour cacher des manques de détails. Sur certaines pistes, avant le décompte, certains gros éléments de décors apparaissent comme par magie. Il y a de quoi être déçu de l’optimisation.
Les circuits ne sont quant à eux pas toujours excitants et sont souvent bien trop longs à terminer. Lorsque l’on pilote avec les premières voitures ont s’ennuie sur ces nombreux kilomètres interminables.
Côté musique on retrouve des pistes électro tout au long du jeu. C’est le label Monstercat qui a fourni les 20 compositions signées par Pegboard Nerds ou bien encore Noisestorm. Si vous ne les connaissez pas, c’est aussi mon cas, soyez rassuré. Si pour le début de la série des Ridge Racer, le genre convient parfaitement, je n’ai pas du tout apprécié écouter cette musique avec Xenon Racer, mis à part quelques morceaux, plus Electro Jazz, bien plus agréables.
Enfin j’en finirai avec la difficulté. Si le jeu se dit Arcade, n’espérez pas avoir droit à l’erreur. La moindre faute vous coûtera immédiatement des places au classement et il vous sera presque impossible de rattraper vos adversaires. Les pilotes se suivants en ligne à quelques secondes d’intervalles, je vous laisse imaginer l’horreur pour dépasser tout ça. En un mot, c’est décourageant.

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Il reste quoi de bon dans Xenon Racer ?
Je dirai que le contenu est une force du jeu. Tout d’abord, de nombreux véhicules inspirés de modèles réels, ou bien dessinés par de bons designers sont en partie paramétrables à 100%. Des modifications esthétiques tout d’abord, puis mécaniques ensuite. Et il ne faudra pas négliger toutes ces options de personnalisation car les effets en pistes seront immédiatement visibles.
Ensuite, Xenon Racer vous offre de quoi vous occuper, longtemps, très longtemps. Avec la difficulté récurrente, évidemment, mais aussi avec les différents modes de courses proposés : la campagne solo de 18 étapes, le mode Edge (contenant un contre la montre, un mode arcade, un mode à élimination direct et un mode libre) et enfin un mode en ligne (jusqu’à 8) et un en local (avec la seule possibilité de jouer à deux).


Bien loin d’égaler les meilleurs jeux de caisse de tous les temps (je parle bien évidement de Ridge Racer premier et second du nom sur PSP), Xenon Racer a trop vouloir jouer sur les drifts a rendu une copie bien imparfaite avec une prise en main loin d’être immédiate. C’est pourtant ce que l’on recherche avant tout dans ce style de jeu de course.
Si techniquement il reste acceptable tant sur le point visuel que sur l’audio (suivant les goûts de chacun), le titre de par ses défauts devient vite décourageant, voir insupportable. Terminer bon dernier, encore et encore pendant plus d’une heure, même en rabâchant le même circuit, il y a de quoi rager.
Une belle déception.


Titre offert par Just for Games pour la réalisation de ce test

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