Tinykin
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Avis : Tinykin

Il arrive tardivement, mais le voilà mon ressenti concernant ce jeu français, Tinykin, le soi-disant clone de Pikmin.

Vous le savez, dans beaucoup de jeux, l’histoire n’est pas la chose la plus intéressante. Même si au bout du compte, c’est elle qui créait l’objectif, en soit, ce n’est qu’un prétexte à jouer, à parcourir le monde qui nous est proposé.

Tinykin, fera comme beaucoup de ses congénères : dans la facilité et la simplicité. 
Une petite séquence animée pour attirer l’attention, quelques bavardages avec des PNJ et vous voilà à prendre en main le petit Milodane dans un monde géant.

Vous Milodane, vous êtes à la recherche de l’origine de l’humanité. Étant un archéologue et chercheur sur votre planète du nom de Aegis, vous vous obstinez malgré les moqueries. C’est là, alors que tout semble terminé que vous découvrez un ancien (et mystérieux) signal vers une galaxie voisine.

Laissant son toutou dans le vaisseau, Milodane arrive, on ne sait pas trop comment à se téléporter à la surface de la planète émettrice du signal. Vous voilà dans une maison encombrée de babioles datant des années 80/90 où des insectes en tout genre ont pris possession des lieux. Avez-vous rétréci ? Votre espèce est-elle petite ? Vous arrivez immédiatement à parler avec ces étranges individus ? Rien ne nous est expliqué. Concrètement, il va falloir rassembler six objets bien spécifiques de la maison pour pouvoir repartir. Oui, c’est le vieux Ridmi qui vous l’affirme, la légende locale Ardwin avait conçu cet engin dans l’espoir de partir.

D’entrée, je me suis senti un peu perdu. J’ai eu plein de questions à poser, mais personne n’était là pour me répondre.

Pourquoi sommes- nous sommes si petits ? Ardwin était lui aussi petit pour s’imaginer quitter sa maison dans un véhicule spatial aussi étriqué ? J’en avais d’autres en débutant le jeu, mais j’ai oublié de les noter, vous m’excuserez. D’autant que certaines d’entre elles auront des réponses en progressant dans le jeu.

Pour progresser, justement, vous serez accompagnés de petites bêtes (les Tinykins) aux couleurs et aux caractéristiques différentes. Ces créatures jetables vous permettront d’explorer de plus en plus profondément des zones, qu’elles soient nouvelles ou déjà visitées, puisque vous trouverez de nouveaux amis au fil de votre progression.

Alors comme ça, oui, Tinykin est un clone de Pikmin, mais tout s’arrête ici pour la comparaison si l’on excepte l’utilisation brute des Tinykins.

Pas de combat. Pas de cycle de jour. La mort ne vous posera jamais de soucis. Et pour tout vous dire. Tinykin se rapproche plus d’un jeu de plateforme et d’un jeu d’objet à collecter que d’un jeu de gestion où vous devez faire attention aux décès de vos troupes.

Vous vous en apercevrez rapidement, mais vos Tinykins sont vraiment ce qui vont vous faire progresser dans les niveaux. Il faudra apprendre à connaître les spécificités de chacun d’entre eux. Transporter des objets, casser des objets, créer des ponts ou bien transporter de l’électricité, vous aurez du choix.

Les Tinykins ne sortent pas du sol. Ils sont présents dans des gousses colorées que vous ouvrez pour les collecter. Les différentes couleurs représentent les capacités des créatures.

Rapidement, notons par exemple que les rouges sont utilisés comme bombes pour faire sauter des murs ou révéler des raccourcis. Les vertes sont à empiler pour créer des échelles, alors que les roses soulèvent les objets.

Comme dit plus haut, la boucle de gameplay du jeu s’intensifie en progressant. Plus vous possédez de Tinykins différents, plus vous ratisserez large dans la map ouvrant ainsi de nouvelles possibilités. Outre un jeu de plateformes, Tinykin se veut aussi être un puzzle game. De petits puzzles assez simples et jamais chronophages composés d’objectifs faisant progresser. Aller chercher un CD dans un des recoins complexes puis déplacer ce même CD pour déverrouiller et mettre en route un autre objet lui-même nécessaire à un insecte… Voilà ce qui vous attend.

Les pièces (ou niveaux) sont assez vastes. Si vous allez devoir les arpenter dans tous les sens, vous n’aurez pas besoin de tout collecter pour avancer. Heureusement parce que sinon vous allez passer pas mal de temps dans chaque pièce. Notez qu’il est tout de même sympa de se promener et découvrir ici et là des objets emblématiques de la fin du vingtième siècle.

Et puis si vous ne savez pas trop quoi faire, il suffit de vous promener pour découvrir les solutions. Une heure par pièce devrait vous suffire.

Le point fort du jeu est clairement son level-design. C’est un pur plaisir de se balader dans les pièces et de découvrir les petites bricoles disposer ici et là. Cette façon dont les développeurs nous apprennent à utiliser du design et nous obligent ainsi à utiliser les Tinykins est vraiment très bien conçue. Une pure régalade. Nous avons aussi une véritable envie de fouiller les moindres recoins et d’aller visiter tout ce que l’on voit. Et ça, c’est aussi un véritable tour de force et aussi une belle différence avec Pikmin, qui finalement est bien plus linéaire qu’il ne laisse croire.

Le niveau de la salle de bain est un pur bonheur à arpenter. Sa construction est un exemple du genre.

D’un point de vue technique, le jeu est très propre. Le choix de mélanger 2D et 3D reste assez particulier, mais au final le rendu est plutôt convaincant. Évidemment, cela ne plaira sans doute pas à tout le monde, mais ce choix des développeurs fait que le jeu sort immédiatement du lot. Et ce démarquer, aujourd’hui est une excellente chose.

Il manque quoi à Tinykin pour être une bonne claque et un petit jeu indé de très grande qualité ?

Je ne vais pas y aller par quatre-chemins: il manque du charisme à Milodane (il est bien trop discret.) et il manque aussi du charisme aux Tinykins. Vous l’avez compris, il manque un véritable héros à ce jeu. Finalement, on ne garde en mémoire que les parcours dans la maison et les petits clins d’œil aux objets de notre jeunesse. Ce qui n’est pas si mal étant donné la qualité que l’on retrouve dans ces éléments.


Il manque quoi à Tinykin pour être une bonne claque et un petit jeu indé de très grande qualité ?
Je ne vais pas y aller par quatre chemins: il manque du charisme à Milodane (il est bien trop discret) et il manque aussi du charisme aux Tinykins. Vous l’avez compris, il manque un véritable héros à ce jeu. Finalement on ne garde en mémoire que les parcours dans la maison et les petits clins d’œil aux objets de notre jeunesse. Ce qui n’est pas si mal étant donné la qualité que l’on retrouve dans ces éléments.
Dommage. Il reste tout de même un très bon jeu évoquant une bonne partie de notre jeunesse et ça, c’est malgré tout très vénérable.   


Genre : Bac à sable
Langue : Français
Développé par : Splashteam
Edité par :  tinyBuild
Taille : 4.42 Go
Sortie : 30 aout 2022
PEGI : +7
Plateforme : Switch, Playstation 4|5, X Box One|Series

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