Il y a des jeux où ne comprend pas trop où ils vont.
Folly of the Wizard est un jeu d’exploration de donjons avec un gameplay roguelite, gameplay qui est censé donner envie de rejouer, de progresser, bref, de retourner au front. Malgré ses qualités, Folly of the Wizard ne fait pas le taf.
Dans Folly of the Wizard, vous prenez le contrôle d’un sorcier, mais pas n’importe quel sorcier : un simple débutant, un peu maladroit et qui ne semble pas vraiment être destiné à tenir une baguette. En progressant, vous aurez la possibilité de débloquer plusieurs autres personnages plus ou moins différents.
Visuellement, Folly of the Wizard est mignon tout plein, attirant bien qu’il soit assez simpliste dans la forme. Je ne m’étalerai pas dessus, chacun ayant ses préférences visuelles et stylistiques. Il n’empêche que la direction artistique est sympathique avec des boss stylés.
Cependant, je dois avouer qu’après quelques parties, le petit coup de cœur s’est rapidement estompé, puis a continué de disparaître à mesure que les véritables fissures du gameplay et de la progression devenaient évidentes.
Qu’est-ce qui pêche concrètement ?
Ce n’est certainement pas la boucle de gameplay qui se veut simple et familière : vous entrez dans un donjon, vous déglinguez quelques ennemis, vous passez des obstacles pour progresser à travers différentes portes et puis, le cas échéant, vous récupérez des bonus lors des rencontres avec des PNJ. En passant, vous chopez des objets vous permettant de devenir plus fort. Mais n’oubliez pas que la mort est permanente.
Mais alors, c’est quoi ?
Il y a la prise en main tout d’abord. Folly of the Wizard est une sorte de twin-stick shooter où, juste attaquer/tirer semble bien difficile. Pire, la disposition des boutons n’aide absolument en rien le joueur à surmonter cela. Imaginez : le bouton de saut est lié à L1/LB, ce qui, franchement, semble et se sent (je peux le confirmer) absolument bizarre et pas naturel du tout. Ça fout tout en l’air, rendant la progression bien galère et peu ergonomique. À la limite, ce souci n’est que momentané puisqu’on finit par s’y faire… un peu.
Folly of the Wizard est captivant, du moins au début et cela malgré ce problème de prise en main, mais d’autres soucis viennent entacher l’expérience.
La boucle de gameplay, par exemple, n’est manifestement pas addictive pour un sou sur la longueur, avec une répétition qui fait souffrir. On applaudira la présence des boss qui interrompent cette répétitivité.
Les bonus et la progression manquent de relief, tant sur le plan ludique que scénaristique. En jeu, l’obtention d’équipement et de bonus (sous forme de parchemins magiques) passe simplement par l’élimination d’ennemis ou des dialogues avec des PNJ ; des bonus qui disparaissent à votre mort, je le rappelle.
À côté de ça, vous pouvez retrouver un catalogue d’objets contenant des informations essentielles sur les mécaniques des power-ups (attaques, buffs, bonus). Cependant, les descriptions restent bien trop superficielles. Les indices sur les capacités réelles sont si vagues qu’ils laissent constamment dans le flou. Résultat : il est laborieux d’identifier les objets prioritaires ou de planifier des synergies efficaces. Pouvoir consulter ces données entre deux runs aurait été crucial, mais j’ai eu le sentiment de rester sur ma faim.
Il y a aussi un journal des monstres qui se met à jour à chaque découverte d’un nouvel ennemi, vous permettant d’en apprendre davantage entre les parties.
Enfin, il vous sera possible de dialoguer avec de nombreux personnages. Des dialogues qui, suivant vos réponses, pourront changer l’humeur des PNJ, les rendant plus ou moins amicaux avec vous. Le hic, c’est que ces conversations sont trop peu variées et que, rapidement, vous saurez quoi répondre pour garder la bonne humeur dans vos relations. Un concept intéressant sur le papier, mais finalement peu efficace en pratique.
Le style fantaisiste, l’esprit atmosphérique et les personnages amusants auraient pu donner à Folly of the Wizard une forte personnalité. Ajoutez à cela les rencontres, les nombreux chemins à travers les biomes, les monstres excentriques et égocentriques, et on tenait là un jeu au haut potentiel. Malgré tout, après quelques parties, on s’aperçoit que le gameplay et le choix étrange de disposition de certaines touches viennent entacher l’ensemble. Dommage.
Genre : Roguelite
Langue : Français
Développé par : Upfox Labs
Edité par : Numskull Games
Taille : 5,92 Go
Sortie : 19 septembre 2025
PEGI : 16
Plateforme : Xbox Series X|S, PC, Switch, Playstation 4|5
Jeu offert par l’éditeur
Jeu testé sur Xbox Series X
