Taito, c’est la société qui a fait exploser le jeu vidéo avec Space Invaders !
Oui, mais pas que ! Quand on y regarde de plus après, Taito c’est aussi Darius, Bubble Bobble Puzzle Bobble, sans oublier Arkanoid. Des hits du passé devenu culte et malgré les années qui passent continuent d’être d’une efficacité rarement égalée.
Taito, c’est aussi des jeux plus anecdotiques, mais aussi des jeux que l’on a totalement oublié. Pour Spica Adventure, on pourrait presque partir sur un Secret Jems, mais ce jeu n’est jamais sorti du Japon et pour cause, c’est un jeu mobile paru en 2003.
Un jeu mobile en 2003 au Japon, alors que nous européens nous étions encore avec nos Nokia sans doute à jouer à des jeux encore très minimalistes, comme FIFA 2003 Mobile International Edition ou Bejewelled. Imaginez que la N Gage est arrivée en 2003. Pendant ce
temps leurs téléphones pouvaient déjà faire tourner Ridge Racer (certes peu jouable, mais il fallait le faire !)
Alors que les salles d’Arcade commencent à décliner, Taito et quelques autres tentent l’aventure mobile histoire de tâter le terrain. Le but étant d’adapter quelques titres des salles sur téléphone pour que l’on puisse continuer à jouer sur le chemin du retour. Chose pas banale Spica Adventure va faire le chemin inverse. D’abord paru sur mobile, le jeu va migrer vers les bornes d’Arcade.
Spica Adventure est une expérience intéressante, loin d’être aussi immédiate qu’un Parasol Star ou qu’un Bubble Bobble, elle a le mérite de proposer quelque chose de nouveau pour l’époque (dans ce type de jeu), alors que l’on pensait avoir tout vu, à l’époque où la 2D est
totalement ringardisée par la 3D.
L’histoire de Spica Adventure est très légère et typique d’un jeu d’arcade.Vous incarnez Nico, une petite fille toute rose et joyeuse qui voyage dans l’espace à bord de son jet-fusée. Elle atterrit
accidentellement sur la planète Spica, un monde lointain peuplé de robots et de créatures mécaniques/toy-like très colorées et
excentriques.
Son objectif est simple : traverser une série de niveaux hauts en couleur pour trouver un moyen de repartir, tout en affrontant les
habitants robotiques de la planète avec son parapluie magique (qui sert d’arme, de bouclier, de planeur, etc.).
Le gameplay tourne autour du parapluie que porte et utilise Nico. Il n’y a pas vraiment de lien avec Parasol Stars sauf ce foutu parapluie.
Ce dernier possède plusieurs fonctionnalités, qui sont toutes immédiatement disponibles. Planter la pointe dans un mur permet à Nico d’utiliser la flexibilité du manche pour se propulser vers le haut ou vers le bas. Le contact avec l’eau fait automatiquement transformer ledit parapluie en petit bateau, éliminant au passage le besoin de
mécanique de nage. Levé comme bouclier, il intercepte les projectiles des ennemis qui arrivent, les transformant en missiles à tête
chercheuse qui redirigent automatiquement leur source d’attaque.
Enfin, un coup direct sur un ennemi déclenche une réaction en chaîne avec les ennemis proches.
Tout ceci est alléchant et je dois avouer que l’univers coloré de Rainbow Island mais en version encore plus barré fait son petit effet.
C’est très coloré, il faut regarder partout pour dénicher quelques petits trucs rigolos (ou des clins d’œil aux autres licences de Taito)
dispatchés ici et là. Il y a même tellement d’éléments en mouvement que cela en vient à nous perturber dans la progression dans le niveau.
C’est la Fantasy Zone de SEGA sous acide. C’est tellement Kawai que cela ferait passer Richard Magarey alias Ladybeard du groupe Babybeard
pour une porte de prison.
L’adaptation pour les salles d’arcade a un sens évident, lorsque l’on voit les nombreux points à gagner en fin de niveau si avez était
performant durant la progression dans ce jeu de plateforme pure.
Scoring à gogo avec le chrono, les objets à ramasser, la vie à ne pas perdre, les fleurs à faire pousser, j’en passe et des meilleurs pour
rendre votre compteur de points complètement marteau.
Plombé par le support d’origine, Spica Adventure possède un gameplay assez minimaliste mais pourtant efficace. On se demande comment on
pouvait jouer de façon agréable sur téléphone d’ailleurs tant le jeu demande de la réactivité. Il faut avouer que nous n’avons pas réellement la réponse, puisque cette conversion Switch/PS5 est issue de l’Arcade et non du jeu mobile.
Il existe plusieurs fins selon vos performances et vos choix de parcours, ce qui donne une véritable rejouabilité. Après chaque boss
vaincu, vous pourrez sélectionner le niveau suivant à la façon d’un Darius, avec les difficultés qui varient suivant votre choix. Mais
rassurez-vous, Spica Adventure se classe parmi les jeux assez faciles. Peut-être les deux derniers boss vous offriront un brin de difficulté,
mais arriver jusqu’à eux sera une expérience vraiment calme et relaxante.
Comme a l’accoutumé, ININ Games offre l’opportunité de jouer avec une expérience moderne, mais aussi plus classique. On ne change pas une technique qui gagne.
Spica Adventure n’est pas un grand jeu, mais de savoir que ce type de jeu étaient déjà disponibles en 2003 au Japon sur nos téléphones me rend dingue.
Si vous êtes un peu curieux des jeux oubliés, et que vous avez envi d’en prendre plein les mirettes (avec ses couleurs), Spica Adventure
pourra vous plaire … Le temps de quelques parties.
Genre : Arcade, Plateforme
Langue : Français
Développé par : Taito
Edité par : ININ Game
Taille : 289.90 Mo
Sortie : 14/04/2026
PEGI : +7
Plateforme : PC, Xbox Series, Playstation 5, Switch

