Parmi les jeux sur lesquels je n’aurais pas misé un centime pour une sortie sous forme de compilation, Street Racer aurait été listé. Je pensais le titre perdu dans les limbes des jeux définitivement disparus, sauf pour les possesseurs de Sega Saturn évidemment (encore que).
Pas très friand du jeu, je me suis malgré tout penché sur cette compilation, même si l’absence des moutures 32 bits est à remarquer.
Inspiré de Mario Kart et de Street Fighter II, Street Racer nous offre donc la possibilité de pouvoir se mettre sur la gueule durant la course à la façon d’un Road Rash, tout ceci créant normalement une bonne ambiance entre amis durant la partie. Aussi faut-il qu’il y ait un mode multijoueur (jusqu’à quatre) en local dans le jeu, ce qui n’est évidemment pas le cas de la version Game Boy où l’on jouait seul. Pour les autres versions (Megadrive et Super Nintendo), il fallait avoir un multitap, sinon nous étions chocolat et on ne pouvait jouer qu’à deux. Pauvres petits pleutres que nous étions. Remarquez, sur Sega Saturn, il en fallait carrément deux pour jouer à huit, mais de toute façon cela n’en valait pas la peine, tant Street Racer était injouable à cause de la visibilité et des ralentissements (les FPS pour les plus jeunes d’entre vous).
Vous l’avez compris, on ne va pas s’attarder sur la version Game Boy, injouable par nature, car illisible et qui aujourd’hui l’est toujours, car nos écrans de 50 pouces ne sont pas adaptés pour un tel format.
Sur les consoles 16 bits, le fun est normalement au rendez-vous, mais j’ai toujours trouvé le jeu peu maniable et pas rigolo pour un sou. Vous me trouvez dur ? Vous avez sans doute raison, mais perso, il aurait fallu que le gameplay s’assure que l’on puisse s’amuser aussi en solo, ce qui n’est clairement pas le cas.
Street Racer sans amis est à oublier… Je me demande si le Mario Kart de la Super Nintendo possède ce même défaut… Hum…
À quatre, le temps passé à s’amuser à se mettre des torgnoles est assez restreint. On se marre le temps de quelques courses et puis on rangera la cartouche SNES dans un coin du meuble pour ne plus y revenir de sitôt. C’est qu’il y a Bomberman qui attend…
Avouez que lorsque nous sommes trois à jouer de façon normale et qu’un hurluberlu gagne en faisant absolument n’importe quoi, ça peut énerver. Encore plus quand un autre domine la mêlée sans participer au combat et en fonçant tête baissée vers l’avant. À quoi ça peut servir de balancer des attaques si elles ne s’en prennent pas au leader ?
Pour ne rien arranger, les graphismes ont mal vieilli. On devait s’en douter, mais si la Megadrive est loin d’être au sommet de son art, le Mode 7 de la Super Nintendo a aussi pris des rides. Ça pique ! La version PC s’en tire mieux avec des graphismes plus fins, mais malheureusement elle est encore moins fun à jouer.
La compilation apporte tout de même quelques notes positives, avec du contenu (à défaut de version 32 bits). Notices numériques (les frustrés du format physique pourront pleurer jusqu’à l’arrivée d’un véritable format physique), un musée, quelques filtres graphiques, des sauvegardes rapides, et enfin des cheats déjà intégrés (qui se souvient des Action Replay) pour modifier les stats des voitures ou activer des turbos.
Est-il bon de continuer à nous balancer des jeux des années 90 à foison sans réfléchir s’il y a réellement un marché ou non.
C’était difficile à apprécier à l’époque, c’est pire encore aujourd’hui.
Genre : Jeux de course
Langue : Anglais
Développé par : QUbyte
Edité par : QUbyte
Taille : 1,86 Go
Sortie : 27 novembre 2025
PEGI : 7
Plateforme : Xbox Series X|S, PC, Switch, Playstation 4|5
Jeu offert par l’éditeur
Jeu testé sur Nintendo Switch

