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Avis : Yasha: Legends of the Demon Blade

Yasha: Legends of the Demon Blade, sorti le 14 mai 2025 sur diverses plateformes dont Xbox Series X|S, est centré sur une expérience d’action-RPG de type roguelite, ancrée dans un univers inspiré du Japon féodal de l’époque Edo.



L’esthétique du jeu m’a attiré avant même d’en connaître le gameplay. Sans être totalement emballé par l’ensemble, j’ai trouvé le jeu plutôt sympathique. Il contient malheureusement beaucoup d’éléments qui me déplaisent dans le genre roguelite, mais c’est récurrent dans ce type de jeu.

Yasha: Legends of the Demon Blade est un action-RPG de type roguelite développé par 7QUARK, qui plonge les joueurs dans un Japon féodal de l’époque Edo envahi par les démons. Avec son esthétique Animé et son univers inspiré de la mythologie japonaise, le jeu promet une expérience riche en combats dynamiques et en récits multiples. Cependant, il est plombé par une redondance qui vient gâcher le plaisir. Cette répétition de toujours refaire les mêmes choses encore et encore pour progresser devient vite ennuyeuse, surtout lorsque c’est fait sans grande innovation. C’est le cas ici, mais j’y reviendrai.

Il ne faut pas longtemps pour s’attacher à l’aspect visuel de Yasha. Le jeu séduit par son introduction animée et son style visuel qui mêle contours d’encre et teintes aquarelles, évoquant un tableau vivant de l’époque Edo. Ce n’est pas aussi marquant qu’Okami, mais il est dans le ton du jeu de Capcom. Les environnements, allant des plages tranquilles aux forêts hantées, ainsi que les designs des yokai (esprits maléfiques), offrent un spectacle plaisant. C’est certes varié, mais ça manque cruellement de vie. Je vous le dis franchement, c’est désert. À part les ennemis, vous ne verrez rien d’autre. De ce côté-là, c’est assez décevant.

Plutôt que de parler de l’histoire, intéressons-nous au gameplay. Même s’il est redondant avec une répétitivité, disons, lassante, Yasha arrive à faire le travail.

Les niveaux sont composés de trois sections suivies d’un boss, avec des environnements assez variés. Avec cette structure de niveau, on a un peu l’impression de jouer à Elden Ring, car les deux premières parties des niveaux ne sont là que pour nous faire passer du temps en attendant d’arriver aux boss. À la fin de chaque section, vous allez trouver des pièces ou d’autres items qui pourront vous servir dans le village pour augmenter vos stats.

Tous ces niveaux sont générés aléatoirement après chaque défaite. Le hic, c’est qu’après chaque run perdu, on a rapidement la sensation de faire et refaire toujours le même niveau. Il y a un manque de créativité de la part du générateur de niveau. C’est assez déroutant, car on se demande réellement à quoi ça sert avec si peu d’inventivité. Il aurait peut-être été plus sympa de rendre les niveaux un peu plus longs plutôt que de chercher un roguelite assez peu convaincant. La rejouabilité est immédiatement impactée alors que l’on n’a pas encore terminé la moindre partie.

Comme tout bon roguelite, chaque run nous permet d’amasser de l’argent et des orbes pour pouvoir améliorer notre personnage et repartir plus fort affronter les yokai (certains sont énormes). Ainsi, on va débloquer diverses armes et magies (comme des projectiles de feu ou des invocations yokai), que vous pouvez équiper pour adapter votre style. Certaines capacités, comme un double saut ou une charge explosive, vous permettent de revisiter des zones pour accéder à des secrets ou des coffres, donnant un petit aspect Metroidvania au jeu.

Yasha nous propose d’incarner l’un des trois personnages principaux : Shigure (ninja immortelle), Sara (émissaire oni) ou Taketora (samouraï démoniaque). Chaque personnage dispose d’un style de combat unique. Vous l’avez compris, pour avancer dans le scénario, il faudra terminer celui des trois personnages. C’est là où le jeu se loupe malheureusement, car malgré ses qualités et propositions, il est nécessaire de répéter ce gameplay trois fois. C’est totalement inutile. La sensation manette en main est pourtant satisfaisante une fois maîtrisée, mais là c’est beaucoup trop.

L’idée était pourtant bonne, mais il fallait proposer bien plus que de balancer trois campagnes distinctes, chacune racontant une version différente (certes), mais dont le gameplay ne change aucunement. Les personnages font en plus l’effort d’être attachants, c’est malheureux car les différences narratives faisaient leurs petits effets.

Les pointes de difficulté, bien que parfois un peu élevées, sont atténuées par un système de progression permissif. Cependant, pour les vétérans du genre habitués à des titres comme Hades ou Death Door, le manque de variété et la répétitivité risquent de décevoir. Les mises à jour récentes, comme l’ajout d’événements pour Taketora, montrent un effort pour corriger le tir, mais elles arrivent tardivement.




Yasha: Legends of the Demon Blade est une expérience plaisante pour quelques runs, pas plus, portée tout de même par son esthétique soignée et ses combats divertissants. Toutefois, sa répétitivité et son manque d’innovation le cantonnent à un statut de distraction passagère plutôt que de référence. Si vous cherchez un roguelite accessible avec une touche japonaise, il peut valoir le coup d’œil. Pour les puristes, mieux vaut attendre une baisse de prix.


Genre : Rogue Lite, Action, Souls Like
Langue : Français
Développé par : 7QUARK
Edité par : Game Source Entertainment
Taille : 1700 Mb
Sortie : 14 mai 2025
PEGI : +12
Plateforme :  Playstation 5|4, XBox Series, PC, Switch

Jeu testé sur Switch

Jeu offert par l’éditeur

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