Tchia
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Avis : Tchia

Voilà un petit vent d’air frais, que dis-je un alizé, nous provenant de Nouvelle-Calédonie, là-bas tout au loin dans l’Océanie entre le Pacifique et la Mer de Corail. 

Maladroitement ou pas, les trailers m’ont beaucoup fait penser à Zelda Breath of the Wild, mais au final, Tchia est plutôt très éloigné du jeu de Nintendo. Sans doute, a-t-il inspiré les développeurs d’Awaceb, mais je n’ai pas ressenti dans le jeu de véritable pompage de la série phare de Big N. Il y a bien évidemment le fameux voile pour voler dans les airs, mais voilà, je pense que cela s’arrête là. Mais arrêtons là les comparaisons pour le moment et rentrons dans le vif du sujet. Tchia est avant tout un jeu d’aventure, vous l’aviez compris, j’espère, mais une aventure avec un grand A.

Vous voilà bien malgré vous embarqué dans un voyage initiatique pour sauver votre père enlevé par le méchant hyper vilain et pas très beau du jeu.

Lorsque l’on parle d’initiation, vous l’avez deviné, votre personnage, Tchia va découvrir au fil du temps et des péripéties tous les pouvoirs cachés au plus profond d’elle. Mais c’est aussi de l’introspection, car Tchia va apprendre à se connaître.

À côté de cette aventure pour Tchia, c’est aussi la découverte d’un monde bien particulier, d’un univers même, la Nouvelle-Calédonie. Les développeurs ont par le biais de leur jeu cherché à nous faire découvrir leurs îles, leur archipel. Hormis une visite géographique, avec les multiples biomes présents sur les îles, il nous est présenté un peuple, des coutumes et des façons de vivre qui sont uniques au territoire de la Nouvelle-Calédonie. Et pour avoir vécu quelques mois en Guyane, soit de l’autre côté du globe, je peux vous certifier que les multiples découvertes culturelles sont incroyables et inoubliables. C’est donc un beau voyage que nous allons vivre avec Tchia. Une jeune fille femme courageuse qui va grandir psychologiquement au fil du jeu.

Tchia, c’est aussi une aventure musicale. Car oui, la musique est partout dans ce monde et encore plus dans ces îles où elle tient un rôle très important. Les rencontres se multipliant, notre héroïne va ainsi se découvrir grâce aux habitants, mais aussi grâce à la musique. Ce n’est pas à moi que l’on va apprendre le pouvoir de la musique, à en écouter tous les jours ou presque. C’est donc à coup de pouvoirs magiques et d’Ukulélé que Tchia va découvrir le monde qui l’entoure, nous emportant avec elle.

Sac sur le dos, Tchia va quitter la petite île d’Uma, pour se venger des hommes de Meavora, qui ont enlevé son père le jour de son anniversaire. C’est sur un radeau de fortune, que vous allez naviguer d’île en île. Je dois avouer que ce premier contact avec le bateau m’a vraiment donné envie de me balader et de découvrir un peu ce qu’il pouvait se cacher dans la map. Bonne idée ou pas, il faut bien finir par avancer dans l’histoire et aller à la rencontre de Meavora. Ainsi, la musique vous accompagne tout le long de l’aventure de Tchia. En accompagnement, mais est aussi une partie du gameplay. Tchia pourra ainsi apprendre des partitions qui deviendront des invocations. Si au début on ne peut que changer l’heure de la journée, au fil du jeu et des nouvelles mélodies, il sera possible de faire apparaître des animaux qui serviront de moyens de locomotion. Mais depuis tout à l’heure, je vous parle de ses pouvoirs, sans rien mentionner.

Tchia a la faculté de prendre possession de n’importe quel animal croisé, mais également d’objets tels que des cailloux et des lanternes. Oui, on peut penser ici à Mario Odyssey, mais l’utilisation et le gameplay sont assez différents. L’utilisation de ce pouvoir est limitée dans le temps par une jauge d’endurance. Elle se recharge seule et assez rapidement. À vous donc la possibilité de vous glisser dans presque tout ce qui se trouve autour de vous. Requins, oiseaux, pierres… Les mécaniques ainsi disponibles sont nombreuses apportent encore plus de liberté. Tchia se présente et se dévoile comme une vraie aventure, mais il manque un peu de peps.

En effet, l’action n’est pas le moteur numéro un du jeu. On peut le regretter, on peut au contraire approuver ce choix, qui permet à Tchia de friser le voyage contemplatif. Ainsi, vous croiserez -rarement- des camps de soldats de tissu créés par ce cher Meavora. Si vous décidez de vous battre, il suffira de les brûler. À vous de choisir la bonne technique. Vous gagnerez de quoi habiller l’héroïne avec mille et une tenue. Mais vous pouvez aussi fuir et ne jamais revenir. Sachez que les combats assez simples le plus souvent peuvent devenir un sacré bordel s’il y a du monde. Le stress de ne pas trouver d’objets, une caméra pas toujours bien ficelée, des angles de vues un peu capillotractés et une demande de vivacité qui n’est pas naturelle chez Tchia. Finalement, l’expérience se contente de belles ballades, assez souvent imposées. Il faudra rassembler des offrandes assez régulièrement, ou bien aller chercher de la nourriture pour telle ou telle tribu voisine. Sans oublier les photos ou les courses de bateaux pour ne citer qu’eux. Alors certes, cela fait voir du pays, mais si la curiosité ne vous porte pas vous allez rapidement vous ennuyer et penser que l’on vous fait perdre du temps.


Tchia n’est évidemment pas un Triple A et il faut bien en tenir compte. Et pourtant, la petite équipe de Awaceb a fait un très bon travail sur la réalisation. Évidemment, il y a des défauts (principalement, de caméra, je dirais), mais aussi pas mal de ralentissement rencontrés avec pourtant une RTX 3050 et un Ryzen 5 au derrière. En tout cas, la réalisation globale et le style esthétique m’ont convaincu.
J’ai passé une dizaine d’heures sur le jeu, sans trop m’attarder sur les quêtes secondaires. Le manque d’action devient, je l’avoue assez lourd au bout d’un certain temps. Et malgré les défauts présents lors des combats, un petit peu plus n’aurait pas été de trop.Tchia est un bel hommage à la Nouvelle-Calédonie, une belle page de pub pour une île méconnue. J’espère que le jeu apportera son lot de curieux sur ce territoire. Le jeu ose, de plus, des dialogues en français, mais aussi en Drehu, la langue Kanak de l’île de Lifou, une véritable bonne idée.


Genre : Voyage, Contemplatif, Action
Langue : Français, Kanak 
Développé par :  Awaceb 
Edité par : Kepler Interactive
Taille : 15 GB 
Sortie : 21 mars 2023 
PEGI : +12 
Plateforme :  Playstation 4|5, Epic Game Store

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3 commentaires

  1. […] Avis : Tchia […]

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