Chronique Musique

Chronique : Amartia – Daylight Beauty

Ici chez Magic Fire Musique RaoulzeCat on suit le groupe Lillois Amartia depuis… très longtemps. Et depuis -ne le cachons pas- la débâcle du concert de Vauxbuin en 2003 (dû à un public tout simplement absent) nous avons encore plus d’empathie pour le groupe de Vincent Vercaigne. C’est à coup de petits concerts dans des cafés Amiénois (en 2006 de mémoire) que j’ai pu suivre le groupe et sa métamorphose et sa reconquête vers le sommet. Depuis Amartia a bien changé.

« Delicately » paru en 2009 puis après le très bon « In a Quiet Place… » rien ne pouvait laisser entrevoir le départ de Britta Herzog en 2011 alors que tout allait enfin bien. C’est alors que le groupe s’octroie une pause. Vincent Vercaigne ne pouvait en rester là. Avec encore des choses à nous raconter Amartia rencontre Amandine Duwooz en 2014. C’est le moment de relancer la machine avec en 2017 un disque intitulé « The Beast Within ». Un disque bien plus rentre-dedans que les précédents et qui avec sa pochette noire annonçait en quelque sorte la couleur.

Place désormais à « Daylight Beauty » qui a été composé et mis en boite en mode distanciation à cause ou grâce (c’est selon) à la COVID. Un état sanitaire et mental qui joue forcement sur des artistes qui ont besoin de s’exprimer. C’est notamment le cas sur quelques textes d’Amandine Duwooz qui a pratiquement écrits toute une partie de « Daylight Beauty ». Point d’orgue (dont on en entend parler régulièrement encore un an après le premier confinement), les paroles qui traitent de l’avenir de notre jeunesse et à fortiori les problèmes liés au changement climatique.
A écouter, on ne peut faire que le lien avec How to Mesure a Planet de The Gathering. Si ce dernier est un joyau de mélodies et de mélancolies où les guitares se font acoustiques je ne peux que m’incliner devant les compositions issues des membres du groupe qui n’ont clairement rien à envier au groupe Hollandais encore mené à l’époque par Anneke.

Claviers voluptueux, toujours classes, qui apportent le soupçon de mélancolie déjà portée par la guitare acoustique, chaque morceau de « Daylight Beauty » est un pur moment de bonheur. J’ai beaucoup pensé à Pink Floyd à l’écoute de ce sixième album d’Amartia. Je me suis laissé happer comme à l’époque de The Division Bell.
Mine de rien l’album distribue de bonnes claques avec des titres bourrés d’harmonies à l’aide d’envolées musicales de haut niveau. On retiendra également de très bonnes idées, notamment celle de l’arrivée du saxophone (de Benjamin Dubray), sur le final de « Lily ». Un régal.
C’est simple à l’oreille, gracieux, avec une basse chaude et elle aussi envoutante. C’est aussi lumineux et c’est l’un des aspects de l’album qui m’attire vraiment. Et c’est également pour cela que j’y vois autant Pink Floyd que The Gathering.


« Daylight Beauty » marie avec brio sonorités Folk et moments plus Rock Progressif de haute volée. J’ai pris énormément de plaisir à découvrir ce nouvel album délicat et j’espère qu’il en sera de même pour vous.
Est-il le meilleur album signé Amartia ? Je le pense.


https://youtu.be/yOO0fWJL4LI

Groupe : Amartia
Album :  Daylight Beauty
Sortie : Mars 2021
Label : M&O Music
Style : Rock Progressif
Site Web : www

Tracklist
01. Lose Control
02. Dancing Light
03. Lily
04. Child’S Eye
05. The Journey
06. In Waves
07. Old Man and the Sea
08. Melancholy
09. Please Tell Me
10. Cloud 9

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