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Avis : Kao the Kangaroo

Ces derniers temps, on assiste quelque peu à une résurgence des jeux de plateformes à mascotte, notamment avec des mascottes peu populaires comme Bubsy ou Ty the Tasmanian Tiger. Kao le kangourou fait justement parti de cette catégorie de mascotte oubliée, avec 4 jeux à son actif sortis entre 2000 et 2005. Celui-ci s’est payé le luxe d’un reboot et semble bien décidé à être sur le devant de la scène, piquant même quelques idées à Crash Bandicoot dans son design. A-t-il su réussir son comeback là où d’autres avant lui ont échoué ?

Pourquoi tu veux encore Crash Bandicoot ? On en a déjà un à la maison !

Après un étrange rêve, Kao se met en tête de retrouver sa sœur et son père disparus. Armé d’une paire de gants de boxe mystique et imprégnés d’une énergie sombre, il devra rencontrer les maîtres des arts martiaux des îles aux alentours pour arrêter le mystérieux Guerrier Suprême qui menace l’équilibre du monde.

Preum’s pour la cantine !

Comme ses prédécesseurs, Kao the Kangaroo version 2022 est un jeu de plateformes en 3D qui utilise une formule similaire à Spyro the Dragon. Notre personnage évolue dans des niveaux semi ouverts accessibles depuis plusieurs hubs centraux, eux-mêmes étant des niveaux avec des objets à récupérer. Les portails menant à ces niveaux sont débloqués en collectant assez de runes que l’on récupère en parcourant les différents niveaux. Ces objets se trouvent généralement sur le chemin du joueur donc on est très rarement bloqué par un montant insuffisant de runes.
En plus de ces runes, d’autres objets sont à récupérer comme des pièces, des quarts de cœur et des vies pour vous aider dans votre quête. Il y a aussi des gemmes, les lettres K, A et O et des pages d’encyclopédie à trouver pour augmenter votre pourcentage de complétion et débloquer des costumes. La plupart du temps, les objets les plus rares sont cachés dans les niveaux dans des endroits secrets qui poussent le joueur à être attentif et à explorer les environs.
Kao possède une palette de mouvements très classique avec un double saut, un combo à 3 coups, une charge au sol, une roulade et peut même récupérer et lancer un boomerang… qui ne revient pas… Personnellement, j’appelle un cintre mais bon, passons… Tous ces mouvements sont disponibles dès le départ et pas de nouveaux mouvements sont débloqués au fur et à mesure de l’aventure, ce qui est un peu dommage car cela restreint énormément les idées de gameplay qui pourrait en découler.
Car, évidemment, les phases de plateformes constituent la majeure partie des niveaux et elles demeurent plutôt classiques, vous demandant généralement de savoir gérer vos sauts et de résoudre des énigmes simples pour progresser. Ces énigmes reposent sur une mécanique des éléments du feu, de la glace et de l’air mais qui ne fonctionnent que sur des objets précis : le feu brûle des toiles d’araignées, la glace gèle l’eau et l’air peut déplacer des plateformes pour ne prendre que ces exemples. Une particularité est que ces éléments sont des powerups à récupérer qui se lient ensuite à vos coups de poing. Sachant que vous ne pouvez en cumuler que 3 à la fois, cela aurait pu ajouter une profondeur supplémentaire en demandant de gérer ces powerups mais, malheureusement, le jeu ne profite pas de cette occasion et se contente de mettre la solution à une énigme à proximité immédiate.
Fort heureusement, ce ne sont pas les seules énigmes que l’on peut rencontrer puisqu’une autre mécanique récurrente est la présence de cristaux qui permettent de rendre tangibles des plateformes transparentes pendant un certain laps de temps, ce qui a pour conséquence de tester le joueur sous une contrainte temporelle.
L’autre partie des niveaux est constitué de phases de combats qui n’ont rien d’intéressants tant on se contente de marteler le seul bouton de coup pour vaincre nos ennemis avec le même enchaînement de 3 coups, sans possibilité de varier ses combos. Tous les ennemis peuvent être vaincus avec la même technique et seulement quelques-uns peuvent présenter des techniques alternatives, notamment en renvoyant leurs projectiles. C’est vraiment dommage car les éléments que l’on utilise dans les énigmes auraient pu être utiles dans ce contexte pour donner des coups spéciaux ou pour avoir des ennemis avec des points faibles à certains éléments. Mais il n’en est rien, il demeure impossible de brûler ou de geler les ennemis et les combats sont voués à rester mous.
Heureusement, certains niveaux ajoutent de la variété en proposant, par exemple, une phase de chasse par un avalanche ou une mécanique unique comme déplacer un cristal d’un bout à l’autre du niveau tout en rendant tangibles ou transparentes des plateformes à proximité. Cela vient dynamiser le rythme du jeu qui serait, autrement, bien plat. D’autant plus que le jeu est très facile, ne propose pas de réels défis, même avec ses boss et, surtout, le jeu propose des choses que l’on a vu et revu maintes et maintes fois.

Le jeu a tellement de potentiel gâché avec les pouvoirs des gants.

Même si ce nouvel opus reste plutôt beau dans l’ensemble, avec des décors riches et des environnements plutôt variés mais génériques, il n’en reste pas moins que sa qualité est inégale. Le jeu souffre de beaucoup de bugs mineurs au niveau graphique et sonore : plusieurs fois j’ai eu des problèmes de distance d’affichage ou j’ai terminé un niveau dans le silence le plus complet quand la musique de fond a décidé de se faire la malle. Non pas que cette musique me plaisait car elles sont peu remarquables, génériques et sans énergie la plupart de temps mais c’est toujours mieux que rien.
Pour un jeu PS5, on ne peut pas dire que les capacités de la console soient exploitées, on est clairement face à un jeu PS4 porté sur PS5. Le jeu se contente du minimum : tourner à 60fps de manière stable et faire vibrer la manette à des occasions très rares et c’est tout. Pas d’utilisation du retour haptique ou des gâchettes adaptatives.
En y réfléchissant, même la personnalité du jeu est générique car il se repose beaucoup trop sur des références à la pop culture pour s’en donner une alors que cela ne fait que le dater encore plus. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai tiqué face à des ressemblances frappantes avec des éléments de Crash Bandicoot (le design de Kao, les caisses avec un ?) et Mario (un ennemi est littéralement un reskin d’un Chain-Chomp). Le doublage ne vient pas sauver la mise tant il est peu convainquant et parfois même insupportable dans le cas du personnage principal.

Spyro a appelé, il veut récupérer ses moutons…

Malgré sa bonne volonté, Kao the Kangaroo version 2022 rate son retour et reste une mascotte anecdotique dans le paysage des jeux de plateformes actuel. Le jeu est plutôt bon en soi mais il est trop générique et trop peu innovant pour arriver à se démarquer de la concurrence. Cela n’est pas aidé par un manque de personnalité, se contentant de se reposer sur d’autres icônes et licences pour se donner un genre. Si vous arrivez à passer outre ces défauts et son côté brut avec ses bugs techniques mineures, vous pourriez apprécier ce jeu de plateformes mais soyez sûr que vous l’oublierez aussitôt que vous poserez votre manette.


Genre : Plateformes
Langue : Anglais sous-titré Français
Développé par : Tate Multimedia
Édité par : Tate Multimedia
Taille : 11,17 Go
Sortie : 27/05/2022
PEGI : 7+
Plateforme : PC, Nintendo Switch, Playstation 4, Playstation 5, Xbox One, Xbox Series

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