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Avis : NieR Replicant

NieR pointa la première fois le bout de son nez chez nous en 2010… en même temps ou presque qu’un certain Final Fantasy 13 qui l’éclipsa complètement. Drôle de choix marketing de la part de Square Enix que de sortir un jeu quasi anonyme face à son étalon… Et ce qui devait arriver, arriva donc : NieR fut un échec commercial prévisible. Cependant, les quelques personnes qui avaient eu la chance de mettre la main dessus à l’époque, avant que son prix ne s’envole à cause de sa cote de rareté, étaient formelles : ce jeu était un chef d’œuvre.

Et j’en faisais partie, avec ma PS3 flambant neuve et qui manquait alors de jeux à faire tourner. Malgré un manque de publicité délétère, la presse et les joueurs, la critique en somme, fut unanime pour une fois : ce jeu était formidable et il fallait donc y jouer. Ce fut donc chose faite me concernant pour 10 balles, lorsqu’il pullulait encore dans les bacs d’occasion de nos revendeurs préférés (ou pas).
En 2010, nous avions eu ainsi droit à la version « Gestalt », celle où nous incarnons le père de la petite Yonah, bara de son état, contrairement à nos amis Japonais qui eurent l’exclusivité du chanteur de J-Pop, frère de Yonah cette fois dans l’itération nommée « Replicant ». Apparemment, il y aurait encore une sombre histoire de « marketing » derrière ce soir. Décidément, le marketing et Square Enix… enfin bref, toujours était-il qu’à l’époque la justification qui nous fut servie était que le public occidental serait soit disant plus réceptif à l’idée d’incarner un père de famille, adulte et
musculeux. Nan parce que bon hein, l’androgyne de service ces réserver aux nippons ça, c’est pas assez vendeur chez nous.

Bref… passé cette différence anecdotique, les deux versions « Gestalt » et « Replicant » étaient donc totalement similaires. Et quelle expérience ce fut. Malgré un gameplay mou du genou (qui ne m’avait pas dérangée à l’époque) et une technique aux fraises, le jeu m’avait enchantée et son histoire tragique m’avait emportée. Oui, j’étais (encore) vraiment bon public à l’époque. Mais près de dix ans après, que vaut ce « remaster » au final et l’enchantement est-il toujours au rendez-vous ?



Lorsque « Nier Replicant » (la version avec le héros androgyne, dommage, je préfère toujours celle avec le père de famille, plus impactante émotionnellement à mes yeux… même si le daron fait un petit caméo rigolo dans cette nouvelle version…) fut annoncé pour une sortie en 2021, immédiatement, je pris peur : suite aux succès de Nier Automata (voir mon avis à ce sujet…), Square Enix allait-il dénaturer ce jeu par rapport à sa version originelle ? S’agirait-il d’un remaster flemmard ou d’une relecture totale, façon FF7 Reboot ? A mes yeux, NieR originel était parfait et j’avais peur que cette nouvelle version s’éloigne trop de son matériau de base. Mais immédiatement, les premiers trailers me rassurèrent… On était face au même jeu, plan pour plan, ligne de dialogue pour ligne de dialogue, mais avec de nouveaux modèles 3D moches en guise de personnages, car trop lissés avec un aspect porcelaine dérangeant. Seul Emil semble avoir bénéficié de cette remodélisation, là où la « douce » Kainé ressemble maintenant à un clone de Michael Jackson, tant ils ont raboté son nez ! Et ses seins aussi, faut pas déconner hein… Et c’est dommage, mais bon, ça aurait largement être pire… Kainé passant les ¾ du jeu à jurer comme une poissonnière sur le Vieux Por( c)t, cela aurait pu être bien pire… Ils auraient tout bonnement pu censurer son langage fleuri également, ce qui ne fut heureusement pas le cas (cela aurait nuit à l’identité même du personnage). Mais je tenais tout de même à signaler qu’après Tifa, Kainé avait été la seconde victime mammaire de Square Enix, qui impose dernièrement à ses héroïnes de cacher leurs encombrants poumons.


En bref, je partais donc avec un a priori plutôt positif concernant ce « remaster » et l’espoir que cette fois, le grand public ne boudent pas NieR, grâce au succès d’Automata. Mais brusquement, un doute s’insinua en moi : et si dix ans après sa première version, le jeu était devenu… « obsolète » finalement ? Et s’il fallait tout de même procéder à de petits ajustements ? Car entre 2010 et 2021, 10 ans et deux générations de consoles ont passé. Je ne parle pas que de l’aspect graphique, mais bel et bien des mécaniques du jeu qui peuvent avoir vieilli et de ce côté-là, ce ne sera pas un petit lissage fait à la va vite chez le lifteur/boucher d’à côté qui suffira à faire illusion… Et mes craintes se confirmèrent hélas…


NieR, c’est typiquement le jeu dont il vaut mieux se souvenir plutôt que d’y rejouer. Non, vraiment, j’insiste, gardez vos souvenirs. Chérissez-les même, mais jamais ô grand jamais, ne relancez le jeu. Sous aucun prétexte. Parce que vous en serez inévitablement déçu…
C’était à craindre, mais avec dix ans dans les pattes, le jeu devient rapidement pénible à cause de ses quêtes annexes insipides et répétitives, bien que Square ait essayé d’en implanter certaines au scénario pour en développer le lore. A l’époque cependant, ça passait mieux, on avait sans doute plus de patience et puis tous les jeux du genre proposaient un peu ce système, alors ça nous paraissait normal. Mais aujourd’hui… c’est une purge sans nom… Même syndrome que Xenoblade.
Pour autant, je comprends ce que Square Enix a essayé de faire : créer une césure, une cassure dans le rythme, pour bien séparer les à côtés des phases de scénario et ainsi rendre ces dernières d’autant plus marquantes et soudaines. Malheureusement, cela ne marche pas… et le joueur aura tôt fait de les abandonner, alors qu’elles sont pourtant essentielles à l’obtention de la bonne fin. Allers retours land… pas d’inspiration… répétitivité et lassitude sont au rendez-vous.
Mais penchons-nous plutôt sur l’aspect « histoire » du titre pour voir si lui, a mieux tenu le choc des années. Après tout, c’est souvent le scénario du jeu qui encensé, alors le véritable point d’intérêt est donc supposé se trouver là.


Malheureusement, une fois encore, le temps a fait son œuvre… Peut-être de façon moins flagrante que pour la structure du jeu, mais ses ravages sont malgré tout bien visibles. Je n’ai rien à reprocher au scénario en lui-même, du moins, dans les idées qu’il développe. Mais pour ce qui est justement de la façon dont il les développe…. J’ai beaucoup plus à dire déjà… Pour moi, c’est très clair et d’autant plus maintenant que j’ai également terminé NieR Automata : Yoko Tar(é)o ne sait pas écrire des histoires. Il a des idées et abordes des concepts intéressants sur le papier, mais pour notre plus grand malheur, une histoire ne peut reposer uniquement sur ces considérations. Il faut savoir la raconter et ce n’est pas son cas. Je dis souvent « tu peux connaître la meilleure histoire du monde, si tu ne sais pas la raconter, elle n’aura pas la même saveur. » Et bien nous sommes en plein dedans. Yoko Taro ne sait absolument pas gérer son rythme, ni ménager ses effets. Pour lui ça se résume à assommer le joueur avec ses quêtes annexes des enfers et POUF OLALA RETOUR A L’HISTOIRE PRINCIPALE BIM BAM BOUM ON VA COLLER DE L’ACTION PARTOUT ! Alors, je comprends l’idée encore une fois, qui est de créer un contraste entre les phases plus calmes où tu vas gambader dans les plaines pour buter trente moutons et les phases de scénario aux musiques absolument sublimes et dantesques
(seul point réellement intouchable du jeu <3, même si je suis moins fan des nouveaux remix imposés
par cette version…), emplies de moments marquants et choquants mais…

…. Bordel, c’est beaucoup trop mal équilibré. Parce que c’est beaucoup trop bref, tout se passe bien trop rapidement pour le joueur… Yoko Taro ne sait pas prendre son temps. Il ne déroule pas suffisamment sa trame avant d’en atteindre le point culminant. Je veux dire, en tant que joueuse, quand un personnage meurt de manière totalement inattendue et très dramatique, comme suis-je censée éprouver de la peine, si je n’étais pas attachée à ce personnage justement ? Ca me semble pourtant être la base, mais Yoko Taro l’oublie trop souvent en rushant ce genre de séquences pour donner un semblant de vivacité à l’intrigue. Les relations entre les différents personnages, si elles sont intéressantes et crédibles, sont malheureusement victimes de ce manque de « build up ». Elles ne sont pas suffisamment construites et développées, tout arrive de manière trop abrupte pour être crédible et véritablement impactant… Le jeu aurait gagné à prendre son temps. Et encore une fois, je comprends bien que c’est la raison d’être des quêtes annexes, puisqu’elles développent parfois en arrière plan, au détour d’un dialogue, le caractère et les liens des personnages, mais étant donné que ces quêtes sont molles du cul et complètement facultatives et bien, ça n’aide pas. Je vois souvent des gens critiquer l’aspect « japoniais » de la série « Tales of » par exemple, mais cette série au moins, n’oublie pas de définir ses enjeux et de laisser suffisamment de temps aux personnages pour s’apprivoiser, elle ! On comprend alors mieux les tenants et les aboutissants de leurs relations et elles paraissent crédibles, ce qui fait que le joueur se sent immédiatement plus impliqué quant au sort des personnages.
Non parce que bon, Emil, je veux bien que tu considères Kainé comme ta grande sœur, why not hein, mais je veux dire…. ? Ca sort d’où ? Vous avez à peine eu trois lignes de dialogue échangées à ce stade ! Idem quand [SPOILER] nos héros découvrent que Kainé abrite une ombre en son sein (lol), ça ne semble pas les choquer plus que ça, alors que bon, c’est pas comme s’ils avaient passé vingt heures à trucider des ombres auparavant hein… Alors bien- sûr, je ne demandais pas à ce qu’ils fassent subir le même sort funeste à notre charretière de service, mais un peu de tension et de rejet auraient été normaux à ce stade…

Malheureusement, l’ami Yoko ne va jamais au bout de ses concepts. NieR est une histoire de haine et d’incompréhension mais surtout, NieR tel qu’il nous est conté est un cirque, un cycle de destruction illogique qui place l’homme face à sa propre nature et ou absurdité. Et si encore l’histoire était bien racontée, on pourrait passer outre le côté ludique décevant du titre, qui ne manque pas une occasion de nous troller… à base de « oh mais tu vas encore te taper ces quêtes moisies ? Mais quel intérêt ? » Oui, un personnage vous balance texto ça dans le jeu. Donc, même le jeu se fout littéralement de notre tronche et semble bien conscient du manque d’intérêt de ce qu’il nous propose.
Parlons rapidement du système de combats à présent. Il est… correct. Pas révolutionnaire et plutôt basique, mais il se maîtrise vite et se veut plutôt instinctif, pas de souci de ce côté-là, même s’il ne faut pas vous attendre à du Devil May Cry, mais plutôt à du Kingdom Hearts… 1. C’est le minimum syndical, mais au moins, ça fonctionne et finalement, on ne lui en demande pas plus. Bon, l’IA des alliés est dans les chaussettes et on ne peut pas réellement la régler (on peut vaguement « définir » leur comportement, mais ça ne fonctionne pas les ¾ du temps…), mais ce n’est qu’un point de détail finalement peu gênant, puisque nous ne pouvons jouer que le héros et qu’il suffit à tout défourailler à lui seul. En revanche, peu de customisation est possible et bien que le jeu propose trois types d’armes, on sera tenté de ne jouer uniquement qu’avec la lance de Phénix qui allie puissance, rapidité et portée. Alors pourquoi s’enquiquiner à jouer autre chose, je vous le demande… ? De plus, elle est facile à « upgrader » à la forge alors bon… La forge tiens, parlons en : vous allez pleurer du sang quand il s’agira de farmer des items qui ont un taux de drop plus rare que celui d’une pluie d’étoiles filantes à Honolulu en plein hiver…
Encore une hérésie de gameplay qui aurait du être corrigée dans cette nouvelle version…

Heureusement, ce n’est qu’optionnel et le jeu est suffisamment facile pour passer outre. NieR vaut avant tout pour son ambiance à la fois désuète et désespérée et ses personnages éclectiques. Cependant, bien que les quelques nouveaux ajouts de cette version s’implémentent remarquablement bien à l’ensemble et apportent réellement quelque chose (coucou la Petite Sirène, mais on en reparlera…), je dois bien reconnaître que je suis beaucoup moins fan de la nouvelle fin officielle du jeu… (obtenable après touze mille playthrough… bon fort heureusement, on n’aura pas à se retaper toutes les quêtes annexes de la mort qu’on a déjà faites et celles limitées dans le temps et uniquement faisable dans la première partie du jeu, avant le time skip…) Je trouve sans spoiler qu’elle casse tout le propos de base du jeu. L’un des thèmes les plus forts de NieR est le sacrifice.
Mais ce bon vieux Yoko a cédé aux sirènes (lol) de la bien pensance en nous proposant une nouvelle fin « Disney »… qui n’existait pas en 2010 et qui pour le coup réduit l’impact de l’œuvre.
Personnellement, je me suis refusée à la faire. D’autant qu’elle essaie tant bien que mal (mais surtout très mal…) de raccrocher les wagons avec « Automata », mais c’est tout aussi foiré que dans Automata justement. Parce que bon sang, imaginez si Aigis avait réussi à ressusciter le protagoniste de Persona 3 à la fin de « the Answer » !? Ca aurait juste gâché toute la portée de son sacrifice final ! Et perso, je commence à en avoir marre de ses auteurs (ratés) qui ne portent pas leurs balls, sous peur de se brouiller avec leurs fanbase. Je soupçonne d’ailleurs fortement Isayama, l’auteur de « L’attaque des Titans » d’avoir cédé au même compris… Mais c’est un autre sujet.

Pour autant, tout n’est pas à jeter dans le jeu, mais disons qu’il faut arrêter de le porter aux nues. C’est souvent d’ailleurs l’un des effets pervers de ces jeux auxquels personne n’a joué, mais qui possèdent une « aura » à cause des trois pauvres types qui y avaient joué à l’époque et qui se prétendent de l’élite…


Je voudrai m’attarder sur un point en particulier pour terminer sur une note positive quand même, car tout n’est pas à jeter loin s’en faut (c’est juste un jeu globalement « moyen » quoi, même s’il est bourré de bonnes intentions et son remaster n’a pas bénéficié d’un soin qu’il aurait mérité, c’est-à- dire dépasser l’aspect purement physique et technique…) : l’amour indéniable que porte Yoko Taro au média vidéo ludique et la maîtrise qu’il en a. La direction artistique de NieR est réellement intestable et Monsieur Taro a multiplié les hommages à d’autres genres, pelle-mêle = rails shooter, shmup, rogue lite, un petit clin d’œil à Zelda (le temple du désert) et également à… Resident Evil (le
manoir d’Emil, son ambiance, son labo souterrain et ses angles de caméra fixe). Rien que la nouvelle séquence de la « Petite Sirène » (puisque tous les boss du jeu ont des noms en rapport avec les contes de fées et les peurs enfantines…) est d’après moi une référence à peine voilée à Resident Evil 7 et le combat final contre Evelyne. Tout y est : la gamine maléfique qui se transforme en monstre géant à tentacules, l’ambiance horrifique du donjon, le timer et même le fameux tir de Lance Roquette pour bien achever le mob !
Dans le même ordre d’idée, on sent que l’ami Yoko a eu carte blanche et a pu réaliser sa « vision » comme il l’entendait. Car non content de mélanger les genres dans son oeuvre, il a également exploité le média à sa guise, ne se privant pas pour te mettre des phases uniquement TEXTUELLES (sans images et sans gameplay, donc) de près d’une heure parfois en plein milieu du jeu et sans crier gare !
Couillu, je dois bien l’avouer ! Le gars s’est fait plaisir et ça se sent, je salue d’ailleurs cette liberté totale qui lui a été confiée alors même qu’il n’était pas encore un grand nom de la scène vidéo ludique. Et d’autant plus de nos jours, car le média s’est affreusement codifié et a tendance à se replier sur ses acquis de peur de sortir des sentiers battus… Le jeu vidéo ose moins et a tendance à s’uniformiser, mais ce sont les affres du capitalisme, que voulez-vous ma bonne dame !


En conclusion, vous l’aurez compris, NieR et moi, nous avons pris du plomb dans l’aile avec le temps. Je ne dirai pas que je m’étais trompée à l’époque en l’appréciant et il reste pour moi un jeu culte, un OVNI, mais force est de constater que depuis, mieux a été fait dans le genre et surtout, que le jeu avait de grosses lacunes qu’il comblait par son capital sympathie, ce qui ne suffit clairement plus aujourd’hui. Peut-être me trouverez-vous trop exigeante, mais il faut bien comprendre que l’effet de surprise n’existe plus pour moi. Sans doute le jeu plaira t-il plus à des gens ne l’ayant pas fait à l’époque et ne souhaitant pas saccager leurs souvenirs, si tant est qu’ils aient le courage de passer outre ses mécaniques et sa réalisation datées, couplées à une histoire qui ne sait pas prendre son temps, aussi intéressante et pertinente puisse t-elle être par moment, malgré les clichés qu’elle véhicule inévitablement. Car on ne peut le NIER (obligée de la faire celle-ci ahaha), le jeu accuse vraiment le poids de ses années, à la manière d’un Xenoblade Chronicles auquel je l’avais justement comparé un peu plus haut et à qui j’avais adressé les mêmes reproches dans ma critique. (que vous pouvez également lire ici) Mais malheureusement, NieR s’en sort beaucoup moins bien que ce dernier…

Cependant, si vous ne l’aviez pas fait à l’époque, lancez-vous dans l’aventure sans pour autant perdre de vue ses défauts rédhibitoires pour certains. Quant aux autres joueurs, les « anciens fans », un conseil : restez plutôt avec vos souvenirs réconfortants, de peur de les voir voler en éclat. Et si vous n’appartenez ni à l’une ni l’autre de ces deux catégories parce que vous vous définissez comme fan hardcore du jeu d’origine et bien… j’ose espérer que vous n’allez pas reclaquer 60 euros pour ce remaster paresseux et SURTOUT que vous n’avez pas attendu dix ans pour vos replonger dans les aventures placées sous le signe du drama à outrance et du désespoir, d’Emil, Kainé et Machin. En clair et je le répète : ce jeu n’est pas fait pour plaire à tout le monde. Un peu comme la pizza à l’ananas : ceux qui l’aiment vous diront que c’est la meilleure, tandis que les autres passeront leur chemin sans regret !


Genre : Un peu de tout
Langue : Français
Développé par : Toylogic Inc
Edité par : Square Enix 
Taille : 4173,00 MB
Sortie : 23 Avril 2020
PEGI : +18
Plateforme : Playstation 4, Playstation 5, XBox, PC

Jeu offert par l’éditeur
Test réalisé sur Playstation 4

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