QUByte Classics Thunderbolt
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Avis : QUByte Classics: Thunderbolt Collection

Nous voilà face à une nouvelle compilation de Shoot them Up. Une compilation de jeux assez obscures signée QUByte Interactive.

Je vais vous la faire courte sur les deux titres présents dans la compilation. Pourtant ça à bien le mérite de se poser deux secondes et d’en parler. Dans cette collection on retrouve donc Thunderbolt Fighting Plane et Thunderbolt II. Deux titres développés par Gamtec un studio de Taïwan avant tout spécialisé dans les bootlegs de jeux. La Megadrive voit notamment WonderBoy III se faire piller fréquemment ses bandes sons pour des jeux maisons. Le développeur n’hésite pas non plus à aller user de Twinbee III sur Famicom pour créer d’autres titres.
Je ne vous cache pas que c’est la première fois que j’entends parler de ces deux jeux. Deux jeux portant le même nom mais qui ne sont pourtant pas de véritables suites.

Tout ça pour dire que rien n’est très clair quant à la mise au monde de ces deux jeux.
Thunderbolt Fighting Plane (alias Thunderblot II) a été crée en 1993 mais n’est paru qu’en 1996 sur la Famicom. Un an auparavant, mais sur Megadrive Japonaise uniquement sort Thunderbolt II (vous suivez ?).
Sachez néanmoins que la Megadrive Européenne et la Genesis auront toutes deux droit à une version ‘officielle’ … en 2019.


Thunder ! Thunderbolt !


Ce qui parait assez étonnant c’est le non lien entre les deux titres. On pourrait s’imaginer que la version 16bits n’est ni plus ni moins que la version booster du jeu Famicom et pourtant il n’en est rien. Ce sont ici bien deux titres différents qui nous sont proposés.

Peut-on remercier PIKO Interactive d’avoir fait l’effort de remettre au goût du jour ces deux Shoot Them Up ? Sincèrement j’ai quelques doutes. Disons que pour l’histoire du jeux vidéo, l’effort est louable. Pour le reste, vraiment je ne sais pas car les jeux sont disons le assez sommaires techniquement mais aussi assez rudimentaire quant à leur gameplay.

Parce que mine de rien, nous sommes déjà en 1995 lorsque ces deux jeux sortent sur leur console respective et laissez moi vous dire que la comparaison fait mal. Donpachi signé Cave sort la même année et voilà bien longtemps que Final Soldier a bouleversé le genre sur PC Engine.

On se retrouve donc avec un Thunderbolt Fighting Plane sur NES peu convaincant techniquement et un Thunderbolt II sur Megadrive complétement dépassé visuellement. Mais si ce n’était que ça, le reste aurai pu sauver les meubles.

Ils sont donc très différents mais l’un de leur point commun reste le défilement vertical qu’ils arborent tous les deux. Le reste, vous vous en doutez, vous êtes un vaisseau spatial et vous devez survivre face aux vagues d’ennemis et les boss de fin de niveau qui se dressent devant vous. Quant à l’histoire… Rien ne nous est conté, donc pas de prise de tête de ce côté ci.


Pew Pew Pew


Dans le jeu Famicom (Thunderbolt II si vous avez suivi), c’est très simple, hormis la croix directionnelle vous n’aurez qu’un seul bouton (heureusement qu’il est possible de mapper les boutons). Pour info, le jeu Mega Drive voit la possibilité d’utiliser des bombes, ce qui fait, mine de rien, deux boutons !!

C’est là que Thunderbolt II (celui de la Famicom -vous suivez toujours ?) devient intéressant. Comme tout Shoot them Up qui se respecte, pour avancer, vous aurez besoin d’un système de Power-up digne de ce nom. Ici il vous est offert trois types d’armes, avec également une sorte de bouclier qui tourne autour de vous. Accessoirement vous aurez aussi des missiles secondaires, mais promis c’est accessoire. Ces Power-up sont sur 3 niveaux de puissance. Il vous suffit de collecter des power-ups de la même couleur pour voir votre navette devenir un fossoyeur de vaisseaux ennemis. Attention toutefois chaque item récolté d’une autre couleur vous fait repartir à zéro ! Oui c’est très punitif. Si vous êtes touchés votre arme sera déclassée et perdra un niveau de puissance. En quelque sorte cela remplace des vies. Dites vous bien qu’avancer dans le niveau avec le niveau le plus bas n’est pas chose aisée.

En découvrant ce jeu dans sa version NES j’ai été désagréablement surpris de découvrir que le titre n’était pas du tout optimisé. Alors oui c’est agréable de jouer sur une télé UHD sans les filtres et tout ça, mais pourquoi l’avoir laissé dans son jus… Avec tous les ralentissements qui vont bien. Autre fait technique, mais imputable à la console, les animations sont d’une pauvreté… Remarquez on aura le même désagrément sur Megadrive. Histoire de ne pas favoriser l’une ou l’autre machine sans doute. Le jeu n’est pas fluide du tout. Ca saccade de partout. Certains trouveront sans doute le résultat injouable. Techniquement nous sommes bel et bien sur une Famicom, mais en milieu de vie, pas en 1995 alors que la SNES est déjà flamboyante.

Maintenant, pour des faibles comme moi, bien sûr, on trouvera bien des circonstances atténuantes pour dire que le jeu reste malgré ses défauts assez sympa à jouer. D’autant qu’il est très généreux en matière de items. Peut-être trop car essayer de garder une arme que l’on apprécie devient vite compliqué. Sinon, ce qui m’a rebuté principalement sur ce Thunderbolt II, c’est bien sa répétitivité. Heureusement il n’y a que 3 niveaux. Des niveaux longs dont on a qu’une hâte, voir le boss. Des boss vraiment chiants à affronter. Peut-être que les experts du genre claqueront un One Credit dès le premier essai ! Qui sait !?

Parlons maintenant de Thunderbolt II (celui de la Megadrive). Comme dit plus haut, techniquement lui aussi est à côté de la plaque. Nous voilà sur un jeu datant de 1989, pas de 1995. Ici aussi les ralentissements sont présents, mais ce n’est pas -vous vous en doutez- son seul défaut. Si vous avez trouvé le jeu sur NES redondant alors ici vous allez faire une overdose. 8 niveaux pour 40 minutes (si vous faîtes un One Credit), des niveaux moches, des ennemis insipides et des effets pyrotechniques hypnotiques et psychédéliques.
Si Thunderbolt II se veut plus facile que Thunderbolt Fighting Plane, il n’en reste pas moins qu’il faut être prudent face aux petits vaisseaux ennemis qui tournent autour de vous. La mort sera invisible et souvent surprenante. Il faut dire qu’on les voient peu. Les décors n’aident d’ailleurs pas à la visibilité générale. Les ennemis se déplacent très rapidement et parfois dans des directions totalement improbables. Résultats : pas simple de distinguer tout ce petit monde.
Contrairement à Thunderbolt Fighting Plane vous avez une barre de vie qui vous accompagne. Vous pourrez la recharger avec des items appropriés. Le principe des Power-up est toujours présent et garde le système des niveaux à monter (3 max). Vous avez également un item pour la vitesse (à ne pas négliger, sinon c’est la mort assuré).

Malgré les défauts les deux Thunderbolt restent pourtant cool à jouer à découvrir, si on passe ces moments de frustrations. Et puis Piko Interactive a pensé à ajouter des sauvegardes à la volée. Alors évidemment on aurait préféré l’utilisation bien plus commode du fameux rembobinage, devenu la norme, mais c’est déjà pas si mal.
Cela permet au mieux de préserver vos Power-Up, et de progresser un peu plus facilement. Au pire, ça peut vous servir de crédits infinis (d’ailleurs seul Thunderbolt II Famicom en possède nativement).

A côté de ça on retrouve les options visuelles habituelles. Les fans de CRT apprécieront sans doute la présence d’options pour le ratio et les scanlines d’époques. Manque de chance, le rendu est clairement dégueulasse, du moins à mon avis. Mieux vaut jouer dans les meilleures conditions possibles avec le lissage et sans la déformation du CRT.

Je ne vous ai pas parlé du son ? De ce côté ce n’est pas la joie non plus. Il faudra peut-être jouer avec le son coupé, enfin, c’est vous qui voyez.


Conclusion



En jouant à Thunderbolt II (Famicom) et Thunderbolt II (Megadrive), j’ai beaucoup pensé à Star Soldier. Et finalement si Gamtec est surtout connu pour ses bootlegs je me suis demandé si leurs Shoot Them Up n’étaient pas finalement de mauvais clones du jeu de Hudson Soft.
Avec tout ça, j’avoue avoir pris un peu de plaisir à jouer et cela malgré la médiocrité générale des softs.
Je me dis aussi que c’est une chance de découvrir ces titres jusque là inédits chez nous.
Un shoot, ça reste un shoot après tout. Il est toujours bon d’en avoir dans notre collection. C’est toujours mieux d’en avoir des bons que des mauvais, c’est vrai. Mais lorsque l’on peut profiter de titres plutôt obscurs et anciens on ne va pas non plus trop faire la fine bouche.
Si vous êtes grand amateur de Shoot them Up (du genre à appeler ça un Shump) je pense que vous pourrez tout de même passer un bon moment et même essayer de gratter le One Credit.
Pour les autres ce ne sera ni plus ni moins qu’une distraction temporaire parmi vos nombreux autres Shoot them Up.
Remercions QBUtye pour cet effort de ressortir des titres obscurems, ça fait toujours plaisir.


Genre : Shoot them Up
Langue : Anglais
Développé par : Gamtec, Piko Entertainment
Edité par : QUByte
Taille : 13242,00 MB
Sortie : 12 novembre 2021
PEGI : +16
Plateforme : Switch, Playstation 4, XBox One

Jeu testé sur Playstation 4 Pro
Jeu offert par l’éditeu
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