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Test : Labyrinth of Refrain – Coven of Dusk

Labyrinth of Refrain – Coven of Dusk

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Genre : T-RPG / Donjon RPG
Langue : Anglais / Japonais Textes : Français
Sortie : 21/09/2018
Développeur : Nippon Ichi Software
Éditeur : NIS America
Taille : 1587,54 MB

Site web

8/10


Voilà un Donjon RPG que j’attendais avec une certaine impatience. En effet amateur du genre et quelque peu déçu par The Lost Child, de par une grande mollesse et d’interminables longueurs, Nippon Ichi Software devait proposer un jeu intéressant et surtout passionnant.

Labyrinth of Refrain: Coven of Dusk est donc un Donjon RPG à l’ancienne comme sait si bien le faire Nippon Ichi Software. Cette fois-ci c’est le studio qui a enfanté Disgaea qui s’est chargé de cette nouvelle licence et nous devons donc nous attendre à retrouver l’humour si particulier de la série.
Comme depuis toujours dans le genre, vous allez ainsi devoir assembler un groupe, trouver un butin, exploiter au mieux votre niveau et bien évidemment explorer des labyrinthes.

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Si les graphismes m’ont attiré en premier, avec une héroïne sombre et sexy, lors des trailers, je me suis laissé prendre au jeu de par l’histoire qui m’a semblé très intérante et grandement mystérieuse. Vous êtes une sorcière accompagnée d’une jeune fille. Ces deux personnages nous sont au début totalement étrangers, car nous ne savons rien d’eux, à part le faite que votre couverture soit marionnettiste. Vous arrivez dans une ville du nom de Refrain suite à la demande du bourgmestre pour sonder et découvrir ce qui se cache au fond d’un étrange puits formellement interdit aux humains. Et cela tombe bien puisque que vous êtes ici pour la même raison. Mais entre temps vous allez découvrir qu’il se trame beaucoup de choses. Devoir élucider les mystérieux décès qui ont lieu toutes les nuits va donc se rajouter au programme. Pour vous aider dans votre quête, vous avez un livre du nom de Tractatus de Monstrum, qui contient l’âme d’un mystérieux personnage. Ce livre possède des pouvoirs étranges, qui vont grandir au fil des niveaux traversés dans le labyrinthe et aussi grâce à l’aide de votre propriétaire, Baba Yaga ou plus communément appelé Dronya la sorcière. Pour affronter les monstres présents dans ce dédale vous allez devoir fabriquer de vos mains et à partir de marionnettes en bois des soldats aux caractéristiques et aux capacités différentes.

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Au début, le jeu est très frustrant car à la demande de Dronya vous allez devoir aller chercher des informations et il faudra faire pas mal d’aller-retour car il faudra les lui ramener pour qu’elle puisse les analyser. Descendre jusqu’au niveau inférieur, se promener, chercher, puis devoir tout refaire plusieurs fois annoncent un grand moment de frustration et d’ennuie. Il faudra être patient, car cela prend plusieurs heures. Mais une fois que vous aurez récupéré le télé-porteur ainsi que plusieurs capacités, Labyrinth of Refrain prendra une toute autre ampleur, dans le gameplay, mais aussi dans l’histoire qui commence enfin à devenir trépidante.
L’aventure débute avec peu de poupée, il faudra être patient pour posséder une équipe complète, ou troupe dans le jeu. Une fois que votre ‘troupe’ sera complétée par d’autres marionnettes qui vous servirons pour épauler (augmentation du taux d’attaque ou magie pour vous soigner) le jeu va prendre une autre tournure, d’autant qu’à ce moment là vous pourrez quitter le labyrinthe et aller voyager dans d’autres mondes. Le fait d’être plus nombreux lors des phases de combat va vous ouvrir sur des phases techniques plutôt inattendues et forcement vous faciliter quelques peu la tâche. Cette approche tactique dans le jeu donne encore un coup de peps, car il faudra trouver le bon compromis entre arrière-garde et avant-garde sans oublier les différentes classes disponibles. Cela prendra peut-être un peu de temps avant d’être au point, mais franchement une fois prêt plus rien ne vous résistera. On peut penser que tout débute vraiment à ce moment précis du jeu puisque l’histoire nous réserve encore de belles surprises…
Pour progresser le jeu pousse malheureusement à se promener, partout encore et encore, même dans les zones déjà visitées. C’est évidemment pour booster votre XP, mais il faudra aussi le faire pour ramasser le plus de mana possible, car si vous voulez donner des capacités à Tractie, il n’y aura pas d’autre alternative.
Labyrinth of Refrain a cependant trouvé moult combines pour accélérer les processus d’up-grade. Des multiplicateurs d’XP par exemple, à bien utiliser, seront essentiels et il faudra aussi faire attention à ne pas perdre l’ensemble de vos troupes, sinon la sentence sera rude.

Labyrinth of Refrain est bien plus posé dans ce qu’il présente face à The Lost Child par exemple qui, du fait, semble totalement vide dans son gameplay. De plus l’humour assez noir façon Disgaea fait qu’on s’attache à cette méchante sorcière et à cette petite fille et disciple qui en prend plein la tête.
L’une des choses que je regrette fortement dans ce nouveau jeu de Nippon Ichi Software c’est une fois de plus la quasi absence de cinématique. Pourtant au lieu de nous donner des plans fixes avec du dialogue (aussi bon soit-il) et du texte (les sous-titres en Français sont vraiment très bons), les développeurs auraient tout de même pu inclure quelques vidéos. Le personnage principale possède un certain charisme pourtant et ceux qui gravitent autour tout autant, il aurait été bon de leur donner ‘vie’.

Graphiquement c’est assez joli sur la télé, mais vraiment bien plus propre en mode portable.
Le labyrinthe est assez répétitif visuellement, mais heureusement les mondes extérieurs sont là pour palier à cette répétitivité. Les boss sont quant à eux très impressionnants.
Musicalement c’est vraiment beau. De belles orchestrations, de belles mélodies. Tantôt symphonique, tantôt Jazz, on reconnaît très bien ce style Nippon Ichi Software, si marquant, que l’on peut retrouver aussi bien dans Penny Punchy Princess que dans la série des Disgaea.

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Niveau durée de vie, pas besoin de vous dire qu’il y en a pour un long moment à sortir de ce dédale. Labyrinth of Refrain porte franchement bien son nom, car le temps passé dans les donjons est pour le moins abusif. Mais bon, au moins il n’y aura pas de surprise à errer entre 4 murs. Non, plus sérieusement, la force de ce Donjon RPG c’est clairement son système de combat qui permet au joueur pas mal de personnalisations et d’expérimentations.


J’ai passé un agréable moment à diriger ce livre étrange et cette armée de poupées dans ce labyrinthe. L’histoire est assez addictive (à défaut peut-être d’être intéressante), du fait que l’on en apprend qu’avec parcimonie. La chose qui le rend aussi prenant c’est le fait qu’elle ne repose que sur un bouquin (et l’âme qu’elle renferme), une sorcière (et sa disciple) et ce mystérieux labyrinthe, rien de plus, les autres personnages ne sont vraiment pas essentiels.


Jeu offert par Koch Media pour le test

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