Jeux Vidéo Non classé Test XBOX ONE

Test : F1 2019 [XBOX ONE]

Genre : Simulation Automobile
Langues : Français
Développé par : Codemaster
Edité par : Codemaster
Date de sortie : 25 Juin 2019


A t’on ici le jeu ultime consacré à la F1 ?

C’était peut-être plus aux podcasteurs du SAV F1 de répondre à la question, car personnellement ce sport automobile que je suivais il y a quelques années n’est plus pour moi qu’un vieux souvenir, les grands moments de ce sport étant loin derrière lui. Mais plutôt que de débattre si la F1 était mieux avant, je vais vous parler de la mouture 2019 de ce jeu signé Codemaster.


Dans mes souvenirs vidéos ludiques, il restera en matière de jeux de Formule 1 de nombreux titres de qualités, principalement durant les années 80 et 90, puis ce fût le désert à quelques exceptions près. Evidemment je pense aux titres de Sega, Super Monaco GP sur Master System et sa suite Ayrton Senna Super Monaco GP 2 sur Megadrive, mais aussi Virtua Racing en salle d’arcade et enfin Super Speed Racing (même si le jeu parle de Indy Cart et non de F1) sur Dreamcast. Rassurez-vous Nintendo n’est pas en reste avec l’impressionnant Niguel Mansell’s World Championship Racing sur SNES ou bien encore le génial Turbo Racing sur NES.
Et depuis j’avoue ne plus trop regarder vers les courses automobiles pures jus me tournant vers l’Arcade et me rabattant sur les classiques du début de l’aire 3D.

M’attaquer a un jeu tourné vers la simulation est donc un pari osé et si j’ai une sainte horreur de Gran Turismo et compagnie, il a bien fallu que je prenne sur moi et que je gagne en confiance et surtout en maîtrise de véhicule.


Si vous êtes un habitué du jeu de Formule 1 signé Codemasters, vous avez sans doute remarqué que le titre est sortie un peu plus tôt que d’habitude (de 2 mois) mais aussi que la licence fête ses dix ans cette année.
En 2016 Codemaster avait débuté une révolution sur sa série, au fil des ans les changements continuent de se faire en douceur et vous ne serez pas dépaysé avec F1 2019.

Avec un menu très clair, et avant même d’essayer quoi que soit, j’ai pris le risque d’attaquer le mode carrière. Pourtant le choix est vaste. Entre les parties en ligne, les modes Trial ou courses libres ainsi que les objectifs vous pourrez vous occuper longtemps.

Le nouveau mode Carrière est très complet et j’avoue que je suis très surpris de découvrir un jeu aussi profond. Si par le passé le mode manquait de scénarisation et de mise en scène, Codemaster a fait un gros effort pour combler les attentes des joueurs. Une fois votre pilote crée, façonné à votre image (ou pas d’ailleurs) vous êtes amené à choisir une écurie de F2 pour vous permettre de prendre la main. Ce sont vos performances dans cette série qui vous guideront vers la catégorie reine. Malheureusement cette session est bien trop courte à mon goût. En effet votre parcours en F2 va se résumer à trois courses, en tout et pour tout, scindés en de minis scénarios. Ces derniers sont plutôt bien mis en scène, avec des scènes de dialogue entre votre coéquipier, le fameux rival et vous. Je trouve que cela apporte énormément d’immersion. Vous allez aussi avoir des interviews auxquelles vous devrez répondre dans un temps imparti. Vos réponses influenceront votre réputation. A vous de voir si vous être un pilote mettant en avant votre équipe ou bien votre personnalité. Côté course, le minima est de service, mais la mise en scène vraiment intéressante.
Dans la première, vous aurez dores et déjà un choix draconien à faire : votre voiture a subi une légère avarie et vous avez consigne de laisser passer votre coéquipier, au nom de la victoire de l’équipe. Lors de la course suivante, vous allez être touché par votre rival et il va falloir coûte que coûte terminer la course devant lui après un arrêt aux stands. Enfin la dernière épreuve est une course qu’il faudra gagner.

Désormais la saison de Formule 2 terminée vous allez devoir choisir l’écurie qui vous convient le mieux grâce à votre manager.
Parmi les proposition reçues Williams une petite écurie de bas de classement visiblement, en pleine reconstruction. Elle était l’écurie -la seule- équipée de moteur Renault pouvant lutter avec Ferrari ou Benetton-Ford à la fin des années 80 et début 90 notamment grâce à Niguel Mansell et notamment Alain Prost en 1993, lors de sa dernière saison.
De grosses écuries dont Mercedes étaient intéressées pour que je les rejoigne. Le hic, c’est que chacune propose des comptes à rendre, tant en victoires que durant les essais. Il ne m’a pas fallu longtemps pour rejoindre Williams, premièrement pour me rappeler mes meilleures années de Formule 1 (avec les années Senna-Prost) mais aussi simplement parce que leurs exigences étaient bien plus simples à atteindre que les écuries de tête demandant immédiatement des résultats. Etre aux côtés de Bottas, Hamilton ou bien en Charles Leclerc aurait pu être intéressant, mais ça sera peut-être pour la saison prochaine. À vous de voir donc si vous désirez être en bonne compagnie immédiatement avec beaucoup d’espoir posée sur vos épaules et pourquoi pas décevoir votre patron ou bien vous laisser le temps de prendre en main votre voiture, ce championnat avec une progression de votre contrat.

La Carrière et ce qui nous est proposé sont donc là pour rendre attractif les moments d’entre course. Car courir et arriver bien classé ne sera pas tout ce que vous demande votre écurie. Par exemple, il vous sera conseillé d’essayer plusieurs réglages durant vos essaies moins surprenant ou bien d’aider la partie Recherche et Développement en choisissant les parties du véhicule qui doit progresser : résistance des pièces, performance du moteur, aérodynamisme… La réputation du pilote sera aussi importante pour son manager et son patron avec notamment la revalorisation du contrat et le transfert futur pour la fin d’année. Je regrette malheureusement que Codemasters n’ait pas perpétué l’immersion via l’histoire comme nous avons connu durant notre passage en F2. Exit donc les scènes de confrontations avec votre rival, car il ne reste que les interviews. Enfin, parfois, entre deux courses du championnat, il vous sera proposé d’affronter votre rival ou votre collègue d’écurie sur un circuit précis, le temps de quelques tours dans de vieilles monoplaces légendaires histoire de faire monter votre réputation.

Côté simulation outre cette recherche de performance sur le circuit, Codemaster nous propose de régler énormément de choses pour rester compétitif. Les pneus, la quantité d’essence ou bien le réglage aérodynamique sont paramétrables. La conduite sans être aussi pointue qu’un GT ou qu’un Forza nous empêche de conduire brutalement. Il faut bien faire attention à vos rapport, à vos courbes dans les virages, vos accélérations etc… L’IA est assez bonne et cela même dans un niveau de difficulté assez bas. En mode classique il vous faudra lutter dur pour doubler et garder vos positions. Je regrette d’avoir joué à la manette car le stick ne rend pas très bien les sensations de conduite contrairement aux vibrations totalement dingues. Si Nintendo se vante de ses vibrations HD, les ressentis avec la manette de la One sont très très agréables et retranscrivent incroyablement les ralentisseurs, défauts de la route ou bien lorsque vous arrivez dans les graviers. J’aimerai vraiment essayer le jeu avec un volant digne de ce nom pour savoir si F1 2019 arrive à égaler Project Cars 2 et ses sensations.
Un survirage ? Vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous même.
Conduire dans F1 2019 s’apprend, mais cela reste toujours un plaisir.

Graphiquement vous le voyez sur les images, F1 2019 envoie du lourd. C’est beau, très beau même. Les effets de lumière sont sublimes autant le jour avec les rayons du soleil ou de l’ombre, que la nuit. La pluie … Le rendu est vraiment pertinent, tant dans la conduite qu’esthétiquement. On se demande comment font les pilotes pour pouvoir attendre les 250km/h sous cette avalanche d’eau.
Le rendu des voitures est tout simplement bluffant, au point d’être photo réaliste ( Je me souviens qu’on utilisait déjà ce terme pour Sega Rally sur Saturn). D’ailleurs le mode photo est vraiment cool à utiliser. J’en vois déjà certain passer plus de temps sur ce mode que n’importe quel autre. Un simple détail pour certain, essentiel pour d’autre, l’usure des pneus est visible durant vos sessions. Le rendu sur la conduite est d’ailleurs lui aussi ressenti au volant.
Attention donc de bien écouter votre directeur de course, même si parfois cela peu sembler un peu étrange. J’ai eu par exemple un ravitaillement très top dans la course qui me semblait totalement inutile et pourtant au final j’ai pu gagner quelques places au bout de la course.
F1 2019 m’a permis de découvrir quelques circuits, notamment celui d’Azerbaïdjan qui a lieu en ville avec ses angles droits, un vrai calvaire à piloter surtout lorsque l’on ne connait pas les subtilités de la pistes.

J’ai eu la chance de pouvoir tester la version Legend Edition ou Senna et Prost sont sur la jaquette. Quid de cette édition vraisemblablement boostée en contenu ? Réellement pas grand chose et cela est bien dommageable, car le contenu bonus est assez famélique.
Vous espériez vivre l’une des plus grandes batailles de l’histoire de la F1 entre Ayrton et Alain le temps d’un championnat ? D’une demie saison ? D’une course ? Et bien profitez simplement du mode historique où vous allez revire quelques courses mythiques, dans des conditions identiques aux affrontements face à vos rivaux. Rien de plus circulez, il n’y a rien à voir. Pour le reste, les deux monoplaces de ses deux légendes sont déblocables tout comme la possibilité de piloter avec leur tenues dans le mode libre et même leur casque dans le mode Championnat.

Pour les déceptions, il y en a, mais je retiendrai particulièrement le manque de risques quant aux dégâts subits par vos voitures. Seuls votre aileron et vos triangles de suspension avant vont subir du dégât. Il faudra faire très fort pour voir plus. Enfin, vous serez le seul à voir votre véhicule perdre des pièces. Après de multiples collisions au bout de la première ligne droite j’ai toujours été le seul à voir ma voiture endommagée. On peut se poser la question : pourquoi moi et pas eux, d’autant qu’ils peuvent repartir comme si de rien était alors que notre voiture a perdu tout contrôle. La vie est injuste.


Codemaster offre un jeu complet où il y a énormément à faire avec un mode Carrière immense, le online, les ligues, les épreuves hebdomadaires, la personnalisation des voitures

Incontournable ? Oui F1 2019 est un incontournable ! Du moins pour celles et ceux qui n’ont pas touché à un jeu de Formule 1 depuis longtemps. L’évolution peu flagrante dans les modes entre cette version 2018 et 2019 pourrait en refroidir certains, cependant, le up technique pour ce qui est de la modélisation des véhicules et de la nuit peut clairement faire pencher la balance pour les aficionados.


Jeux offert par Koch Media pour la réalisation de ce test

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