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Avis : NEO : The World Ends With You

13 années séparent The World ends with You (sorti sur Nintendo DS en 2008) de Neo : The World ends with You. Treize années qui ont pu donner un goût de Culte au titre de Square Enix, notamment parce que c’est Tetsuya Nomura, le daron des Kingdom Hearts qui en est le géniteur.

Je dois vous le dire, j’ai totalement zappé le jeu à la sortie sur la portable de Nintendo et je ne sais que très peu de choses concernant le titre original (mais je me suis renseigné -vous pouvez d’ailleurs retrouver l’anime sur Wakanim-). Cette suite qui par la même occasion modernise l’original est donc l’occasion de comprendre ce qu’il se passe de si addictif dans un Shibuya en 3D et où la fin du quartier est proche.

Vous devez vous demander si avoir jouer au premier est un plus, un atout, une obligation ou bien totalement inutile. N’ayant donc pas pratiquer sur l’opus DS (ou Switch d’ailleurs puisqu’il est paru il y a peu), mais ayant terminé la quête principale (et la secondaire) de NEO : TWEWY, je dois vous dire que non; Pas besoin d’avoir titiller du stylet. Cependant cela peut être un plus histoire de tout bien assimiler, car il y a forcement des trous dans le scénario. Je n’irai pas plus loin sans quoi je débuterai le spoil. D’ailleurs dans cet avis il va être assez difficile de ne pas spoiler, mais on va faire en sorte que cela n’arrive pas.


Dans le titre paru sur DS on retrouvait un certain Neku dans Shibuya qui avait été choisi par des Reapers pour participer à un jeu. Durant 7 jours vous deviez vous balader dans le RG (pour Realground) qui représentait le monde des vivants, et l’UG (pour Underground) qui n’était ni plus ni moins que le monde des Reapers et des spectres. La participation au jeu était réservée aux morts et ces derniers n’étaient en fait que des pions de jeu pour des Reapers qui s’ennuyaient grave. Durant 7 jours ces derniers vous proposaient de résoudre moults énigmes tout en constituant des duos. A coup de pactes et de badges pour affronter les Échos (sorte de méchants Yokai) façonnés par les Reapers eux même, vous deviez survivre et exaucer en fin de semaine un vœu salvateur.

Cette fois-ci nous suivons Rindo, un autre blondinet et son pote Fret, tout deux déambulant dans Shibuya. Sans trop savoir pourquoi notre duo récupèrent d’étranges badges dans la rue, qui les propulsent malgré eux dans une sorte d’univers alternatif où les habitants du quartier ne peuvent plus les voir. Les voilà tous les deux dans le UG contre leur gré participant à une compétition de survie organisée par des Reapers. Un jeu bien étrange qui se déroule sur une semaine et qui les mettent face à face avec d’autres équipes qui n’ont qu’une seule envie, ne pas se faire effacer et atteindre la première place pour retourner là d’où ils viennent.
Si l’entame rappelle fortement le TWEWY de 2008 il n’en est en faite rien, car les aventures de Rindo et Fret sont bien différentes de celles vécues par Neku.

Cette fois-ci, pas de duo au programme, mais une équipe qui va grossir au fil des jours qui s’écoulent. Comme dit à l’instant, celle qui possède le moins de points se fera effacer alors que la première peut demander n’importe quoi. Etrangement vous vous retrouvez face à une équipe victorieuse qui demande toujours de recommencer une autre partie. Découvrir le pourquoi du comment sera aussi au programme.

Dans ce jeu très bavard vous allez donc devoir passer quelques jours en compagnie de personnages souvent haut en couleurs et ayant tous des raisons obscures de participer. Vous retrouverez d’ailleurs un certain Minamimoto déjà présent dans TWEWY. Un jeu bavard certes mais qui permet vraiment de s’attacher aux personnages. Avec Tetsuya Nomura il faudra s’attendre évidemment aussi à beaucoup de surprises. Personnellement j’ai été happé par l’histoire et ces mystères assez rapidement.


Si l’histoire tient en haleine quid du gameplay ?
Et bien sincèrement c’est une belle réussite.
Neo TWEWY est un mélange de Visual Novel et d’Action RPG et nous prends totalement à contre pied face à un Persona 5 par exemple, qui se trouve être le jeu le plus proche tant dans son approche de Shibuya que dans son esthétisme (mais j’y reviendrai).

Alors donc oui le jeu de Square Enix est bavard, mais c’est pour mieux créer et façonner un backround de qualité et qui de plus se permet d’être lié au gameplay, car il n’y a pas que le combat dans cet A-RPG.

Vos personnages possèdent des pouvoirs. Je pense évidemment à Rindo qui peut retourner dans le passé lorsque ça va mal, mais il y a surtout Fret qui par exemple a la possibilité de rappeler des souvenirs aux personnes autour de lui. Ces pouvoirs malheureusement vous ne les contrôlez pas et ne sont pas vraiment applicables où bon vous semble. Ils sont liés à un moment précis de l’histoire (tout comme certaines zones du quartier d’ailleurs). Ces possibilités qui vous sont offertes sont cependant aussi en rapport avec des quêtes secondaires.
Habituellement les quêtes secondaires sont ennuyeuses et font artificiellement du temps de jeu, dans Neo TWEWY elles permettent de débloquer des connexions sociales (un peu à la Persona 5) plus qu’importantes et ne sont pas du tout à prendre à la légères. On peut même dire que plutôt que les quêtes secondaires elle font parties pleinement du jeu. A vous de voir si vous pouvez vous en passer ou non. Ca dépend d’ailleurs plus si vous recherchez la complétion et le 100% ou pas du tout.
Notez par exemple qu’avec certains personnages rencontrés vous pourrez débloquer des badges plus puissants, ou -moins importants- de nouveaux objets (vêtements, badges, aliments…). Idem il vous sera possible de débloquer le mode difficile via ces connexions -pour ne citer que celle-ci.

Et les combats alors ?
Les combats, c’est clairement le bordel à l’écran, mais ils sont vraiment funs et je n’ai ressenti de la répétitivité qu’assez tardivement dans le jeu.
A chaque personnage, un badge, à chaque badge une touche de la manette, à chaque touche un type d’attaque (ou de défense, ou de soin) et à chaque attaque une affinité (terre, électricité, eau…). Un système de touche/personnage qui n’est pas sans rappeler Valkyrie Profile et donne énormément de peps manette en main.
De quoi varier les plaisirs, d’autant que l’on monte jusqu’à 6 personnages dans l’équipe. Mais également cela permet de créer de nombreuses variantes lors des combats. Chaque badge (ou presque) à la possibilité d’évoluer et ainsi de gagner en puissance et en rapidité de charge. Il y en a plus de 300 à collectionner ce qui laisse énormément de choix. Il est même possible (tard dans le jeu) d’assigner une même touche pour des badges différents. En général les badges sont donnés par les Echos que l’on élimine, mais d’autres exclusifs sont à acheter en boutique.
Répétitif, un peu, mais un système de Groove vient mettre du piment à la chose. En effet il vous faudra essayer de frapper les ennemis en rythme pour faire monter la jauge de Groove et ainsi déclencher une puissante attaque. Il faut donc bien choisir vos badges et ne pas trop faire le bourrin pour être sur le tempo.
Pour les combats j’ai malheureusement trouvé un petit défaut, là où certains le trouve peut-être énorme, il s’agit de la durée des combats. Ils sont trop longs. Pour de simples Echos cela peut prendre plusieurs minutes si on est mal équipé (pourquoi pas) ou que l’on se tape des rhinocéros quasiment intouchables.

Les combats restent tout de même grisant. Quel pied que cette action non stop, ces multiples explosions de couleurs, ou bien encore faire exploser la barre de groove pour utiliser les super attaques.


Avant de parler graphismes et musiques (une des plus grosses claques du jeu), petit tour sur ce qui m’a vraiment dérangé sur Neo TWEWY:
Tout d’abord si le jeu parle beaucoup on ne s’en rend pas trop compte lors du premier run, celui qui est en corrélation avec l’histoire, car nous sommes en quelque sorte happés par le scénario. Mais lorsque l’on peut revenir sur les jours précédents pour fignoler le travail (les petits cochons à attraper, les quêtes annexes…) on découvre des longueurs de dialogues totalement indigestes. Heureusement que l’on peut les passer ! Je pense que pour pas mal de joueurs n’ayant pas les longs discours dans leur cœur, avancer dans le jeu de Tetsuya Nomura va être compliqué.
Ensuite s’il est plutôt sympa de lire ces dialogues dans des images à peine animées j’en ai rapidement eu ma claque des onomatopées des protagonistes. Les ‘hum’, ‘ha’, ‘hé’, ‘ho’, ‘hi !’… C’est saoulant. De plus ça manque cruellement de cinématiques alors que le style esthétique s’y prête parfaitement.
J’en ai parlé, il y aussi la longueur de certains combats, mais cela reste assez anecdotique et moins dérangeant car ils sont rythmés (même les boss).
Enfin, les temps de chargements… J’ai pourtant joué sur PS4 Pro et ils sont aussi long que sur Switch. Si lorsque l’on change de quartier les gars de Square Enix ont trouvé une parade plutôt sympa avec un bel enchainement, on se demande bien pourquoi avant chaque saynète de dialogue il y a un tel temps de chargement !? Idem pour chaque combat. Si vous avez le malheur de devoir enchainer les affrontements (comme cela vous est permis) préparez-vous à quelques secondes de perdues à chaque vagues d’ennemis. Sincèrement je ne comprends pas. Le jeu ne semble pourtant pas très gourmand. Heureusement contrairement à la version Switch, pas de ralentissements ici malgré un sacré bordel à l’écran entre charges et attaques ennemies et vos multiples coups et attaques spéciales.


Et donc un petit mot concernant l’écrin de cet Action RPG que je qualifierai de hors norme et qui surtout m’a vraiment beaucoup plu.
Le jeu reprend son style déjà aperçu dans le premier épisode, mais gagne ici avec la 3D en finition. On déambule dans Shibuya de la même façon que dans Persona 5 c’est à dire entre échoppes et restaurants, avec la vie comme elle existe pour de vraie. Neo TWEWY s’appuie également du Cel-Shading façon Jet Set Radio, ce qui donne au titre un effet Bande Dessinée très agréable. Les personnages sont tous plus ou moins charismatiques (surtout Minamimoto, quelle prestance !) et donne une raison de plus de s’attacher à eux (pas Minamimoto mais vous comprendrez rapidement pourquoi).
La ville est bien représentée et on retrouve des lieux connus des quartiers que l’on visite, notamment la statue du Hachiko. J’ai bien aimé aussi les différents angles de vues que propose le titre suivant là où vous vous trouvez, ce qui donne un aspect dynamique à la promenade.
Comme dit plus haut lors des combats ça explose de partout et c’est plutôt agréable à l’œil pour qui aime être arrosé de couleurs et qui n’a pas peur de moments un peu brouillon. Car il faut le dire, par instants (dans de rares cas) la caméra a un peu de mal à suivre, mais là je tatillonne vraiment.

Autre chose qui fait que le jeu est un pur régal, c’est sa bande son. Après la claque Persona 5 R et Persona 5 S je ne pensai pas prendre une telle claque auditive. C’est Takeharu Ishimoto, déjà compositeur sur le premier jeu, qui est derrière cette bande son de toute beauté. Le compositeur nous balance à la fois de nouveaux morceaux et également des remix du premier TWEWY. Ce qui frappe tout d’abord c’est cette faculté à faire mouche avec des musiques tantôt simples, tantôt complexes et qui traversent sans sourciller les quartiers, mais aussi chaque moment du jeu que ça soit dans les combats, dans les moments de balades ou bien lors de moments importants. Et puis il y a cette variété de styles et de genres qui ferait sans doute rougir pas mal de talentueux compositeurs de musiques. La bande-son s’étale entre Metal, Rock, électro, Hip-Hop ou Pop sans jamais faillir. Je ne vais pas m’étaler sur des comparaisons avec des groupes qui existent vraiment car cela serait long (sans doute) et puis c’est assez subjectif comme ressenti, donc on repassera. Bref, il faut que la BO de Neo The World Ends With You sorte en disque ou sur les sites de téléchargements.


Certains d’entre-vous pourraient trouver le jeu plutôt rébarbatif avec de longues phases de dialogues, des combats potentiellement longs et redondants, des pouvoirs pas assez exploités ou bien encore un système de badge intéressant, mais pas encore au top et vous auriez raison car Neo The World Ends With You est un peu tout ça. Mais ce ne sont que de petits défauts. Le jeu est fun à jouer -fun à écouter aussi- et les petits rebondissements dans l’histoire apportent également du mystère quant au scénario et aux personnages rencontrés.
Le jeu a beaucoup d’atouts et il ne faut surtout pas se prendre la tête avec les petits défauts sus nommés.
Bref j’ai kiffé et je vais aller chercher le 100%.

Sur ce, je vous dis ciao.


Genre : A RPG, J RPG
Langue : Français
Développé par : Square Enix / hand
Edité par : Square ENix
Taille : 6880,00 MB
Sortie : 27 juilletl 2021
PEGI : +12
Plateforme : Playstation 4, Switch

Jeu testé sur Playstation 4 Pro
Jeu offert par l’éditeur

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1 commentaire

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