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Test : Toki

Toki 300

Genre : Run & Gun / Die and Retry / Arcade
Langue : Français
Sortie : 22/11/2018
Développeur : Golgoth Studio
Éditeur : Microids
Taille : 685 MO

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6/10


Mais quelle est cette vague d’amour pour Toki, un jeu paru en 1989 en Arcade et sorti sur presque tout par la suite (Amiga, Atari ST, Commodore 64, Mega Drive, NES et Lynx) et qui revis aujourd’hui grâce à Microids et une équipe française ? Pourquoi tout ce remue ménage alors que le jeu n’est pas ce que l’on peut appeler un classique du genre ?

Pas vraiment un monument du jeu vidéo, Toki aura donc droit de traverser les âges comme WonderBoy III, sauf que ce dernier n’aura pas eu à subir autant de difficulté pour voir le jour.
En effet, les premiers échos de ce reboot dates de 2009 pour XBOX 360 et PC et puis plus rien. Le jeu était dores et déjà presque terminé, du moins, aux premières vidéos que l’on a pu voir sur Youtube, pourtant, le projet se transforme vite en ce que l’on appelle un vaporware. Et puis, sorti de nul part, l’éditeur Microids décide de remettre en route le projet, pour une sortie en exclu sur Switch.

Alors Toki est-il à la hauteur des espérances, le Old School est-il toujours beautiful ?

Que l’on soit clair, Toki est d’une fidélité exemplaire à l’œuvre de 1989. Seule la refonte graphique, faite à la main par Philippe Dessoly (déjà dessinateur de la version originale de Toki sur Amiga) prouve que l’on est sur une version ‘moderne’. Car oui, c’est beau, propre, certains niveaux sont clinquants. Visuellement j’ai beaucoup pensé à Dust : An Elysian Tail, mais aussi à Astal, un jeu Saturn, beau à l’époque mais dépassé aujourd’hui. Le respect de la version arcade est assez dingue, puisque comme WonderBoy III, tout est reproduit à l’identique, juste en mieux. Les énormes ajouts sont là pour donner de la profondeur et donner du cachet.
Quant à l’aventure, elle est strictement identique à celle vécue par les gamers présents dans les salles d’arcade en 1989. Cette fidélité ravira les plus pointilleux d’entre-vous. Les développeurs ont aussi choisi de conserver le niveau élevé de la difficulté. Certes, ici, un mode facile a fait son apparition pour les joueurs casuals, mais il faut avouer que c’était un apport bien nécessaire tant le jeu est punitif. Les morts et Game Over s’enchaînant très rapidement et il vous faudra apprendre chaque pattern du jeu, tout en étant très précis dans vos sauts et vos déplacements.

Car oui, si le jeu originel est bon, mais pas dénoué de défauts, cette mouture 2018 a gardé au passage les mêmes problèmatiques de gameplay de l’époque.
Ce Toki qui mélange Run & Gun et Plateforme manque en effet de souplesse et de vitesse. Toki est lent et peu maniable. Enchaîner trois sauts pour éviter des tirs est parfois un sacerdoce tant le personnage est mou et lourd. Et encore certains petits bugs d’animations rendant l’avancée complexe ont été corrigé avec la dernière mise à jour, notamment dans les tirs.

Toki peut se terminer en 30 minutes, malgré sa difficulté, mais il faudra du réalisme si vous voulez en voir la fin aussi rapidement. Car comme dit plus haut, le jeu est punitif, avec la mort en un tir. Tout nous oblige à être aux aguets, cela d’autant plus à cause d’une jouabilité d’un autre âge et clairement imprécise. Attention, un saut mal jugé, un oublie sur l’arrivée d’un tir et c’est la sentence immédiate. Les nombreux continues du mode facile vous permettront, avec ses 9 vies (et 9 crédits), d’apprendre. Mais cela ne se fait pas rapidement. Plutôt que 30 minutes, il vaudra mieux compter sur 6 ou 7 heures pour terminer l’aventure et rendre à Toki sa belle Miho kidnappée par le vilain Vookimedlo ainsi que sa forme humaine.


Cette version moderne de Toki ne m’a pas vraiment convaincu.
Le jeu a gardé trop de ses défauts passés, alors que pour ne citer que lui, WonderBoy III a su les corriger, avec de jolis tours de passe passe. Ces défauts qui en 1989 étaient pour ainsi dire la norme sont désormais forts désuets et à trop vouloir rester dans le matériel originel, Toki s’est perdu dans le temps. J’aurai aimé que le lifting -pourtant efficace- rende le jeu irrésistible mais malheureusement on a le sentiment de jouer à un vieux jeu… à cause de ce foutu Game Play.


Jeu offert par Microids pour la réalisation de ce test

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