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Avis : Cult of the Lamb

Si créer une secte entièrement dédiée à votre personne était l’un de vos hobby, Cult of the Lamb devrait vous ravir. Si vous contiez simplement prendre votre pied à désosser des monstres à coup d’épée, il faudra par contre passer votre chemin.

Comme à chaque fois, découvrir un nouveau titre provenant de chez Devolver est toujours un régal annonciateur d’un titre hors norme, à défaut d’être hors du commun. Le style du jeu, l’esthétique et le côté provocateur sont des marques de l’éditeur. Associé à Massive Monster, un développeur Australien, le résultat fait mouche, malgré quelques petites choses qui personnellement m’ont un peu gonflé. Dommage.


Je suis faible, j’ai craqué ! J’ai demandé un code pour voir ce que ça pourrait donner. Le trailer m’a tellement donné envie. Les musiques, les couleurs, le thème, l’esthétique… Et tant d’autres choses qui ont fait de moi un véritable mouton.
C’est comme ça que débute vraiment le culte du mouton… C’est un mouton rassurez-moi ? C’est que si ce n’est pas un mouton les quelques lignes qui suivent sont totalement sans intérêt… Mince, c’est un agneau !!! Evidemment ! Tant pis, on fait style on a rien vu.
Le mouton parlons-en, car vous verrez dans le jeu que si vous êtes le leader (en tant que mouton), les vrais moutons sont bien ceux qui vénèrent. Mais de tout ça nous en reparlerons plus tard.
Avant tout, je vais vous conter l’histoire de Cult of the Lamb, l’histoire d’un gentil petit mouton, tout doux (sans doute), tout mignon (il l’est assurément – comme un agneau), mais qui va finir par voir sa tête tranchée par des divinités. Tout ça pour empêcher l’accomplissement d’une prophétie ! Foutu païen ! Cette violence des cultes. Tout ceci n’est évidemment pas réel, cela n’existe pas dans la réalité et ne s’est jamais produit.

N’est pas doux comme un agneau qui veut. « Celui qui attend » de revenir de l’autre monde, vous propose ni une ni deux un petit come-back, histoire de rendre chèvre vos bourreaux à la seule condition de créer un culte en son honneur. Porteur de la Couronne Rouge (visiblement vous n’êtes pas le premier) vous allez devoir créer une communauté de moutons d’adeptes de plus en plus grande pour vous donner le pouvoir de faire revenir celui qui vous a ressuscité.

Si c’est pas banal comme histoire ! Je suis certain que c’est le genre de petit pouvoir qui pourrait vous plaire, non ? Une sorte de domination psychologique où vous donnez des ordres à toutes et tous et récupérez tout le fric juste pour votre pomme. Le rêve ! Surtout qu’ici, c’est évidemment pour la bonne cause: Libérer une sorte de dieu à l’allure antipathique enchaîné par de nombreuses chaînes histoire de brider ses pouvoir, pas du tout, mais alors pas du louche.
Vous êtes le guide, celui qui va mettre un terme à la folie des dieux qui vous ont sacrifié ! La vengeance est un plat qui se mange froid. Même très froid, puisque vous allez devoir prendre du temps pour préparer le retour de « Celui qui attend ».

Cult of the Lamb mélange culte et déculotté. En effet, chez Massive Monster plutôt que de faire un jeu d’action façon Rogue Lite (où l’on découpe tout sur son passage) ou de faire de la gestion pure de cultures cultissime, ils ont préféré mélanger les deux. Ma foi, pourquoi pas. Une sorte de croisade violente contre les monstres, avec gestion des croyants. Un style innovant et clairement audacieux.

Les développeurs dans leur bonté de par ce jeu nous présentent en quelque sorte un excellent tuto pour créer son propre culte. J’espère que ce n’est pas comme ça chez eux ! Ainsi pour bien débuter, il vous faut un autel pour la prière, une chapelle pour le partage, mais aussi une petite cuisine pour que nous puissions tous nous nourrir. Mais surtout il vous faut des adeptes et des ressources ! C’est qu’il faut les sustenter les bougres de moutons croyants et les occuper. Après seulement vous pourrez accomplir des rituels, mais surtout mettre en place des doctrines (plus ou moins sévères) histoire que tout file droit. La tyrannie oui, mais toujours pour aider le bon croyant. Le principe de la foi étant de croître sans cesse, vous devrez également mettre fin à toute rébellion. Quelques sermons, de beaux bâtiments à votre gloire, de la nourriture et un environnement propre, voilà qui devrait suffire.
C’est bon vous avez pris note ? Vous seriez un bon meneur de troupe ? Que dis-je, seriez-vous capable de vous élever au rang de divinité ? La tyrannie c’est vous !

Chez Massive Monster on fait donc les choses bien. J’en parle plus haut, mais à croire qu’ils ont vraiment vécu la chose.
Avant de vous parler de la partie baston, nous regarderons en détail ce qui nous est proposé dans la partie gestion. Partie qui, vous verrez, prend une grande place dans le jeu. Une telle place que ça fini par me déranger. C’est sympa au début et franchement drôle (car très bien amené, avec des jeux de mots et de l’humour de qualité), mais on a vraiment le sentiment de tourner en rond, un peu comme dans Don’t Starve au bout de plusieurs jours.
Une fois que vous possédez la chapelle, à vous de prononcer un sermon. Vous devez le faire une fois par journée. Vos disciples aiment ça. Il leur faut leur dose quotidienne. C’est hautement nécessaire pour garder votre jauge de croyance la plus haute possible. Plus votre secte culte grandit plus les disciples seront nombreux et exigeants. il y a des cons partout que voulez-vous. Il faudra donc penser à rendre votre lieu de culte le plus beau possible, avec notamment des décorations, mais aussi rendre les logements agréables. Vous êtes le chef n’oubliez pas. Vous devez préparer à manger pour toutes ses petites âmes sauvées. Vos brebis égarées auront aussi des requêtes à vous proposer. Ne les négligez pas sous peine qu’ils soient déçus de vous. Evitez que votre campement ne devienne un repère à crotte ! C’est que ça fait beaucoup ses besoins tous ces gens-là. Enfin vous devrez faire attention à la santé de vos troupes de croyants. Figurez-vous qu’ils vieillissent. La prière quotidienne ne rend pas immortel ! Si vous échouez dans les donjons il y a de forte chance pour que ça se passe mal en rentrant au bercail. Entre maladies et perte de foi, certains adeptes pourraient quitter le droit chemin. Mais en bon tyran, vous pourrez mettre les petits avortons en prisons ou bien même les sacrifier. Le pied !

Qui dit gestion aux petits oignons dit forcement gestion multiple. Massive Monster n’a pas fait les choses à moitié. Et comme j’ai dit cela prend du temps sur la quête. Tenir un niveau de croyance élevé n’est pas anodin pour la suite. Et figurez-vous que tout ceci est vicieux. Créer de nouveaux rituels et de nouvelles doctrines, améliorer vos bâtiments tout ceci apporte des bonus. Des bonus passifs pour vos disciples (travaillent plus efficacement ou augmentent leur foi) mais aussi des bonus pour votre agneau lorsqu’il va au turbin.
Ne croyez pas que cette petite boule de poil toute mignonne entièrement dévoué à « Celui qui Attend » ne fait que diriger des disciples. Il faut qu’il aille explorer des donjons.

La phase d’exploration est bien plus simple que la partie gestion et pourtant vous devrez être tout autant efficace. D’abord pour terrasser les monstres, mais aussi pour amasser un maximum de ressources. Des ressources utiles à votre campement vous l’avez compris.
Cette phase n’est pas sans rappeler un certain The Binding of Isaac, avec des salles disposées en petits labyrinthes. Ici aussi les donjons sont générés aléatoirement. Pour avancer donjon après donjon, Cult of the Lamb vous propose plusieurs chemins. Rien de mystérieux dans nos choix puisque des symboles matérialisent ce que vous allez y trouver. On aura ainsi soit des combats en grand nombre, des ressources, ou bien de nouveaux adeptes.

Pour faciliter votre progression, outre les bonus passifs vous rencontrerez un aimable PNJ qui distribue des cartes de Tarot. Des cartes de tarot un peu spéciales certes, mais des cartes malgré tout, qui vous apportent des améliorations temporaires (le temps du donjon). Votre agneau se retrouve avec la possibilité d’avoir plus de vie, ou bien de frapper plus fort. Les cartes sont nombreuses et toutes très utiles.
Cette partie de gameplay est franchement une véritable pépite. C’est rapide, avec une prise en main simple. C’est énergique, dynamique et plutôt facilement gérable même lorsqu’il y a du monde. J’ai vraiment pris mon pied ici en phase d’action (alors que je n’aime pas The Binding of Isaac) et les traversées de donjons sont les moments les plus addictifs du jeu selon moi. Classique mais efficace. Pourtant la gestion du troupeau possède une profondeur rarement vue dans un jeu de gestion.
Progresser dans cette phase de gestion amènera naturellement de meilleures capacités dans les donjons. Les armes principalement en plus des bonus comme vu précédemment. La multitudes d’armes est à signaler. Chacune possédant son propre avantage et parfois son propre inconvénient.
Plus vous avancez dans les méandres des mondes des divinités plus il y aura des donjons à traverser. Dites-vous bien que pendant que vous terrassez des monstres, vos disciples continuent de vivre, de travailler ou de mourir. Facile lorsqu’il y a trois/quatre donjons à traverser. Bien plus compliqué lorsqu’il y en a une dizaine ! Heureusement vos disciples finiront par faire leur besogne seul si leur foi en vous est grande. Qu’ils sont gentils !

Comme espéré et attendu, la direction artistique du jeu m’a vraiment ravi. Le mariage parfait entre tout mimi et tout sanguinolant. Cult of the Lamb joue d’ailleurs très bien sur ce sentiment. C’est tout choupi en façade, mais derrière c’est vraiment parfois borderline. Mais c’est ça que j’aime. Entre ange et démon.
Les environnements et le bestiaire sont assez limités mais c’est suffisant pour ne pas sombrer dans une redondance qui décevrait le joueur. J’ai pris beaucoup de plaisir à progresser dans toutes ces salles.


 Cult of the Lamb va faire de vous un véritable agneau tyran. C’est sur ce genre d’expérience que l’on découvre jusqu’où nous sommes capable d’aller pour obtenir ce que l’on veut. Enrôler des petits êtres tout chétifs, pour les faire travailler H24, leur faire manger de la nourriture médiocre pour une divinité qu’ils n’ont jamais vu et enfin les mutiler et les sacrifier pour le bonheur du troupeau… Tiens, j’ai déjà vu ça quelque part…
Les actions possibles en matière de doctrines sont totalement perverses et flirtent souvent avec le diabolique. Attention, les rituels et autres sermons ne sont pas là pour offenser, aussi faut-il prendre le jeu au sérieux pour l’être. C’est un peu le tour de force de Massive Monster: proposer un humour noir comme on en voit trop peu dans le medium du jeu vidéo.
Malgré une partie action trop dominée par la gestion (selon moi) Cult of the Lamb reste une véritable pépite et un petit OVNI vidéo ludique.
Une quinzaine d’heure de jeu vous suffiront pour voir le bout. Tout juste assez pour profiter du bonheur de devenir une divinité. Si l’envie vous en dit, il vous sera possible de prolonger la souffrance de vos disciples (ils aiment ça vous verrez), autant de temps que vous le désirez… Si ce n’est pas perverse !


Genre : Rogue Lite, Gestion, Hack n'Slash
Langue : Français
Développé par : Massive Monster
Edité par : Devolver Digital
Taille : 1.5 Go
Sortie : 11 Aout 2022
PEGI : +12
Plateforme : Steam, Switch, XBox One|Series, Playstation 4|5

Jeu testé sur PC AMD Ryzen 5 5600H Radeon 3.30 GHz en Ultra
Jeu offert par l’éditeur

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2 commentaires

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