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Avis : Masupilami 2 Salsa Palombia

On peut tacler Microids pour la plupart de ses jeux, mais d’autres arrivent cependant à être de bonnes factures, voire de très bonnes surprises. Je pense notamment à la série des Schtroumpfs, à Syberia 4 ou bien récemment au jeu inspiré du livre de Bernard Werber, Les Fourmis (un jeu déjà oublié de tous, malheureusement).

Dans cette liste non exhaustive, malgré tout, il paraîtrait que Marsupilami : Le Secret du Sarcophage, paru il y a cinq ans, soit lui aussi un bon jeu.

Je dis il paraîtrait, parce que malheureusement je n’ai pas eu le plaisir d’y jouer, ni même d’y porter le moindre regard. C’est donc en joueur totalement novice que je vais me plonger dans sa suite, Marsupilami 2 : Salsa Palombia.

Cette suite marque le retour de nos trois jeunes marsupiaux Hope, Twister et Punch dans une aventure de plateforme colorée et rapide, fidèle aux dessins animés et à l’esprit du premier épisode.

Développé par Ocellus Studio et édité par Microids, le jeu s’inscrit dans la continuité des adaptations vidéoludiques de bandes dessinées, et reprend au passage des idées déjà vues et revues ailleurs. On se souvient des Schtroumpfs reprenant la formule de Luigi’s Mansion ou Ratchet & Clank, et ici, la formule rappelle Rayman, Donkey Kong Country, et cela se ressent dès les premières secondes de prise en main. On pourrait bel et bien crier au plagiat tellement c’est évident, mais je dois bien avouer que, pour le coup, cela convient plutôt bien aux petites boules de poils que l’on dirige. Et puis, c’est très respectueusement copié et réussi, donc on va passer l’éponge (pour cette fois).

L’intrigue est volontairement — et évidemment — légère, avec une très courte vidéo présentant une reine momie réveillant nos héros via une radio maléfique. Après avoir découvert les méchants du jeu, nous voilà plongés immédiatement dans un premier niveau qui sert en quelque sorte de tutoriel.

À la façon d’un Nintendo, ce premier stage se veut très accessible, mais la suite va monter crescendo en difficulté. Si vous voulez progresser sans trop de problème, il faudra maîtriser les capacités propres à chaque personnage. Twister peut faire l’hélicoptère horizontal, Hope saute plus haut, et Punch se transforme en balle rebondissante pour éviter les épines.

Face au premier épisode, jusque-là peu de changements visiblement, à la différence près que vous aurez la possibilité de changer de personnage à chaud. Dans les niveaux plus complexes, il sera important de bien enchaîner les combinaisons d’aptitudes pour avancer. Rassurez-vous, si vous êtes une joueuse ou un joueur expérimenté(e), tout ira bien : nous ne sommes pas non plus dans les derniers niveaux de Rayman. Il est également possible de jouer en coop, mais pas partout, puisque certaines zones restent réservées à un seul joueur.

Visuellement, le jeu est très agréable. Les décors sont colorés, vivants, jamais surchargés, et les trois mondes offrent chacun une ambiance distincte, même si la direction artistique semble parfois répétitive et nettement moins inspirée que les influences. On imagine encore un manque de moyens empêchant de pousser le concept au maximum. Dommage.

Côté rejouabilité, comme pour un Yoshi ou un Donkey Kong, il y aura de nombreux objets à collectionner, ainsi que des portails cachés (vous avez dit Rayman ?) menant à de nombreux défis chronométrés et de plus en plus ardus. Des tips qui donnent au jeu un peu de durée de vie, mais malheureusement pas l’envie d’y retourner. L’aventure principale est de cinq à six heures pour en voir le bout, dans le meilleur des cas. Pour ma part, c’est bien suffisant. Une durée idéale pour faire une pause entre des RPG de 30 heures… voire 100. C’est comme écouter un album de Metal très technique (cc Zero Hour) et passer trente minutes pour se détendre avec Metalite…

Je m’égare, mais la transition est toute faite avec la bande-son du jeu. Cette dernière reste sympathique, mais on s’étonnera de n’entendre aucune voix. Le choix semble un peu dommage, surtout que le jeu s’adresse essentiellement à des enfants. Remarquez, nous adultes, on esquive les houba houba agaçants de nos enfants.


Je me répète, mais n’ayant pas joué au premier, je me permettrai de ne faire aucune comparaison. Marsupilami 2 : Salsa Palombia est un titre honnête et agréable. Coloré, accessible, il a suffisamment intégré et absorbé ses influences pour qu’on lui pardonne la simplicité du gameplay. Attention, il y a beaucoup de choses à récupérer pour le 100 %, il faudra sans doute repasser dans les niveaux pour ne rien oublier si vous cherchez le 100 %. Il peut être assez amusant pour une session familiale, en duo.


Genre : Plateforme
Langue : Français
Développé par : Ocellus Studio
Edité par : Microids
Taille : 6.52 Go
Sortie : 3 septembre 2026
PEGI : +3
Plateforme :  Playstation 4|5, Switch, PC, Xbox One|Series


Jeu offert par l’éditeur
Jeu testé sur Playstation 5

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