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Avis : Duskfade

Il y a des jeux qui débarquent avec un parfum de nostalgie bien prononcé, titillant la fibre sensible des vieux briscards de la manette qui ont usé leurs pouces sur les consoles des années 2000. Je dois en faire partie, même si ce type de jeux de plateforme post 32 Bits n’ont jamais étais ma tasse de thé. (Rire triste ou sadique en pensant à Balan Wonderworld)

Voici le texte corrigé, sans aucune modification de style ou de contenu :

Duskfade, petit dernier de l’action-plateforme teinté de clockpunk, s’installe sur nos consoles avec de grands airs d’ambition. Mais derrière les engrenages bien huilés de sa direction artistique, la mécanique tourne-t-elle vraiment rond ?

J’ai progressé méthodiquement dans le jeu pour savoir si c’était bien une lettre d’amour aux plateformers de l’ère PS360. Sur le principe je n’ai rien contre l’idée de faire revivre un style si particulier, qui a surtout mal vieilli lorsqu’on le compare au tout dernier Ratchet et Clank (le summum du genre selon moi). Mais, pourquoi sortir ça aujourd’hui ? Parce qu’il y a de la demande ?

Sérieusement ? Qui peut bien vouloir revivre ces moments grisants où l’on pestait comme des cons après un saut complètement loupé la faute à une caméra claquée au sol.
Plus sérieusement Duskfall a une autoroute devant lui. Le peu de jeux proposant ce type de gameplay ayant presque totalement disparu des stores et semblant désormais oubliés par nos chers développeurs préférant produire encore et encore des Metroidvania et autres Rogue Lite (voire carrément les deux). Un peu comme nous avons aussi subi des revivals de Monster World un peu avant 2020, ou du Beat Them All, pourrait-on subir une invasion de Ratchet Like ? Sur un malentendu et une production de très haute volée, Duskfall a ses chances car les vieux briscards sont en ce moment en mal de rétro à coup de larmes de crocodile (et accessoirement de format physique).

La jeunesse vidéoludique, c’était mieux avant… Cet avis devient absolument n’importe quoi, reprenons-nous.

Commençons par ce qui met tout le monde d’accord : visuellement, Duskfade a de la gueule. L’univers clockpunk (je ne sais pas si ça se dit) affiché ici est vraiment sympathique et l’esthétique se veut attirante. On peut s’accorder sur le fait que la direction artistique dégage une vraie poésie. Les biomes traversés ont du cachet et replongent direct dans cette ambiance « aventure épique » qu’on aimait tant à l’ère PS2. On a quelque chose de proche d’un certain premier Kingdom Hearts autant visuellement que manette en main, et c’est peut-être ici que Duskfade peine quelque peu.

Le feeling passe certes bien : courir, placer un double saut bien senti ou dasher à travers les décors procure un vrai plaisir fluide et dynamique mais si les combats de boss sont intéressants, tout est gāché par un Game Design vraiment peu inspiré. Tout est prévisible et tellement déjà vu que parfois on soufflera de désespoir. Rendre hommage aux jeux de plateformes action des années 2000 est-il une si bonne idée que ça ?

J’ai pu lire ci et là que le premier gros grief de Duskfall était le scénario et l’écriture générale. C’est sans doute vrai. C’est plat, cousu de fil blanc, et ça manque cruellement d’envergure émotionnelle. Mais perso, ce n’est pas très important, nous avons joué à bien pire par le passé sans broncher. La preuve on traverse les mondes sans vraiment s’y attacher, alors que l’on devrait s’y attarder. D’ailleurs, en fait on s’y attarde bel et bien mais ce n’est pas la raison.

En fait, c’est la partie plateforme qui fait perdre du temps, tant la progression sera hasardeuse pour qui ne maîtrise pas ce genre vieillot et ici vieillissant. On pense progression, on pense liberté mais on est face à des structures bien rigides et des couloirs ultra-linéaires, du vu et revu, sans aucune inspiration. Ajoutez -y un bestiaire redondant et pas vraiment original et vous obtenez une véritable déception face à ce qui nous a été vendu.

Heureusement avec de la patience et un kit de compétences bien rempli on se retrouve avec un jeu agréable à prendre en main et dont la progression se fait avec plaisir, malgré tout.

Et que dire de l’optimisation ? Même sur des configurations qui en ont sous le capot, le jeu se permet quelques caprices. Des saccades inopinées lors des transitions de zones et des cut-scenes bloquées bêtement à 30 images par seconde viennent régulièrement casser le rythme. Rien de totalement bloquant pour progresser, mais assez pour faire lever un sourcil agacé au joueur exigeant.


Duskfade n’est pas le chef-d’œuvre révolutionnaire qui va bousculer l’histoire du jeu vidéo, et il est loin d’être exempt de défauts. Mais est-ce un mauvais jeu pour autant ? Loin de là.

Si vous êtes en manque de plateformes, que l’esthétique horlogère vous fait de l’œil et que vous cherchez une petite aventure pop-corn sans prise de tête pour le week-end, il y a de quoi y trouver son compte. Un titre honnête, nostalgique, mais qui aurait clairement mérité un tour de clé supplémentaire à l’atelier avant de sortir sur le marché.


Genre : Plateforme / Action
Langue : Français
Développé par : Weird Beluga
Edité par : Fireshine Games
Taille : 10.08 Go
Sortie : 13 aout 2026
PEGI : +7
Plateforme :  Playstation 5, Switch 2, Steam, Xbox Series


Jeu testé sur XBox Series X
Jeu offert par l’éditeur

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