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Avis : R-Type Final 2

Après avoir fait mes armes Shump sur Amstrad CPC avec 1943, Lifeforce ou Flying Shark, je suis passé sur Master System et j’y ai découvert R-Type et ce fût la révélation.

Scroling horizontal, très beau (pour l’époque), vraiment fun à jouer et à prendre en main, malgré une difficulté élevée, il ne m’en fallait pas plus pour prendre mon pied et découvrir véritablement un genre pas comme les autres qui, mine de rien, faisait déjà rager les plus braves. Arriva ensuite Super R-Type III sur la Super Nintendo et la claque graphique… S’en suit la Saturn et vous savez ce qui s’est passé.

Bon vous le savez, pour aimer ce genre de jeux, il faut kiffer sa race le Die & Retry. Et pourtant figurez-vous que ce n’est pas ma tasse de thé, mais bon, je prends tellement plaisir à dégommer des vaisseaux aliens que je prends sur moi (ça fait 35 ans que je vois mes avions ou mes vaisseaux exploser).
Vous seriez là, à côté de moi à me voir jouer… C’est totalement fendar, tellement je suis mauvais et que je gueule sans cesse. Je crois que grâce aux Shoot them Up mon pourcentage d’insanité et de gros mots -que les enfants ne doivent pas entendre- explose tellement j’en balance à la minute.
C’est pervers ce genre d’attitude vous n’imaginez même pas ! Etre une bille dans un style qu’on adore. C’est se faire mal, très mal même. Bon pas physiquement heureusement, mais moralement c’est difficile. On meurt encore et encore mais on a tellement envie d’avancer, de découvrir les ennemis du niveau suivant, de débloquer des vaisseaux, d’affronter des boss dantesques…
Je ne raconte pas tout ça pour qu’on s’apitoie sur mon triste sort, n’empêche qu’il faut le vivre pour comprendre. Imaginez moi face à Dark Soul ou à Returnal !! Et puis je suis trop con pour jouer en mode baby. Au mieux je commence et avance en Hard, au pire je termine en normal, faudrait pas déconner. Le problème c’est que parfois, même comme ça, ça finit par coincer. Pauvre de moi…


Mais revenons à R-Type et en 1988 sur Master System (ou tout autre support).
Irem se lance dans la création d’un Shoot inspiré par Gradius et compagnie, mais R-Type en plus du Beam (tir chargé) ajoute une nouveauté majeure à son vaisseau, un simple module venant à l’avant ou à l’arrière du vaisseau. Ce simple module permet avec des items glanés ici et là de diversifier vos tirs. Avec ou sans module au nez (ou au dos) de votre vaisseau les tirs seront différents, vous aurez ou non un bouclier et vous pourrez également projeter ce fameux module sur vos ennemis pour les détruire.
Après quelques années à cartonner sur console, la licence à moins fait parlr d’elle (malgré un bon R-Type Delta) jusqu’en 2000 où un titre destiné à la PS2 s’annonce comme le volet final de la saga. R-Type Final arrive donc bon gré mal gré dans une époque où le Shoot Them Up n’excite plus qu’une poignée de joueurs Japonais. C’est la vie !

Le 1er avril 2019 (quelle date étrange pour annoncer un jeu), le studio Granzella publie un trailer de R-Type Final 2 qui ne nous le cachons pas a créé un certain enthousiasme chez les fans, mais m’a personnellement plutôt laissé de marbre. C’est que les suites comme ça, un peu faites à l’arrache, et voulant rendre hommage aux titres originaux ont plutôt tendance à exciter le chaland et puis au final possède un goût plus amer que doux. Après ce trailer, le studio confirmer que le jeu était bel et bien en développement, mais que le projet devra être soutenu par Kickstarter. Au bout du compte c’est presque un million de dollars qui sont récoltés.

Le résultat, nous l’avons là, entre nos mains, un Shoot them Up qui ne rend pas hommage à l’original, mais qui est plutôt une suite à R-Type Final.

N’ayant pas joué à ce dernier (oui désolé), à la prise en main de Final 2, il bien fallu que je le compare à quelque chose. Et au bout de quelques heures, difficile de ne pas penser à R-Type premier du nom et à Gradius 5, véritable joyaux du genre et qui malgré les années ne prend pas de ride.


R-Type Final 2 fait donc suite au premier épisode où vous deviez combattre Bydo un organisme qui menaçait l’avenir de l’humanité. Et comme ils sont super vilains, c’est encore une fois à nous qu’ils veulent s’en prendre. C’est fou cette originalité ! Tout le monde veut nous détruire, tout le temps. Mais qu’est-ce qu’on a fait pour mériter ça !!!???

Avant de rentrer dans le vif du sujet, parlons contenu.
Le jeu n’est pas avare et propose quelque chose que l’on peut qualifier de fourni. Evidemment il y a le mode histoire (qui contient sept niveaux), mais également un mode scoring qui nous permet simplement de rejouer les niveaux que l’on a préalablement terminés, avec 100% des armes à disposition dès le début (cette chance !!!). Alors étant donné la difficulté du jeu, c’est peut-être une bonne chose de pouvoir vagabonder ainsi dans les niveaux déjà explorés pour améliorer son score, mais à défaut si vous espérez apprendre le dit niveau par cœur, dîtes vous bien que vous ne serez pas autant armé ! On retrouve également un mode Données et Galerie où ce dernier vous propose des images à débloquer et que vous utilisez en image de fond pour l’écran titre ou bien les temps de chargement. Vous y retrouvez aussi le Labo Bydo (un glossaire recensant les 80 ennemis du jeu) et le Musée R où vous pourrez y découvrir et acheter des vaisseaux. Ils sont au nombre de 99, certains peuvent s’acheter au fil des niveaux terminés, d’autres avec des mots de passe, enfin certains ne s’achètent qu’après avoir longuement pratiqué avec un model spécifique. C’était déjà le cas avec R-Type Final premier du nom me dit-on.

Il y aussi la section Boutique pour y acheter des stickers destinés à vos vaisseaux, des tenues pour votre pilote, mais également du Solonium, de l’Etherium et du Bydogène, des composants qui vous sont demandés dans le Hangar pour l’obtention de vaisseaux. Tout ça s’acquière également en jouant et plus précisément en terminant les tableaux.
Plus anecdotique, vous retrouverez enfin les menus Manuel R et Spécial. Le premier est un simple tutoriel et aperçu de l’histoire de R-Type. Quant au second, il s’agit d’un espace réservé à ceux qui ont donné une pièce durant Kickstarter aux développeurs et qui pourront en contre partie recevoir divers bonus.


De manière générale R-Type Final 2 est assez difficile. Certains passages sont vraiment compliqué à passer et il faudra beaucoup de dextérité de self control pour avancer. Et puis il y a évidemment ce ‘malus’ que l’on prend en pleine poire lorsque l’on meurt et que l’on revient sans arme. Pour progresser alors il faudra slalomer jusqu’à devenir puissant et enfin efficace face à la horde d’ennemis face à nous. Sans la bonne arme, le bon vaisseau, au bon moment à l’instant T, parfois c’est très chaud. Heureusement le nombre de crédit légèrement abusé (99) permet d’apprendre les déplacements des vaisseaux qui avancent vers nous.
R-Type Final 2 pourra pour certains manquer de peps. Mais c’est R-Type, donc de base c’est assez mou. Heureusement l’on peut accélérer la vitesse de notre vaisseau. 4 vitesses sont disponibles, de tortue à hirondelle, c’est à dire de lourdaud à bordel ça va trop vite !! Fait amusant qui ne concerne peut-être que moi, mais impossible de prendre du plaisir à jouer avec le stick de la PS4. C’est bien difficile également avec la croix de la Dual Shock 4, alors qu’il n’y a aucun souci avec la manette XBox One ou Series.
Concernant le level design, nous sommes dans un R-Type pur jus. Rien d’extraordinaire, mais ça reste agréable. Le travail de Kazuma Kujo créateur historique se ressent forcement, mais également pour le gameplay. On retrouve le côté technique de l’utilisation de la Force qu’il faudra lancer, récupérer, passer devant ou derrière, enfin vous connaissez le principe. En sus de tout ça, désormais votre Force peut charger une super attaque dévastatrice. Pour la remplir à 100% il vous suffit de l’utiliser en tant que bouclier, mais aussi de rentrer en contact avec l’ennemis. L’explosion est efficace, soyez en sûr.

Techniquement R-Type Final souffle le chaud et le froid.
R-Type a toujours (du moins au début) proposé une ambiance assez spéciale, avec une esthétique que l’on peut dire organique. C’est ici encore le cas, mais pas partout et c’est justement là un point qui fait que l’ensemble bat de l’aile.
Tantôt on retrouve ces fameux niveaux, plutôt jolis, avec quelques détails en mouvements qui laissent entrevoir de la vie (en premier plan, au troisième ou bien loin derrière) et puis il y a des niveaux plus ‘métalliques’ qui sont, disons le, clairement vide de tout. Les détails y sont mêmes absents avec des textures inexistantes ! C’est presque digne d’une Playstation 2, mais sans avoir repris en main Gradius 5, je me demande si ce dernier n’est pas plus beau. Mais le point fort du titre, c’est clairement le jeu de lumière. Ici, nous sommes sur du très haut niveau. Les effets lumineux lorsque l’on longe les murs avec notre petit satellite (qu’il soit jaune ou rouge), les tirs chargés ou bien les lasers rebondissants sur les murs c’est beau, très beau.

R-Type Final 2 pêche aussi avec ses niveaux, un peu trop courts (sauf le dernier tellement impossible à braver qu’on aimerai affronter le boss immédiatement) et qui misent plus sur l’apprentissage des trajectoires des ennemis, la connaissance des meilleurs esquives pour avancer jusqu’au boss que de tout blaster. Le problème c’est qu’à zigzaguer de la sorte on fini par s’apercevoir que la HitBox parfois nous joue des tours pas franchement sympas, surtout avec les environnements fixes. Notre R-9 est-il trop gros pour un titre qui demande d’être aussi précis ? Possible.
Autre souci, le temps de chargement après chaque mort, une hérésie ! Nous sommes en 2021 ! Heureusement un patch est venu corriger le problème raccourcissant drastiquement ce temps perdu entre deux vies. Si la Playstation 4 Pro ou la Xbox One S souffrent également d’un long temps de chargement après chaque Game Over, heureusement nous n’en sommes pas au point de la Switch qui demande 10 secondes avant de retourner affronter la horde de Bydo. Pathétique !
La difficulté pourra aussi être un bon gros frein au plaisir de jouer. Si R-Type a toujours été reconnu pour un Shoot contraignant, il faut remercier Grazella d’avoir proposé plusieurs niveaux de difficulté. Si en Entrainement le challenge pourra vous paraitre bien trop simple (sauf peut-être le dernier niveau qui demande beaucoup de dextérité), le titre prend une toute autre tournure en difficulté Bydo et supérieur. On se demande d’ailleurs comment la difficulté puisse être aussi élevée alors qu’il ne s’agit pas du tout d’un Maniac Shooter ! (Rire)
Enfin et j’en terminerai là pour les défauts du jeu, sa bande son. A part le thème général lorsque nous sommes dans les menus, qui est tout simplement magnifique (et qui rappelle un peu l’intro de « The Expanse ») le reste, bien qu’atmosphérique et pouvant coller au thème organique -voir malsain par moment- est d’une platitude totale. Si Darius Gaiden avait réussi à proposer une musique lancinante mais efficace car rythmée, ici c’est d’un ennui éprouvant. Que dire également des bruitages vraiment trop cheap et manquant de peps pour donner de l’intensité aux combats.

Ha et puis les boss sont d’un ridicule…

Le jeu possède une version Digital Deluxe Edition contenant des niveaux supplémentaires qui arriveront aux fils de 2021


Clairement les intentions de rendre hommage à la franchise sont biens présentes, car l’ADN est palpable, mais il y a de manière générale un manque d’inspiration. R-Type Final 2 reste malgré tout une bonne expérience.
Le titre de trop ?


Genre : Shoot them Up
Langue : Français 
Développé par : Granzella 
Edité par : NIS America 
Taille : 6Go
Sortie : 30 Avril 2021 
PEGI : +7 
Plateforme : PC, XBox, Playstation 4, Switch

Jeu testé sur Playstation 4 Pro et Xbox One S
Jeu offert par l’éditeur

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