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Avis : void tRrLM(); //Void Terrarium [Playstation 4] [Swich]

Voilà une aventure pas comme les autres, celle de Robbie, factoryAI et de Toriko créé par Nippon Ichi Software.

Dans un futur alternatif (qui finalement ne l’est pas tant que ça), notre aventure débute de façon assez étrange sous la surface de la Terre. Un ordinateur prénommé factoryAI nous explique que l’humanité à dû se réfugier sous terre après que des champignons aient lâché des spores toxiques dans l’air. Fidèle à elle-même l’humanité malgré toute la technologie mise en oeuvre pour survivre, finie par épuiser toutes les ressources disponibles l’obligeant à aller de plus en plus loin. Finalement contre son gré, l’Homme a du créer une IA capable de gérer les ressources pour l’aider à la gestion des denrées. Plus intelligente que prévue, un peu à la façon de IA (le film avec Will Smith) et s’apercevant que certains humains étaient égoïstes, l’IA décida de rationner les ressources. Cette élan de générosité et de bonté pour simplement permettre aux Hommes de survivre à ce cataclysme annoncé a évidemment déplus à qui ceux qui y voyaient leurs propres intérêts menacés. Cherchant alors à détruire l’IA conçu pour nous sauver, les Hommes la mirent en colère. Dans un excès de rage et pour se protéger l’IA fini par détruire le reste des humains vivant sous terre en ouvrant les portes qui jusque là protégait ce petit monde.

A croire que FactoryAI est doté de conscience, aujourd’hui touché par le remord il se sent seul et aimerait bien chouchouter quelques humains. Et justement c’est ici qu’intervient notre petit Robbie qui découvre par hasard une humaine. Cette dernière fortement touchée par la toxicité ambiante va devenir le centre d’intérêt de notre petit robot et de l’IA. Il va falloir soigner cette prénommée Toriko et surtout la protéger des maladies qui la menacent mais également de la faim. A défaut de pouvoir utiliser uniquement son intelligence, puisque coincé dans une décharge, FactoryAI va demander à Robbie de devenir son corps pour apporter ce dont Toriko a besoin.

La mission de Robbie, trouver de la nourriture et des médicaments pour maintenir Toriko en vie, mais aussi des objets pour rendre sa vie plus agréable.

Vous voilà donc en vadrouille dans un Rogue Like, dans plusieurs endroits à chercher des objets que les humains ont fabriqués par le passé pour votre petite Toriko. Si la mission confiée par FactoryAI ne semble pas bien difficile, il s’avère que bien au contraire, vous voilà partis pour un périple digne d’un sacerdoce. Non pas que le jeu en lui-même soit difficile (non je plaisante), mais tout étant ici généré de façon aléatoire, il faudra juste un bon coup de chance pour trouver les objets réclamés rapidement avant de vous faire défoncer par les robots traînants ici et là ou bien mourir par manque d’énergie. Void Terrarium demande effectivement beaucoup de chance mais aussi pas mal de gestion, dont malheureusement vous n’êtes pas toujours responsable.
Par exemple, lors de ma première partie j’ai pu récolter un beau Game Over (Toriko est morte) au bout de 8 heures de jeux, n’ayant pas encore trouvé de quoi refermer le fameux terrarium… Puisque cette pièce manquante est générée elle aussi de façon totalement aléatoire dans les donjons. Vous allez me dire, manque de chance et je vous répondrai par l’affirmative puisque lors de ma seconde session il ne m’aura fallu que 2 heures pour la trouver. C’est cruel !
Lors de votre progression Robbie gagne de l’expérience après chaque combat (au tour par tour qui se font de façons plus ou moins automatiques) à la manière d’un RPG classique avec des attributs que l’on gagne et qui facilitent l’avancée. Expérience et attributs que l’on perd à chaque retour dans le hub où se situe Factory Ai et Toriko.

Les objets récupérés sont donc à crafter de façon massive. Mais outre votre énergie à surveiller, vous devrez également jeter un oeil sur le niveau de santé de Toriko (qui peut tomber malade), vous obligeant à revenir assez souvent (du moins au début) la voir et la soigner.
Médicaments, et objets doivent ainsi être trouvés en nombre suffisant pour devenir utile, tant pour elle que pour vous. La décoration du terrarium ne sera d’ailleurs pas à prendre à la légère puisqu’ils vous apporteront du soutien passif durant vos missions dans les donjons (XP, défense, Skills…).
Pour la nourriture destinée à Toriko pas besoin de remplir votre frigo, chaque jour qui passe détruit à petit feu les champignons (ou autre) que vous avez rapporté pour elle. Et si ils sont périmés vous risquez de rendre malade votre petite protégée.

Les évolutions de votre terrarium seront nombreuses. Si cela débute de façon assez calme avec de la mousse ou quelques arbres, vous pourrez créer des papillons pour un lit ou bien encore une lune ! Evidemment il vous fera des plans pour fabriquer ce type d’objet. La personnalisation est assez poussée et vous pourrez faire selon vos propres goûts.

Le premier souci du jeu vient avant tout de cette obligation de looter dans un monde où tous les donjons sont construits de façon aléatoire, tant le design, les objets à trouver, que les ennemis. En effet, si l’objectif est de traverser le plus de niveau pour acquérir le plus d’objets et d’expériences possibles vous aurez la malchance de tomber sur des nids d’ennemis (dès votre arrivée dans la zone, comme cela s’est produit pour moi plusieurs fois) et vous faire éclater, ou bien de rencontrer très peu de robots ennemis vous empêchant de level up et tomber sur bien trop fort à l’étage supérieur. Autre exemple, j’ai par moment trouvé des batteries à n’en plus finir durant ma prospection, mais aucun bonus de vie, ce n’est d’aucune utilité lorsque vous être confronté à une horde de robots menaçants.
Le temps passé à se promener dans les donjons, face à la gestion de la santé de Totiko représente ainsi presque 95% du temps dans le jeu, autant vous dire que si vous n’aimez pas ça, passez immédiatement votre chemin.
Ce premier souci amène ainsi tout naturellement au second, on perd un temps fou dans les donjons à faire des aller-retour pour cause de mort bête ou bien par destruction totale de la part des robots ennemis. Robbie est trop faible au début pour prendre du plaisir à se promener dans les labyrinthes proposés. Se faire terrasser ainsi tel un Die & Retry se n’est pas du tout plaisant et on se lasse vite, trop vite. Recommencer encore et encore c’est épuisant. On est trop peu poussé vers l’avant pour avoir envie de continuer. Seule la relation qui se créait avec Toriko peut donner envie de continuer. Car finalement il s’installe une relation assez agréable entre cette humaine et Robbie.

Et je crois que c’est clairement la force de ce titre. Si l’on a le courage de faire face à cette infernale difficulté, on découvre une histoire dramatique qui touche et qui fait réfléchir quant à l’avenir de l’humanité et des permissions que l’on doit donner à une IA (les fameuses règles du film dont je parlais plus haut).
De plus Void Terrarium offre deux fins différentes suivant la décision que Robbie prendra en fin de partie. L’une d’elle vous amène d’ailleurs à affronter le seul vraie boss du jeu. Dans les deux cas votre décision vous brisera le cœur. Robbie a t-il lui aussi une conscience ? Chut !!!

L’univers de Void Terrarium est fidèle à ce que j’attends d’un titre Nippon Ichi Software, à savoir un parfait mélange d’onirique, de froideur, de rêve… Cette façon de créer un monde glacial et dur, mais toujours avec cette touche d’espoir est plutôt unique. Je pense évidemment à The Liar Princess and the Blind Prince, Yomawari Night Alone ou bien encore Rose and the Old Castle of Twilight.
D’ailleurs graphiquement Void Terrarium dans la même veine que les précédents. La partie où l’on s’occupe de Toriko est vraiment magnifique, avec des couleurs pastels. L’endroit est reposant, calme et inspire à la mélancolie. A contrario, la partie labyrinthe est plus rigide, avec beaucoup d’angles, des couleurs plus foncées; Clairement, je n’aimerai pas y vivre (même sans les ennemis qui y vivent). Si l’idée était de bien marquer la différence entre ces deux mondes et bien c’est assurément réussi. On pourra à juste titre reprocher que les donjons soient aussi peu différents les uns des autres. Quelques couleurs et quelques décorations feront le strict nécessaire pour marquer la différence. Enfin après une quinzaine d’heures de jeu on finira par connaître plus ou moins la forme des maps, avec tantôt de longs couloirs et des espaces étriqués ou bien l’inverse, mais rarement des formes surprenantes, avec régulièrement de grands espaces ouverts au quatre coins de la carte.
L’ambiance sonore n’est pas en reste avec une bande son Electro, Dubstep ou bien Tance Progressif qui colle plutôt bien à l’univers et à l’environnement. Même les longues sessions dans les niveaux ne viennent pas entacher la chose, malgré la répétitivité de la musique. Il est déjà frustrant de recommencer encore et encore les niveaux, je ne vous cache pas l’horreur si en plus la bande son eu été mauvaise et franchement énervante. Ouf.


Ce jeu est-il à conseiller ? Je ne sais pas. La frustration de ne pas avancer véritablement au début est je dois vous le dire rédhibitoire, surtout lorsque l’on ne trouve pas l’objet qui va tout débloquer. Après il y a aussi et j’en ai parlé, cette sensation d’être très faible, de jouer avec un Robbie qui n’a aucune possibilité de se battre, aucune vaillance. Mais c’est au final oublié qu’il est tout petit et puis par la suite c’est aussi se forcer à se dire qu’il deviendra une véritable machine de guerre si (et seulement si) vous savez bien gérer l’embellissement du terrarium.
Et puis il y a cette histoire entre notre cher Robbie et sa petite protégée, Toriko. Une histoire qui touche, même si comme l’aventure, c’est très long à débuter.
La fin ? Admirable, touchante… mais je ne peux pas vous la dévoiler, d’autant qu’il y en a deux. Oui deux. D’ailleurs pour découvrir la seconde il vous suffira de reprendre à la dernière sauvegarde et de recommencer, d’une autre façon… Laquelle est la bonne, laquelle est la mauvaise… Ça ce n’est pas à moi d’en juger.

Assurément, c’est un jeu qui mériterai sa place dans le GamePass…

Ha si, le jeu est en Anglais, dommage…


void-trrlm-void-terrarium-jeu-ps4Genre : A-RPG, Rogue Like
Langue : Anglais
Développé par : Nippon Ichi Software
Edité par : NIS America 
Taille : 785,00 MB
Sortie : 10 juillet 2020
PEGI : +7
Plateforme : Switch, Playstation 4, Steam

Jeu offert par l’éditeur pour la réalisation de ce test

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