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Test : Okami HD

NSwitchDS_OkamiHD.jpgGenre : Action RPG
Langue : Français
Sortie : 09/08/2018
Développeur : Capcom
Éditeur : Capcom
Taille : 9877,59 MB

Site web

9,5/10


Après une version PS2 qui a fait saliver, après une version Game Cube annulée qui a fait pleurer et après une version Wii qui a fait jaser grâce aux fonctionnalités (réussies) des wiimote, Okami, le seul Zelda Like digne de ce nom s’est vu en 2017 rééditer en HD sur les consœurs PS4, One et PC.

Le voilà aujourd’hui sur notre belle hybride. Mais de se voir encore une fois retouché (après un portage sur PS3) était-ce vraiment nécessaire ? Etait-ce vraiment demandé par la fan base ? Je ne le crois pas, mais Capcom a sûrement senti bon l’opportunité de surfer sur les rééditions HD actuelles.
Alors, à l’heure où les portages sont plutôt faits à la va vite par des équipes bis et ayant le facteur temps sous la gorge, Capcom a-t-il fait le minimum syndical ou bien a-t-il réalisé un hommage digne de ce nom ? Réponse en fin de test et pas avant !

Hey Listen… je vais essayer de vous raconter une histoire… Il y a fort longtemps, ou plutôt il était une fois dans le monde de Hyrule, … non trop connu ça… plutôt dans le Japon Médieval, le Nippon ancestral en fait.
Orochi, un monstrueux dragon à huit têtes et à huit queues, a en otage un village, le village de Kamiki mais il réclame régulièrement qu’on lui sacrifie une jeune fille sans quoi il le détruira. Mais un jour, la petite Nami doit à son tour être dévoré par Orochi. Cependant Nagi, son fiancé ne compte pas se laisser faire et décide d’affronter le vilain tortionnaire. Nagi, plus courageux que jamais décida enfin d’aller face à Orochi. Après un combat difficile, mais haletant et au moment où tout semblait terminé, Shiranui le Dieu Soleil présent sur Terre sous forme d’une louve blanche apparaît et attaque à son tour le dragon. Le monstre affaibli par les attaques de la louve, et Nagi ayant retrouvé force et bravoure, tranche chacune des huit têtes du monstre.
Une fois mis hors d’état de nuire, et ainsi afin de pouvoir protéger le village, les deux héros décident de sceller la grotte où a eu lieu le combat.
C’était un beau combat, vraiment beau, car 100 ans après les villageois de Kamiki s’en souviennent encore… En fait non, plus personne ne s’en souvient ! La mémoire des Hommes est malheureusement bien courte, même si cela risque de le mettre en danger.

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Susano, le descendant de Nagi et soit disant le plus valeureux guerrier du Nippon, décide de reprendre l’épée qui scellait la grotte. C’est alors qu’il libère malgré lui Orochi. Et là, c’est le drame. Les démons qui reviennent, des cultures qui ne croissent plus, des gens transformés en statues… La catastrophe totale, les habitants flippent, le ciel est assombri, bref ça sent fort les gros soucis pour l’avenir.
Mais heureusement, L’esprit de la déesse du Soleil refait surface et Amaterasu (pas celle de Sailor Moon) se réincarne à nouveau en Shiranui, la louve.

Vous allez donc incarner cette belle louve immaculée de blanc et allez devoir affronter votre ancien ennemi.
Et après avoir traversé tout le pays, après avoir pourfendu moult ennemis, après avoir sauvé l’humanité face à Orochi, vous déesse du Soleil, vous aller parachever l’histoire de votre ancêtre et redonner l’espoir à tout le monde. Sans spoiler quoi que soit, cela va bien se terminer… ou pas.

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Avec cette conversion HD, Okami gagne en classe visuelle, grâce à un cel-shading de toute beauté. Attention toutefois car c’est peut-être le style graphique qui vieilli le mieux au fil des années qui s’écoulent. Il suffit de regarder Jet Set Radio, The Wind Maker (dont il s’inspire grandement) ou bien encore Killer 7 pour comprendre que le temps n’a aucune influence sur leur beauté. Non, cette refonte graphique, aussi minime soit-elle, permet juste d’effacer cette impression de flou et de donner des couleurs plus clinquantes et claquantes. Le reste est bien plus anecdotique, mais le jeu d’origine était suffisamment et déjà tellement beau qu’il n’était pas nécessaire d’en faire trop.
Non, là où Okami pêche c’est le comportement de certaines choses datant de 2006 et qui auraient peut-être mérité d’être révisées ! Il y a des choses anecdotiques sur lesquelles je ne m’étalerai pas (notamment les voix très agaçantes), mais je mettrai plus le doigt sur la caméra. En effet cette dernière est très lente, avec une réactivité à deux de tension. Pas simple de s’y faire en 2018. Mais surtout, assez souvent lors des combats on se voit un peu rager, car il difficile de se placer face aux ennemis dû au fait d’un placement hasardeux de la dite caméra.
Souvent on prend, malgré nous, le choix de mettre la camera en mode éloignée lors des déplacements pour une meilleure vue.
Le choix a été fait, d’entrée de jeu, de mettre la direction de la caméra en mode inversé… mais pourquoi tant de haine ? Heureusement ce choix est paramétrable dans les options.
La suite ? Pas grand-chose à signaler le jeu était excellent en 2006, et heureusement il l’est toujours. Après on peut chipoter sur certaines choses qui peuvent paraîtres redondantes et totalement illogiques de nos jours, mais pourtant ces petites choses étaient belles et bien agréables à l’époque.

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La force de la Switch ou de la Wii face aux autres supports est la possibilité d’utiliser les Joycons et les Wiimote, rendant l’utilisation du pinceau nettement plus immersif. Certains préfèrent l’utilisation du stick pour dessiner avec le pinceau céleste, je peux comprendre, surtout après s’être essayer sur la Wii, mais je dois rassurer ces personnes, les Joycons sont bien plus précis et surtout nettement plus sensibles que leurs ancêtres Wiimote et Nunchuck.
Mais le must est évidemment d’utiliser le fameux pinceau en mode tablette pour y peindre directement les figures d’attaques ou défensives, avec son doigt.

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Si le jeu est très intéressant de par son univers graphique et son univers mythologique, il l’est aussi musicalement. Clover Studio nous a concocté une OST de dingue et qui rend hommage aux compositions magistrales de l’époque médiévale Japonaise. Invitation au voyage, l’utilisation d’instruments modernes mais aussi et surtout d’instruments d’époque comme l’hamizen, le koto, le shakuachi ou bien encore le taïko. Masami Ueda (et son équipe) ont réalisé l’une des meilleures productions musicales en 2006 et c’est toujours le cas aujourd’hui en 2018. Pour tout avouer, cela m’a aussi beaucoup rappelé les belles sonorités des Samourai Shodown de la Neo-Geo. Je conseille donc de vous procurer l’OST via l’édition physique japonaise si elle est toujours disponible, bien évidemment.

La durée de vie de Okami est assez grande, puisque outre la ligne droite que vous propose l’histoire principale qui va vous prendre une quarantaine d’heure, il vous sera aussi possible de vous promener en faisant des quêtes annexes qui doubleront votre temps de jeux.
Le jeu possède, comme ce genre de RPG (d’Action RPG devrais-je dire) l’impose, de grosses longueurs. Et ici je vise surtout les dialogues beaucoup trop fréquents, mais aussi beaucoup trop longs et venant souvent casser le rythme surtout au début. Mais une fois bien installé et absorbé par l’histoire cela coulera tout seul, vous évitant ainsi de sombrer dans l’ennui.


Après toutes ces années le jeu de Capcom n’a pas pris une ride et avec cette petite cure de jouvence peut se targuer d’être même très actuel. Seul petit souci, la caméra, qui, elle reste d’époque, avec les défauts d’antan. Clairement il aurait pu être sympa de les corriger.

A y rejouer aujourd’hui, on se demande pourquoi il a été tant boudé à l’époque, alors que la critique l’avait à juste titre encensé.
Les graphismes si beaux, l’OST si belle, la jouabilité parfaite, un onirisme présent constamment, une immersion immédiate, Okami est unique est semble avec le temps devenir indémodable.
Okami est clairement un Zelda Like, dans son gameplay, dans ses donjons à traverser, dans ses PNJ aussi (certains sont d’ailleurs attachants), et dans son humour. Si vous en doutez, foncez-vous le procurer, vous ne le regretterez pas.
Enfin pour répondre à la question posée en début de ce test, oui, Capcom a fait le minimum syndical, mais Okami n’avait pas besoin de plus pour retrouver de sa superbe. Un simple lifting lui suffit amplement pour rester parmi les meilleurs jeux de l’histoire.


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