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Test : Steamworld Quest: Hand of Gilgamech

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Genre : RPG Tour par Tour, Deck Builder
Langue : Français
Sortie : 25/04/2018
Développeur : Image and Form
Éditeur : Thunderful
Taille : 729,81 MB

8,5/10


Connu pour la saga Steamworld, Image and Form aime à se renouveler. Si la DS avait eu le droit à un Tower Defense, l’étrange Dig était quant à lui plutôt orienté Metroidvania.

Ici encore un renouvellement majeur entre Heist, un RPG au tour par tour et ce Quest même si ce dernier reste un RPG. Les développeurs n’ont pas retenté le coup du RPG en vue de profil et ont préféré proposer un Deck Builder façon Ascension et Deck of Ahses. Personnellement j’ai plutôt pensé à Baten Kaitos le mythique RPG de la Game Cube.

SteamWorld Quest est une histoire à part entière, lue par un père, à la demande de son fils. Nous sommes donc toujours dans cet univers cyberpunk si cher à la série, avec un enfant désirant qu’on lui raconte une belle histoire de chevaliers et de dragons. Image & Form a trouvé ici une façon habile de lier sa saga amenant le médiéval dans l’époque même des autres Steamworld.

Dans les temps anciens, les Dieux après avoir pris du plaisir à tout façonner ont commencé à s’ennuyer. Ils décidèrent de créer une entité démoniaque et de l’envoyer sur la planète Terre. Drôle d’occupation vous me direz. Heureusement alors que tout n’était que destruction, un Héros, comme il n’en existe que dans les livres, rempli de courage et de volonté décida de mettre fin à ce monstre pour rétablir la paix, l’amour et pleins de petites choses que l’on pensait perdues à tout jamais. Au fil du temps qui passe et longtemps après ces événements, ce héros tomba dans l’oubli. Il ne reste malheureusement de lui que des sculptures et des mots dans des livres. L’héroïsme et le courage ayant disparus eux aussi, c’est au tour de la désolation et la destruction de revenir… L’histoire débute avec deux amis partis à la chasse aux champignons…

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Nous allons donc suivre les aventures d’Armilly, et de Copernica. La première une chevalière qui rêve de devenir membre de la Guilde, la seconde est une jeune mage, qui se pose beaucoup de question. Au fils du jeu, vous allez rencontrer Galleo, un lâche peu curieux, Orik un ancien Héro déchu, qui cherche la rédemption et enfin des frères et sœurs voleurs et orphelins. Tous vont devoirs affronter l’armée du Néant, dirigé par… un esprit à l’égo grandissant ainsi que de nombreux robots.
Malgré le côté dramaturge qui vole au dessus de l’histoire, nos futurs héros restent préoccupés par leurs petits problèmes personnels et cela jusqu’à la fin du jeu, ou presque. Cela donne aux personnages une identité propre qui permet ou non de s’attacher à eux. Mais cela permet aussi de bons moments d’humours car souvent ou presque les personnages sont détachés du malheur qui les attend.
Heureusement au fil des combats et de leur adversaires, leurs attitudes changent et après leur victoire finale … non je vous en ai déjà trop dit…

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Le jeu est graphiquement très beau. J’ai pris beaucoup de plaisir à combattre avec eux sur ces décors fait main. Je me suis même cru dans un jeu Ubisoft équipé du moteur graphique UbiArt Framework tellement c’est clinquant. Si Steamworld Quest est très agréable à l’œil en mode portable, c’est bel et bien sur l’écran de votre téléviseur que vous allez en prendre plein les yeux. C’est coloré, très fin et les animations sont superbes. Les mondes (Montagnes, ruines, forêts…) ne sont pas trop répétitifs dans leur design (arrière ou avant-plan), ni dans leur cheminement qui se limite à de petites maps à traverser de façon simple.
Côté musique Image and Form a aussi fait du très bon travail. Plutôt orienté Rock Progressif des années 70 et Rock, l’ambiance sonore nous fait passer un très bon moment. On pourra cependant reprocher un gros manque de diversité, puisque tous les boss ou presque ont la même musique. C’est dommage car la qualité de composition est bel et bien là, donc un peu plus de variété n’aurait été que bénéfique. Mais me voilà tatillon, sur une partie du jeu où je ne devrais pas l’être.

Parlons maintenant du gameplay et de ce système de deck si particulier pour un RPG.
Avant tout, sachez que comme chaque RPG, vos personnages ont des aptitudes primaires. Armilly sera la bretteuse et frappera fort, Copernica la magicienne sera moins puissante mais plus homogène, Galleo sera votre healer et sera votre secours permanent etc…
Il faudra donc jongler un minimum avec vos personnages pour rester performant durant tous les combats. Ne vous inquiétez pas, pas besoin de faire beaucoup de farming, puisque les nouveaux arrivants dans votre équipe possèdent le même niveau que vous. Cependant, il faudra augmenter leur capacité via de l’équipement ou via leur deck…

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En parlant de deck, comment fonctionne donc ce système de combat au tour par tour associé à vos cartes. Au fil du jeu, vous allez récupérer des cartes (certaines sont à trouver dans des trésors, d’autres sont à fabriquer chez la vendeuse du coin, enfin certaines vous seront données d’office au fil de l’histoire) qui s’ajouteront à votre tas de départ. Huit cartes par personnage sont distribuées au début que chaque combat, ce qui vous donne 24 cartes à utiliser puisque seulement trois Héros sont à la lutte contre les monstres. Vous aurez la possibilité de modifier votre deck hors combat, dans la limite de 8 cartes (forcement), ce qui doit vous permettre d’être le plus équilibré possible et je vais vous expliquer pourquoi un peu plus loin.
A chaque tour, vous allez devoir piocher pour compléter votre main, puis devoir choisir 3 de ces cartes dans l’ordre de leur action. Il faudra alors faire attention à la façon dont vous utiliser vos cartes. Car si certaines sont utilisables sans exigences particulières, d’autres cartes stipulent l’utilisation d’une jauge et de points (de 1 à 4). C’est l’utilisation de vos cartes classiques qui fait monter votre jauge points par points. A vous de voir, si vous voulez porter des coups rapidement mais plutôt peu puissant ou si vous préférez mixer vos attaques. Attention donc, à bien équilibrer votre deck pour pouvoir charger suffisamment votre jauge et utiliser ensuite les cartes puissantes. Enfin, si vous cumulez 3 cartes du même personnage à la suite, un coup spécial viendra renforcer votre attaque ou votre médecine. Beaucoup de possibilitées s’offrent à vous. C’est donc votre façon de jouer et de préparer votre jeu qui vous fera avancer plus ou moins tranquillement dans l’histoire de l’héroïque Gilgamesh.
A noter qu’il existe aussi la possibilité de défausser deux cartes pour mieux se préparer. Cela n’est pas inutile surtout lorsque vous vous retrouvez malheureusement dans un tirage sans carte classique.

Au fil de vos exploits et de votre progression, vous pourrez aussi augmenter les capacités de vos cartes, moyennant de l’or récolté durant vos combats. Un bon moyen de gagner en puissance, en magie ou en soins.

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Ce système de deck est bien plus simple qu’il n’y parait. Je me souviens avoir prit du temps pour assimiler le gameplay de Batein Kaitos, mais ici cela n’a pas été le cas du tout. Il faut dire que les pictogrammes y sont pour quelque chose. Certains trouverons sans doute le système assez basique et finalement ayant un attrait peu excitant, ou sans challenge. Aligner trois cartes de même couleur, préparer ses attaques classiques pour sortir ceux qui font mal… Et puis il va falloir refaire cela de nombreuses fois. Vous me direz que cela sonne comme un jeu extrêmement répétitif. Mais que cela soit en mode facile ou normal, je n’ai jamais eu besoin de farmer mon équipe pour avancer. Je ne n’ai jamais croisé le moindre game over et je n’ai du fuir qu’une fois à cause d’une équipe peu adaptée. Il en sera moins de même dans le mode supérieur où il faudra se la jouer plus technique en n’hésitant surtout pas à échanger ses Héros.
Il faudra au grand mot entre 15 et 20 heures pour terminer le jeu et ainsi voir qui est derrière toute cette ébullition dans ce mode où est destiné le chaos.


Tout va suffisamment bien dans ce jeu pour un faire un petit GOTY en ce qui concerne les titres indés de cette année. Humour, performance visuelle, scénario simple et personnages burlesques font de Steamworld Quest un jeu attachant. Son classicisme de par son système de deck arrive malgré tout à être très attirant. Gloire à Image & Form pour leur travail car cette répétition dû au gameplay est totalement effacée par le reste (si vous avez lu le test), notamment par un temps de jeu calibré pile poil pour ne pas nous faire sombrer dans l’ennui. Coup de maître, le tout dans moins d’un Giga !


Test de Steamworld Quest réalisé avec un jeu offert par l’éditeur.

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