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Test : UnderHero [Xbox One]

Le petit studio vénézuélien Paper Castle vous propose Underhero un jeu d’aventure-RPG en 2D.

Underhero débute de façon très classique sur le héros. Il est l’élu, l’élu qui doit sauver la princesse et sauver le monde du grand méchant, armé de Elizabeth IV, l’épée qui vous accompagne. Là où tout aurait dû bien se passer, patatras, vous voilà annihilé -surpris par un lustre tombant du plafond- par des petites frappes. Game Over posez la manette. Non évidemment le jeu ne se termine pas ici, aussi rapidement.

Le petit personnage maladroit qui a éliminé l’élu se voit porter comme un héros et a désormais l’honneur de rencontrer le Roi du mal. Vous l’avez compris, c’est ce petit personnage masqué que vous allez diriger. Vous voilà promu de simple sbire à chevalier prêt à partir en mission. La tâche est simple, partir dans les trois mondes voisins, rendre les gemmes aux boss que l’élu leur avait volé. L’histoire serait bien trop simple s’il n’y avait pas un mais. C’est sans oublier Elizabeth IV, l’épée de l’élu (qui parle), qui vous a convaincu sans trop de difficulté à jouer double jeu et ainsi devenir celui qui éliminera le Roi des méchants. Mais avant cela, la petite frappe que vous êtes va devoir affronter les 3 boss, mais surtout prendre du level pour ne pas être ridicule lors du combat final.

Prendre en main ce petit personnage masqué, qui a précédemment éliminé de façon accidentelle le héro d’une histoire est plutôt original et bien intrigant, car cela laisse entrevoir une aventure rocambolesque, avec on l’espère de nombreux rebondissements. Underhero use également de nombreuses références vidéo ludiques empruntées aux RPG et j’aime ça.


Underhero s’oriente au début de l’aventure comme un simple jeu de plateforme dont l’humour pourrait très bien s’inspirer des production NIS America, notamment Disgaea. Mais en fait, c’est plus du coté des séries des Paper Mario et Mario & Luigi et leurs systèmes de combat qu’il faut aller voir, avec pas mal de petites choses intéressantes, mais aussi d’autres qui nuisent au gameplay.

Comme un jeu de plateforme classique vous allez donc pouvoir sauter, nager et planer histoire de ramasser des pièces ou bien trouver des coffres, qui vous permettront d’améliorer votre personnage, votre bouclier ou bien encore d’acheter des potions (très utiles à la vue de la difficulté du jeu). En ce qui concerne les combats, ils reprennent le principe des RPG Mario & Luigi, avec l’importance de bien connaître le pattern de vos adversaires et de posséder aussi un skill de timing hors du commun, car oui certains vilains sont plutôt difficiles à appréhender.
S’offre à vous diverses façons de maltraiter vos adversaires durant les phase de combats : Attaquer à l’épée, attaquer avec un marteau ou bien attaquer avec un lance-pierre pour toucher les ennemis volants. Pour ce qui est de l’aspect défensif vous aurez aussi différents choix: sauter, se baisser pour esquiver les frappes ou utiliser son bouclier pour parer.

Comme dans la plupart des RPG il ne faudra pas oublier le stamina qui vous sera vital pour effectuer les actions d’attaque ou de défense. Evidemment chacune d’entre-elles va consommer un certain nombre de points et si vous êtes trop gourmand, alors vous serez dans l’incapacité d’attaquer ou de vous protéger. Pour recharger votre barre de Stamina, deux solutions, attendre patiemment qu’elle se recharge seule, ou bien tenter l’esquive ou la parade, cela boostant la recharge. A vous d’être technique et de bien connaître les attaques des bestioles que vous allez rencontrer, pour savoir quand attaquer et quand défendre. Pas toujours évident d’autant que les patterns ne sont pas forcement réguliers. Cependant le jeu offre une possibilité de vous en sortir grâce aux gestes et bruits que font les ennemis avant de passer à l’action. Soyez attentif à chaque adversaire, chacun agissant différemment que cela soit serpents, araignées, fantômes… pour les premiers d’entre eux. Aucun ne fait de cadeau. Attention également au rythme. Comme Mario & Luigi, il faut être vigilant au moment où vous esquivez ou bien portez vos attaques, celles-ci seront ainsi encore plus efficaces.

Choses étonnantes, mais intéressantes, vous aurez aussi la possibilité de discuter avec vos adversaires et même de leur proposer des pots de vin histoire d’écourter le combat. N’abusez pas du système, car premièrement cela ne fonctionne pas à chaque fois -loin de là- et de plus vous engrangez beaucoup moins d’expériences, cette dernière étant vitale, si vous ne voulez pas vous faire exterminer rapidement face à un ennemi puissant. En plus, il n’y a pas du tout la possibilité de farmer vos compétences, les méchantes créatures ne réapparaissant pas. Prudence !

Toutes ces possibilités dans le gameplay créent malheureusement une forme de panique face à des nouveaux adversaires ne sachant pas trop quelle attaque envoyer. Il arrive également que l’on perde vite le rythme, mais aussi que l’on ne sache plus trop sur quelle touche dédiée appuyer sous le stress des attaques subits (Boutons, croix directionnelles…).
Il faut parfois risquer la mort pour apprendre le pattern de simples ennemis avant de se reprendre. De même, il y a beaucoup d’informations à l’écran lors des combats ce qui peut nuire pour certains combats à la lisibilité.


Esthétiquement, Underhero est très agréable. Une jolie 2D façon Pixel Art, avec de jolies couleurs et souvent de beaux environnements. Ne cherchez pas à prendre une claque à la Dead Cells, mais c’est suffisant pour que l’immersion soit bonne. L’animation est elle aussi assez sympa, avec des effets lumineux agréables. Pour la partie musique, je dois avouer que je suis très agréablement surpris. Il y a vraiment d’excellents thèmes qui malgré le temps qui passe dans les niveaux ne nous pourrissent pas la soirée. Fier d’avoir créé de belles musiques les développeurs nous proposent même de les écouter durant les points de sauvegardes grâce à des cassettes à récupérer dans certains coffres disséminés sur les niveaux.

Pour casser le rythme Plateforme/RPG vous allez trouver dans Underhero quelques mini-jeux. Pas de quoi se relever la nuit, mais cela apporte un peu de fraîcheur au jeu. Ces mini-jeux sont évidemment des petits clin d’œil à des choses de la vie courante ou aux jeux vidéo et c’est toujours sympa d’inclure cela de cette façon.
Underhero d’ailleurs n’est pas du genre à se prendre au sérieux. Sans atteindre le n’importe quoi d’un Undertale, il reste souvent sur des thèmes légers et avec de l’humour geek, comme avait pu l’être également The Longuest 5 Minutes (dommage qu’il soit également en Anglais).


Underhero est, passé les premières minutes -que dis-je, les premiers combats- une très bonne surprise. Ne vous attendez pas à un RPG pour les pros, il est simplement destiné aux amateurs du genre ne voulant pas trop se prendre la tête. Soigné, avec une histoire intéressante et un gameplay varié il est bon de lui laisser une chance.
Seuls peut-être les moins persévérants passeront leur chemin à cause d’une difficulté assez aléatoire.


underhero

Genre : RPG Tour par Tour, Plates-Formes
Langue : Anglais / Français
Sortie : 14/02/2020
Développeur : Paper Castle Games, Stage Clear Studios
Editeur :Digerati
Taille : 2,07 Go
PEGI : 7
Disponible sur : Xbox One, Playstation 4, Steam, Switch


Offert par l’éditeur pour la réalisation de ce test

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