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Avis : Double Kick Heroes [Xbox One]

Metal is the Law ! Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le groupe parodique Brésilien Massacration dans un titre Heavy à la limite du Thrash paru en 2005…

Pourquoi j’attaque sur cette anecdote un peu capillotractée ? Tout simplement parce que c’est un peu l’ambiance qui règne dans Double Kick Heroes, un jeu ‘plutôt’ réservé aux amoureux de Manowar, de Gojira, ou bien encore de Faith no More et Dio. J’en vois déjà quelques-uns décrocher. Oui Double Kick Heroes parle de Metal, nous fait écouter du Metal et respire le Metal totalement jusqu’au moindre dernier pixel.

Vous n’aimez pas ce style musical, alors autant vous le dire immédiatement, ça risque d’être difficile pour vous et cela malgré votre amour pour les jeux musicaux, car dans DKH, le Metal (au sens large du terme), il est présent dans tous les coins et recoins. Evidemment dans la musique présentée, mais également dans les personnages principaux, ceux que l’on rencontre -qu’ils soient morts ou non-, ou bien encore dans certains dialogues (qu’ils fassent références à des groupes ou bien totalement clichés !).

J’avais d’ailleurs peur que les développeurs profitant du nombres faméliques de jeux liés au Metal usent et abusent de clichés plus idiots les uns que les autres juste parce que ça aurait été drôle. Ouf, il n’en est rien, heureusement. Disons qu’il y en a un peu, mais juste ce qu’il faut pour rappeler que le Metaleux que l’on voit chaque année dans l’émission Quotidien au HellFest existe vraiment et qu’il est réellement pipi-caca malgré son age d’adolescent loin derrière lui.

Bien heureux donc de pouvoir jouer avec une bande son qui fait pogoter un peu. Brutal Legend est tellement loin… Guitar Hero aux oubliettes, la place est donc vacante pour un jeu qui fait appel à nos connaissances musicales autres que Pop et Dance. Parce qu’appuyer sur des touches en rythme, c’est bien, mais essayer de trouver le petit clin d’œil ici et là c’est aussi très sympa.

Play Metal louder than Hell !
L’histoire de Double Kick Heroes est simple comme Rob Zombie (bien au contraire lol) un zombie. Vous venez de passer plusieurs mois à répéter pour votre concert tel une famille soumise au confinement de la Covid-19 quand, hooo surprise (You’r Dead) vous découvrez que la population mondiale (ou presque) et même la nature sont totalement zombifié ! Point de salut dans la douleur, place à destruction totale à coup de notes de musique. On s’échauffe les poignées, on grimpe dans la bagnole avec les instruments et C’mon Let’s go pour défourailler des démons et des sorciers (et surtout des zombies, mais également des poulets, des requins, des mecs du KKK qui passaient par là…)


Faster than a Bullet !
Vous voilà lancé sur une étrange autoroute de la mort, avançant tambours battants et poursuivit sans cesse pas des troupes de zombies plus zarbi qu’un indien zarbi à poil en plein milieu du désert. Le bestiaire est d’ailleurs remarquable. Pour être varié, ça l’est ! Hormis ces monstres qui vous poursuivent lors de vos arrêts techniques vous allez rencontrer quelques personnages cultes du Metal : Rob Zombie, Marilyn Manson, Alissa White-Gluz (Arch Enemy), Shagrath (Dimmu Borgir), James Hetfield, Dio ou bien encore Lemmy Kilmister … Du beau monde donc !
Ces moments de rencontres seront aussi des moments de dialogues, certains vous expliquant pourquoi ils sont là, encore vivant, d’autres pourquoi ils se battent. Un vrai roman.

Alors que vous êtes poursuivit sur le haut de l’image les notes vont défiler sur le bas. A noter que tout ici se déroule de façon horizontale. Je dois avouer que les yeux rivés sur ce défilement du bas il est assez difficile de voir ce qu’il se déroule dans le haut. En effet, les attaques ennemis se font par vagues, soient par le haut de la route, soit par le bas et suivant que vous appuyez sur telle ou telle touche vos tirs vont en haut ou en bas. Si dans le mode Rock, on peut se permettre de tirer un peu n’importe où, ce n’est plus trop le cas dans les difficultés supérieures, sans quoi, ce sera la mort.

N’est pas Doug Aldrich qui veut, encore moins John Tempesta ! Manette en mains, pas facile de suivre la cadence, et cela dès lors que l’on s’attaque au mode Hard Rock avec plus de deux touches sur lesquelles appuyer. Je me suis demandé si je n’étais pas dyslexique des doigts tellement j’ai galéré dès l’arrivée de la troisième touche. Un calvaire, mais finalement on s’y fait assez vite. Tiens, d’ailleurs, ça donnerai quoi Double Kick Heroes avec la possibilité de jouer avec la guitare de Guitar Hero ? (Super PC visiblement c’est possible, la chance)

Un autre souci provient également du fait que le rythme auquel nous sommes soumis n’est pas forcement la batterie. Cela peut-être également le riff de guitare ce qui peut un peu complexifier la chose si on n’est pas trop concentré.

Divine Gates, Gate of Hell
Dans le mode histoire vous voilà parti pour 30 niveaux où vous allez traverser les Etats Unis D’Amérique, la Scandinavie puis l’Europe centrale. Le final ? Je n’en dirai pas plus, mais ce n’est ni le Metal God (que je n’ai pas croisé d’ailleurs) ni Varg Vikernes que vous affronterez. Je sais vous êtes déçu, mais rassurez-vous Glen Benton n’est pas loin. Si vous attaquez le mode Arcade, vous pourrez retracer votre route, comme bon vous semble, mais une fois le mode histoire terminé… pas avant. Cependant, quelques niveaux bonus viendront s’ajouter à l’aventure. Un mode Hellgate est également disponible si vous voulez vous frotter aux compositions des groupes ou artistes venus composer pour Double Kick Heroes en sus des compositions inédites composées uniquement pour le jeu.
La playslist de DKH est -vous l’avez compris longue et variée (Black Metal, Rock, Death Metal, Groove Metal, Indus…) alors je ne nommerai que quelques invités dont les génies que sont Arno Strobl (Carnival in Coal, 6:33) que l’on retrouve sur la piste ‘Condemend to Slaughter’, ou bien Julien Cassarino (Psykup, Rufus Bellefleur) sur ‘Surprise! You’r Undead’. D’ailleurs musicalement, Double Kick Heroes envoi du lourd dans de nombreux styles et je dois avouer (par expérience) qu’il n’y a aucune faute de goût, bravo Fréderic Motte (qui a joué dans Alcatraz et également aux côtés de Ron Thal/Bumblefoot). D’ailleurs chapeau bas à Surprise! You’r Undead, véritable lettre d’amour à Faith no More et Die Untoten (feat. Olli Samsara) léger clin d’œil à Rammstein. Il y en a tant d’autres !!!
Enfin, Double Kick Heroes vous propose un dernier mode intitulé Fury Road et qui se veut être une sorte de mode Survival. Vous devrez donc enchaîner les pistes en collectant quelques bonus entre chaque morceau et cela sans fin.

Keep the Flame Alive !
Double Kick Heroes joue également sur l’humour et l’absurde, mais également sur les références cachées et cela un peu partout dès que nous ne sommes plus la piste à dézinguer les zombies. Regardez bien les murs -mais pas qu’eux- ce qui s’y trouve. Dans les dialogues également j’ai pu trouver une référence à The Black Dalia Murder !
Merci aux développeurs d’avoir lâché la sauce sur les références. J’ai du en louper quelques unes, mais les autres, je les gardent pour moi pour ne pas trop en dévoiler.


The Final Chapter!
De la bonne musique, un style sympa qui permet de faire des sessions courtes, de l’humour simple, un temps de jeu correct et pas mal de choses à débloquer pour faire durer la durée de vie (dont la playlist complète)… Ne cherchez plus Double Kick Heroes est fait pour vous. Néanmoins… Néanmoins il est plutôt conseillé aux amateurs de Metal.
Y a juste un truc, j’ai coupé le son des zombies durant les parties, car c’est juste ignoble et intenable à supporter durant les moments musicaux qui durent entre 2 et 3 minutes.

Un bon petit jeu, comme on en a trop peu.


Genre : Jeu de Rythme, Expérience Musical
Langue : Français
Développé par : Headbang Club
Edité par : Plug in Digital
Taille : 3627,00 MB
Sortie : 13 Aout 2020
PEGI : +16
Plateforme : Switch, Xbox One, Steam

Pour retrouver l’intégralité des musiques de Double Kick Heroes incluant les compositions originales mais également les titres de Jinjer, Gojira, Ultra Vomit, Volkor X, The Fundamental Wisdom Of Chaos, GOROD, The Great Old Ones, Hell In Town, Plug-In, The Algorithm, Temnein, Psykup, Jukio Kallio, Sidilarsen, Dan Terminus, Carpenter Brut, Louis Godart, Zander Noriega c’est par ici:

#Spotify: spoti.fi/3gh1SQ0

#Deezer: bit.ly/3hjfQCe

#Bandcamp https://elmobo.bandcamp.com/

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