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Test : Lastfight [Switch]

Lastman est une bande dessinée bien de chez nous, créée par Bastien Vivès et Balak et dessinée par le duo Bastien Vivès et Michaël Sanlaville, et éditée par Casterman depuis 2013. C’est en 2016 qu’une série d’animation voit le jour en même temps ou presque qu’un jeu vidéo sur PC appelé Lastfight. Après un passage sur les autres consoles de salon, c’est seulement en fin d’année 2019 que le titre du studio Piranaking arrive sur l’hybride de Nintendo.

Vous avez connu la Dreamcast ? Comme les meilleurs d’entre-nous, vous avez donc joué à Power Stone et Power Stone 2 les Multi Fighters Party Game de Capcom qui permettaient à l’époque des parties endiablées de baston à 4 ! Le titre était très rythmé et l’on pouvait attraper presque tout sur la map pour frapper ses adversaires avec évidemment la possibilité de cogner avec nos poings et des super coups.

Lastfight reprend exactement le même principe, avec ici la possibilité de ramasser des armes, balancer une télé sur son adversaire et on retrouve aussi des arènes variées (il y en a 8 au début). Idem, vous pourrez récolter 3 « gemmes » pour que votre personnage se transforme en guerrier surpuissant, avec de nouvelles attaques pour un temps limité.
D’un point de vue gameplay Lastfight se contente d’imiter (sans égaler toutefois) le premier Power Stone, le second étant déjà à l’époque bien plus complet avec de nombreux ajouts. Dommage que Lastfight n’ai pas osé piocher plus de choses dans la suite du jeu de Capcom car il lui manque quelques idées pour égaler son mentor.

Pour l’histoire on repassera, le strict minimum est ici proposé avec le gentil qui court après sa dulcinée se bat contre la drogue, le tout dans un univers de série Z avec les dialogues qui vont bien. Non, Lastfight ne mise pas sur son scénario, mais bien sur l’action.
Si le mode solo se termine assez rapidement (une heure tout au plus) c’est du côté multijoueurs qu’il faudra s’attarder pour prendre son pied. En 1 contre 1, 2 contre 2 ou chacun pour sa peau, les combats se font toujours le sourire aux lèvres. Pas besoin de vous dire que lorsque l’on a joué de nombreuses heures à Power Stone on retrouve vite ses marques. Cependant j’ai trouvé les maps bien trop petites pour pouvoir s’exprimer librement. On se retrouve vite acculé contre les murs ou parois. Chose dont on se rend compte surtout face à l’IA en mode 1 contre 1.
Si vous cherchez quelque chose d’original dans Lastfight il faudra plutôt aller chercher du côté du mode Flipper qui a un regard bien différent de la baston. Vous allez devoir ramasser de grosses boules de flipper pour les jeter sur votre adversaire, en sachant que les boules rebondissent un peu partout. Attention, car les attaques traditionnelles ne provoquent quant à elle aucun dégât ! Une fois encore on s’amuse, mais la map est bien trop étroite pour prendre son pied.

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Tout comme Power Stone, vous allez vous apercevoir que l’on arrive vite à un gros bordel à l’écran surtout si vous êtes 4. La jouabilité est très simple ce qui permet à n’importe qui de prendre en main rapidement le gameplay. N’espérez pas d’aspect tactique lors des combats, le bourrinage prendra vite le dessus.

Graphiquement parlant, je n’arrive pas à savoir si Lastfight ressemble à Lastman. Un poil différent visuellement -sans doute adapté pour devenir un jeu-, le ton reste cependant identique.
En ce qui concerne la technique, le jeu reste propre et sans faute. On peut toutefois reprocher des textures digne de la génération précédente (non, l’autre encore avant). L’aspect BD pourra plaire comme elle pourra aussi en repousser certains. Personnellement cela ne m’a fait ni chaud ni froid, mais je trouve que le style convient plutôt bien au gameplay rythmé et nerveux.

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Impossible de ne pas comparer Lastfight à Power Stone (d’ailleurs je n’ai fait que ça), car le titre s’en inspire ouvertement. A quoi bon critiquer ce choix de gameplay, surtout lorsqu’il est bon, éprouvé depuis tant d’années et aussi lorsque comme moi beaucoup espèrent voir revenir la licence de Capcom à chaque nouveau Tokyo Games Show.
Comme son illustre ancêtre l’intérêt du mode solo est néant et Lastfight mise tout sur le multi et c’est plutôt réussi. Malheureusement le manque de contenu s’avère être un problème plus qu’évident. Enfin et je terminerai ainsi, j’ai trouvé qu’il manquait à Lastfight l’essentiel : l’envie de rejouer. Après plusieurs parties, en solo mais aussi entre amis on a pas envie de continuer, pas envie d’y rejouer mais plutôt d’aller voir ailleurs, voir si l’ambiance est plus chaleureuse. Mais si mes souvenirs sont bons, c’était aussi le problème de Power Stone premier du nom, alors ne soyons pas trop dur.


Lastfight

Genre : VS Fighting
Langue : Français
Sortie : 30/12/2019
Développeur : Piranaking
Éditeur : Joindots / Just for Games
Taille : 1453,00 MB
PEGI : 12
Disponible sur : XBox One, Playstation 4, Switch, PC


Jeu offert par l’éditeur pour la réalisation de ce test

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