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Test : Persona Q2 : New Cinema Labyrinth [3DS]

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Genre : Donjon Crawler / Donjon RPG
Langues : Anglais
Développé par : Atlus
Édité par : Deep Silver / Koch Media
Sortie France : 04/06/2019
Taille : 21718 blocs


C’est en 2014, que les possesseurs de Nintendo 3DS ont pu découvrir Persona Q : Shadow of the Labyrinth, le spin-off de Persona 3 et Persona 4 (des jeux parus sur des consoles de Sony).

Orienté Dungeon-crawler et clairement influencé par Etrian Odyssey ou Shin Megami Tensei, du même développeur, Persona Q marque évidemment par son côté fan-service. Mais on retiendra de lui l’ambiance et la qualité du titre. On se demandait d’ailleurs quand Atlus allait se décider à donner une suite à ce RPG, après la sortie de Persona 5.
Vous vous doutez bien que le nouveau venu, Persona Q2 : New Cinema Labyrinth n’invente rien de plus que son prédécesseur, mais il n’en est pas moins intéressant par de nombreuses petites choses dont l’arrivée de personnages en provenance de Persona 3 Portable et de Persona 5.


Le jeu débute par une belle et mystérieuse citation de Jean-Jacques Rousseau, philosophe français de son état : « on ne s’égare point parce qu’on ne sait pas, mais parce qu’on croit savoir ». Avec elle, j’avoue avoir un instant espéré trouver un jeu traduit en français. Malheureusement il n’en sera rien, c’est bien la langue de Arthur Conan Doyle qui va nous suivre durant toute la narration du titre de Atlus.

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Qui plus est cette dernière n’est pas des plus simple car les dialogues sont riches, mais ils sont aussi drôles si et seulement si on connait un minimum la série originelle. Si vous ne maîtrisez pas Persona 3, 4 et 5, il y a de forte chance pour que vous passiez à côté de nombreux éléments scénaristiques. En effet, Persona Q2 dévoile de nombreux liens entre nos personnages et parvient à être cohérent avec des éléments passés, mais aussi présents. Quand Atlus nous sert une soupe de fan service, elle est de qualité et ce titre 3DS ne fait pas les choses à moitié.

Pour que tout ce petit monde puisse se rencontrer, il a fallu monter de toute pièce une histoire qui tienne la route.
Votre histoire débute lorsque votre équipe de Phantom Thieves décide de partir explorer le Mementos. Une fois arrivé dans une cité inconnue vous allez être -contre votre volonté (mais par celle de la police)- contraint de passer à travers un mystérieux écran lumineux. Une fois de l’autre côté de ce mur, vous voilà piégé dans un cinéma dont il va falloir évidemment ressortir. Y est diffusé de nombreux films qui passent en boucle et ce sont ces derniers qui vous permettrons une fois leur histoire modifiées de quitter l’endroit. Chaque film est propre à un univers de Persona, ce qui vous permettra au fil de votre progression d’être rejoint par certains personnages de Persona 3 et 4, sans oublier Persona 3 Portable (l’opus PSP).
N’étant pas adepte pur et dur de la série, je ne pourrais donc pas m’aventurer plus profondément dans les films présentés, ce qui vous laisse d’autant plus de plaisir à découvrir cela tout seul. Sachez seulement que dans le premier épisode (puisque les films sont présentés ainsi), les Phantom Thieves sont bloqués dans le centre d’une mégalopole dirigée par un super-héros fou du nom de Kamoshidaman. Vous allez devoir parcourir de nombreuses rues et ruelles de la ville avant de pouvoir terrasser ce futur super zéro.

Côté gameplay, pas grand chose à signaler. Les équipes semblent avoir reprit le travail déjà réalisé dans Shin Megami et dans Etryan Odyssey pour la partie exploration. Plusieurs étages sont à visiter, les interactions avec les objets ou les ennemis ne sont pas très originales, mais elles ont fait leur preuve par le passé. L’écran du bas permet de dessiner au stylet les contours de la carte, ou bien (très bonne chose) de placer des marqueurs qui signalent des emplacement de trésors, mais surtout des raccourcis (et vous en aurez besoin). Evidemment comme dans tout Donjon RPG les interrupteurs seront de la partie et il faudra bien gérer leur utilisation pour ne pas vous retrouver piégé. Enfin et comme dans le précédent Shin Megami, l’exploration se fait de façon assez intuitive et par palier. Au début les schémas des labyrinthes sont simples et vont aller en se complexifiant, mais pour pousser à l’exploration et atteindre le 100% d’un étage ou d’une zone, les développeurs ont pris la décision de vous offrir de jolis trésors. A vous de voir si vous voulez viser la vitesse pour terminer Persona Q2 rapidement ou bien la finalité de terminer le jeu dans son intégralité.

Pour le combat, le système vous propose d’affronter les spectres et autres choses bizarres avec une équipe de cinq personnages. Vous allez être placé en deux lignes, l’une de front, l’autre en retrait. Les combats se font naturellement au tour par tour.
Vous débutez bien entendu avec des attaques classiques, des gardes et des coups critiques. Ces derniers vous permettent d’obtenir un boost. Votre combattant ainsi boosté pourra ainsi utiliser n’importe quelle attaque au tour suivant sans devoir sacrifier HP ou SP s’il n’est pas touché entre-temps. Le facteur chance est ainsi à en prendre compte, car la roue peut tourner assez rapidement que vous soyez en bonne ou en mauvaise posture.

L’univers de Persona fait que l’on retrouve évidemment des Personas.
Tout comme dans Shin Megami Tensei vous allez gagner les Personas au fil des combats. Là où dans SMT vous pouviez récupérer le démon et le mettre à votre botte, ici vos Personas se gagnent en éliminant certains ennemis spécifiques.
Idem, une fois équipé, vous pourrez les fusionner entre eux pour ainsi obtenir des Personas toujours plus puissantes. Vos Personas gagnent également des XP et évoluent pour apprendre de nouveaux sorts.

Avec les attaques élémentaires vous allez devoir explorer et exploiter les faiblesses des adversaires, comme d’habitude, feu, eau, terre … sont de la partie (tout vous est expliqué durant de longs dialogues) mais il y aura aussi quelques techniques de défenses à prendre en compte, notamment chez certains adversaires qui chargent leurs attaques, vous permettant alors de multiplier les boost. Le moment idéal pour envoyer de grosses attaques sans utiliser de HP. Enfin, dernière chose à ne pas prendre à la légère, la All-Out qui vous permet de déclencher une attaque de groupe puissante, qui infligera de bons dégâts à tous vos adversaires. Le tout dans une animation sympa dans laquelle on retrouve toute votre équipe.

Parlons maintenant des graphismes, de la bande son et d’autres bricoles, avant d’attaquer la durée de vie du jeu.
La force des Persona a toujours été son écriture. Ici, la profusion de stars de la licence a permis aux scénaristes de se faire plaisir avec le background de chacun. Du moins concernant les histoires que l’on va vivre. Car malheureusement il y a 28 personnages auxquels il faut donner vie et cela créé malencontreusement beaucoup de dialogues souvent inutiles. Dommage il y avait pourtant de quoi faire avec tous ces caractères et personnalités. Dans les phases de dialogue vous aurez assez souvent un choix à faire, donnant un aspect faussement Visual Novel à la chose. Rassurez-vous vos réponses n’auront aucune incidence ou presque sur l’histoire, mais cela apporte un besoin de rester un minimum attentif à ce qui se passe sur l’écran.

Comme dans tout bon Persona la musique est ici aussi incroyable. Normal allez vous me dire puisque les musiques proviennent pour la plupart des trois titres dont sont issus les personnages présents. Ce groove qui ressort de chaque composition est un régal. J’avoue avoir passé du temps à écouter des titres plutôt qu’à jouer. On ne se refait pas que voulez-vous. Atsushi Kitajoh a un talent fou en ce qui concerne les compo jazzy. La qualité des dialogues en Japonais n’est évidemment pas en reste.
Enfin pour la partie graphisme, c’est tout autant de qualité. Les multiples cut-scenes in-game et les séquences animées sont vraiment belles, voir irréprochables.
Pour la partie 3D, on pourra peut-être reprocher le choix de personnages chibi, car cela ne plaira sans doute pas à tout le monde. Personnellement je ne me suis pas arrêté à ça. Cette partie in-game est très variée. Le choix a été fait de créer des labyrinthes bien distincts les uns des autres, sans copié collé et c’est clairement un plaisir d’arpenter tous ces mondes, notamment celui rappelant Jurassic Park.
Aussi j’ai vraiment craqué sur la beauté des menus reprenant le style de ses illustres prédécesseurs Persona 3, 4 et 5. C’est clinquant mais jamais dans l’excès et c’est surtout très clair et intuitif.

Ah, la durée de vie… Elle est assez importante dans un Donjon RPG, et c’est le cas ici, car il y a beaucoup de choses à faire, à voir et beaucoup de dialogues aussi. Mais votre premier ennemi c’est bel et bien la difficulté.
Plutôt mal équilibrée, elle oblige presque à farmer et cela dès le début du jeu, sous peine de prendre des roustes assez régulièrement. Le problème c’est que farmer prend un temps fou ! Le peu d’ennemis présent sur la map nous oblige à gambader sans cesse partout à leur recherche.
Attendez-vous aussi a du challenge et cela à tous les niveaux. Si vous n’êtes pas certains d’être un expert passez plutôt par le mode Normal (Story et Easy n’étant que des amuses-gueule), avant de vous attaquer à la difficulté maximale. Au pire, vous pourrez modifier la difficulté en cours de jeu, le temps de prendre vos marques ou d’assister à vos multiples ratés. Ce qui dérange vraiment ce n’est pas tant le niveau de difficulté, c’est plus la rudesse des premières histoires. Pas question de vous attaquer à de grosses proies dès le début, sous peine de voir vos barres de vie descendre à zéro en un seul coup.
Vous avez dit frustrant ? Oui d’autant que plus tard, avec un peu de farm et un peu mieux équipé tout va avancer comme sur des roulettes. Au pire, un petit retour dans le cinéma pour se soigner et vous voilà de nouveau prêt au combat. Enfin, n’oubliez pas que seuls vos personnages combattants gagnent de l’expérience. Il faudra faire tourner l’effectif si vous voulez espérer avoir une équipe homogène dans les statistiques, mais aussi concernant les Personas et leurs éléments. Des compromis assez difficiles à atteindre sans farmer…
Pour une durée de vie encore plus longue, il existe aussi des quêtes annexes, avec notamment les Ticket Counter qui proposent des missions variées allant du simple combat aux puzzles à résoudre. En récompense il vous sera offert des objets rares, mais aussi des Personas puissants.


Malgré une certaine répétitivité forcée, Persona Q2 reste malgré tout très intéressant.
Sans vouloir en faire le dernier gros jeu de la petite portable de Nintendo et donc un incontournable, Atlus a réalisé un excellent travail sans se reposer sur les acquis du premier épisode.
Le casting aidant, Persona Q2 sera surtout un jeu passionnant pour les fans de la série car il recèle beaucoup de fan service. Les autres, les grands amateurs de Dungeon Crawler, pourront aussi acheter les yeux fermés, même si connaitre un minimum les personnages est un plus car les mécaniques intéressantes ne font pas tout.


Jeu offert par l’éditeur pour la réalisation de ce test


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