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Test : Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy [XBox One]

PhoenixWrightAceAttorneyTrilogy

Genre : Simulation d’avocat / New York Unité Spéciale
Langue : Français
Développé par : Capcom
Edité par : Capcom
Taille : 2404,38 MB
Sortie : 9 Avril 2019
PEGI : 12


Entre Visual novel et manga Ace Attorney Trilogy est un jeu pas comme les autres au succès peu égalé. Développé et édité par Capcom lorsque Monster Hunter n’était pas encore leur seule machine à Cash, la licence Phoenix Wright a connu ses lettres de gloire au Japon notamment dès le premier titre paru en 2001 sur Game Boy Advance.

C’est seulement en 2006, que le jeune avocat débute dans le métier sur notre continent. Exit la GBA, ça se passe sur Nintendo DS ce qui permet d’utiliser au mieux l’écran tactile et son stylet. Le succès est aussi de la partie, car le titre sort du lot de par son originalité.
Phoenix Wright : Ace Attorney arrivent en trilogie aujourd’hui sur les consoles modernes que sont la PlayStation 4, la Xbox One et la Nintendo Switch. La nostalgie peut-elle faire son effet presque 20 années plus tard ?
Pour moi, c’est une découverte, n’ayant jamais joué aux titres originaux à l’époque, place dans la Dolorean et direction le passé, ou le futur… ok ! Installons nous simplement devant notre Xbox One et lançons le jeu, entièrement traduit en français.


Avant de parler de l’histoire, parlons du gameplay, qui a fait tout autant le succès du jeu que les aventures de notre héro.

Phoenix Wright se base sur un gameplay plus que simple qui se veut naturellement très efficace. Pour chaque chapitre, chaque épisode, chaque nouvelle affaire, le principe reste identique…
Avant d’être (et de devenir) le meilleur avocat de la ville en sauvant votre client dans le palais de justice, vous allez devoir enquêter, car tout est découpé en journée. La première concerne donc l’investigation. Il faudra se promener dans la ville, soit dans des lieux dans lesquels vous reviendrez souvent soit dans de nouveaux, suivant les meurtres. Vous allez être amené à vous balader dans de nombreux lieux pour y découvrir des indices. Il ne faudra pas hésiter à parler aux personnes que vous rencontrez pour découvrir la vérité. Petite difficulté, pour leur faire cracher le pourquoi du comment à certains témoins vous devrez lui présenter des preuves. Et il ne sera pas toujours évident de trouver l’objet qui fera réagir l’intéressé.

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Après la phase d’investigation, on vous donnera rendez-vous au tribunal pour la seconde phase de jeu. Ecouter les témoignages des appelés à la barre sera primordial. Phoenix Wright devra après le premier interrogatoire trouver des erreurs et les utiliser afin de déconcentrer les personnes interrogés. Ce contre-interrogatoire sera le moment idéal pour questionner la partie adverse. Attention à ne pas trop utiliser vos objections car une barre en haut à droite de votre écran lors du contre-interrogatoire risque de ce vider jusqu’au Game Over si le juge réfute vos arguments. Lorsqu’elle est vide, votre client est automatiquement jugé coupable.

Phoenix Wright: Ace Attorney, le premier épisode nous présente Phoenix ‘Nick’ Wright, un jeune avocat tout juste diplômé. Maya Fey, son mentor pour les premières affaires vous aide à devenir un bon avocat. Vous allez devoir résoudre 5 affaires pour vous faire un nom.
Lors de la première affaire, Phoenix Wright va devoir défendre l’un de ses amis d’enfance, Paul Defès, accusé d’avoir tué sa petite-amie. Dans la deuxième affaire, notre avocat sera confronté à une affaire personnelle. La troisième affaire, « La volte-face du Samouraï » vous invite à défendre Gustavo Lonté accusé du meurtre d’un de ses collègues dans un studio de cinéma. La suite, s’attaque à une affaire un peu spéciale puisqu’elle se penche sur Benjamin Hunter, procureur à la Cour (votre principal adversaire depuis le début), accusé de meurtre. La dernière affaire, s’apparente à une introduction pour l’épisode suivant. Sachez qu’à lui seul, il est aussi long que les quatre affaires précédentes réunies… Il faudra être patient, d’autant que la difficulté sera plus élevée que jamais.

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Dans le deuxième épisode de la licence, nous retrouvons évidemment Phoenix Wright, toujours accompagné de Mia. L’inspectrice Maguy Loiseau, dès le premier procès remplace Dick Tektiv et Capcom a fait le choix de mettre en avant un peu plus les pouvoirs mystiques de Maya (votre ancienne collègue morte dans l’épisode précédent). Les affaires sont comme dans le premier épisode avec des histoires sérieuses axées sur le passé des personnages principaux, mais aussi décalées, voir plus fun. Ici c’est la troisième affaire qui s’intéresse à Maximilien Galactica un jeune et célèbre magicien accusé d’avoir tué le dirigeant du cirque où il travaille. La quatrième affaire nous permet de retrouver Gustavo Lonté.
Ici encore les développeurs ont su créer un jeu à la difficulté qui s’étale sur les quatre chapitres. Les méninges chauffent sur la dernière enquête.

Sur Trials and Tribulations le troisième et dernier épisode paru en 2004 au Japon, on retrouve un avocat devenu l’un des meilleurs de la ville. Contrairement aux deux opus précédents, cet épisode est nettement plus concentré sur les personnages et va plus profondément dans le passé des protagonistes, avec des flashbacks.

Les mécanismes de gameplay sont identiques dans les 3 jeux. Cela permet de prendre rapidement en main les mécanismes proposés.

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Comment se passe le portage de ces consoles HD en provenance de machines tactiles ?
Et bien, il n’y a aucun problème, j’ai même d’ailleurs complètement oublié qu’à la base le titre était sorti sur une console où l’utilisation du stylet était primordiale.
On pourra reprocher que le titre n’ai cependant pas connu une mise à jour au niveau des dialogues pourtant souvent excellents, car certaines fois ils auraient mérité d’être réactualisés.
Graphiquement on quitte le SD pour de la qualité HD issu du portage iOS, résultat c’est propre, même sur un écran très grand. Il faut dire que ce n’est pas le genre de jeu qui demande beaucoup à nos consoles.
Il faudra une trentaine d’heures pour résoudre les 14 affaires auxquelles vous allez être confrontés.
Notez que rien n’a changé en ce qui concerne la bande son (ce qui est bien dommage car certaines compositions sont barbantes). Enfin un effort a cependant été fait en ce qui concerne le système de sauvegarde, car contrairement à la version DS où un seul slot était proposé, ici vous en avez plusieurs mais surtout vous avez l’opportunité de sauvegarder à tout moment, un luxe indéniable.


Les amateurs du genre et ceux qui ont joué aux titres DS à l’époque retourneront au palais de justice avec grand plaisir dans ces trois titres. Mises en scène et écriture des scénarios dignes des grands films policiers n’ont pas du tout vieillis. Les retournements de situations en pagailles vous surprendront même 10-15-20 ans plus tard.
Remercions Capcom pour avoir eu l’idée de remettre au goût du jour cette série qui n’a pas pris une ride.


Jeu offert par l’éditeur pour la réalisation de ce test

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