Livres roman

J’ai lu : Un funambule sur le Sable de Gilles Marchand

Résumé :

D’abord condamné à rester à la maison, il peut finalement aller à l’école et découvrir que les plus grandes peines de son handicap sont l’effet de la maladresse ou de l’ignorance des adultes et des enfants. Mais, à ces souffrances, il oppose chaque jour son optimisme invincible, hérité de son père inventeur et de sa mère professeur. Et son violon, peu à peu, va se révéler être un atout qui, s’il l’empêche de se concentrer sur ses devoirs, lui permet toutes sortes d’autres choses : rêver, espérer… voire parler aux oiseaux.

Un jour, il rencontre l’amour en Lélie. Ils vont s’aimer, se quitter, se retrouver, et faire couple. Jusqu’au moment où cette fantaisie permanente de Stradi va se heurter aux nécessités de la vie adulte : avoir un travail, se tenir bien en société, fonder une famille.

Comment grandir sans se nier ? Comment s’adapter sans renoncer à soi ?

Dans ce deuxième texte empreint de réalisme magique, Gilles Marchand, après le succès d’Une bouche sans personne, livre un beau et grand roman d’éducation, étonnant manifeste pour la différence, et pour les puissances de l’imagination, qui permettent de vaincre le réel, quand celui-ci nous afflige et nous opprime.
Un roman plein de musique, de fantaisie, d’imagination, de lumière et d’optimisme, accompagné par la musique des Beach Boys, et brillant de mille éclats empruntés à Gary, Vian et Perec.

Avis :

Premier livre de la sélection du livre Merlieux 2018 que je lis et je suis assez perplexe et mitigée… L’histoire est celle d’un garçon qui naît avec un violon dans la tête… Oui vous avez bien lu, un violon… Un gentil violon qui l’accompagne durant sa vie mais qui le handicape. En effet, il faut qu’il se concentre pour faire taire cet instrument et c’est difficilement qu’il arrivera à suivre des études et à vivre sa vie d’adulte. Le pauvre sera une énigme médicale et suivra un protocole douloureux. La seule et dernière solution est de l’opérer. Mais il n’en est pas question, et son père un espèce de scientifique barré cherchera la solution en vain et se lancera dans de nouvelles quêtes toutes plus inutiles les unes que les autres, comme l’étude du bâillement ou trouver la grammairie centrale…

Stradi rencontrera Max, handicapé physique, avec qui il liera une amitié sans failles, et c’est à deux qu’ils lutterons face au regard des autres. Et c’est là que le bas blesse. Le regard donné sur le handicap dans ce livre est vraiment dur et on a l’impression que nous dénigrons tous les personnes en souffrances et que nous rejetons nombre de nos maux sur eux… Après cette lecture j’en arrive presque à me persuader que si le monde va mal c’est de la faute de ces personnes… Oui avoir un handicap c’est dur. Oui le regard des autres est dur, mais il ne faut pas faire de généralisation. On aura l’impression que le poids de la terre repose sur les frêles épaules des deux garçons et que du tout va mal c’est de leur faute. Des tas de personnes handicapées nous offrent des leçons de vie exemplaires et nombreux sont ceux à faire de leur faiblesse une force…

Et cerise sur le gâteau, pour accentuer encore plus le mépris des gens, l’auteur a jugé bon de faire parler Stradi avec les oiseaux. Et là encore le regard des gens est dur est méprisant, et il faut qu’il cache cette ‘tare’ ou plutôt ce don. Personnellement si je rencontrais une personne sachant parler et comprendre les oiseaux, je trouverai ça fabuleux… mais ce n’est le point de vue des protagonistes du livre.

Stradi trouvera quand même l’amour et deviendra papa et arrivera à travailler et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants… Et bien non, la fin est en demi teinte. Heureuse et assez triste à la fois. Mais je ne suis pas là pour spoiler la totalité du livre, mais je peux vous dire que c’est la partie qui m’a le moins déçue laissant une ouverture à l’imaginaire quant à la suite de la vie de Stradi.  

Alors vous allez me dire que ce livre est une fable moderne écrite par un auteur au style décalé naviguant entre la vie réelle et l’imaginaire. Mais je n’accroche pas et je me suis fait violence pour lire et terminer ce livre que j’ai trouvé plat et long… terriblement long… Pour moi l’histoire démarre vraiment lorsque Stradi décide de vivre à Lelie, et à ce moment là on a déjà passe un grand grand nombre  de pages. Toute la première partie avec ce petit garçon déscolarisé qui passe sont temps entre un père bargot et une mère usée n’a que peu ou pas d’intérêt. Quelques pages auraient suffit à planter le décor. Pas besoin de savoir que papa à investi le salon pour en faire son atelier/laboratoire et que le garage sert de salon… enfin vous voyez de quel genre de détail je parle… Et je ne vous parle même pas du demi chien, du plombier collant… Des petits détails trop loin de la vie réelle mais pas assez loufoques pour faire rentrer ce livre dans un camp ou dans l’autre.  

Ce ‘Un funambule sur le sable‘ de Gilles Marchand n’est pas ma tasse de thé. À réserver à un public averti…

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