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Avis : Final Vendetta

Clairement ici nous avons un cas d’école très particulier. Final Vendetta a tout pour plaire et pourtant, pas grand chose ne lui réussi.

On ne va pas revenir sur ce genre prédominant (le Beat them Up) des 80-90 où dans les salles d’Arcade et sur consoles les jeunes passaient la plupart de leur temps sur Final Fight ou Double Dragon.

Final Vendetta est donc un Beat’Em Up pur et dur de cette époque développé par Numskull Games et Bitmap Bureau et n’a strictement rien à voir avec son illustre grand père Vendetta développé par Konami en 1991.

Côté scénario il ne faut évidemment s’attendre à rien avec ce genre de production. Ici encore (et encore et encore), c’est une personne qui se fait enlever et le trio d’amis va partir mettre la fessé aux vilains (super vilains) kidnappeurs. Ca tiendrai presque sur un timbre poste. Timbre poste qui doit sans doute circuler de développeurs en développeurs, années après années. Bref passons.

Dans tous les cas, que vous preniez Claire qui pratique les arts martiaux, le karatéka Duke Sancho ou bien l’ex-catcheur canadien Miller T. Williams (dont on n’entend jamais l’accent) vous allez tel Jesus multiplier les pains dans la face à de nombreux Punks. Vous noterez que sont souvent des Punks qui sont choisis pour recevoir des baffes dans ce genre de jeux. Pourquoi… Pourquoi tant de haine ! Non en fait cela ne me dérange pas trop, je n’en connais aucun. Mais si un jour cette minorité décide de se lever contre cette image nauséabonde qui allons nous affronter dans les Beat Them Up ?

Mais revenons à Claire qui a comme ses camarades des avantages techniques, mais également des désavantages, histoire d’équilibrer un peu la partie. Claire est donc rapide mais sa barre de vie baisse bien plus rapidement. Miller en tant que gros lourdaud est l’opposé de notre gazelle. Et évidemment ce brave Duke est l’équilibre parfait entre les deux.

Vous voilà donc arrivés dans les rues d’une ville pas très accueillante à devoir défoncer les gars de Syndic8. Sur 6 niveaux vous allez rencontrer des vagues de brutus de plus en plus excités. Evidemment les boss de chaque quartier seront à mettre à terre.

Le titre souffre évidemment d’un manque cruel d’originalité tant dans son scénario que dans les lieux que l’on visite. Après je peux comprendre que dans une ville on soit limité… Mais bon, ça tourne bien trop en rond depuis trop longtemps pour que personne ne se soit décidé à créer des lieux originaux. Mais je m’écarte du sujet.

Malheureusement ce n’est pas tout.
Final Vendetta possède également un gameplay rétro. Si l’intention est bonne cela fini par desservir l’ensemble de l’aventure. Le tout étant réellement trop limité. Le jeu se joue sur 4 boutons (sauts, attaque, Parade et Coups spéciaux) avec la possibilité de courir, de frapper à terre, mais également d’esquiver. Aussi faut-il avoir le temps pour ça. On retiendra le petit coup spécial qui n’est autre qu’un coup supplémentaire ratissant plus large. Idéal lorsque vous êtes encerclés, mais clairement inutile dans tous les autres cas.
Il est possible de ramasser couteaux, sabres et autres objets pour vous défendre. Tout comme vous trouverez des tonneaux et autres objets pour récupérer de la vie ou des points.

Nous ne sommes clairement pas là dans un jeu dynamique et technique comme peuvent l’être Street of Rage 4 ou bien le tout dernier Tortue Ninja.

Enfin, Final Vendetta est assez intransigeant. Trois différents niveaux de difficulté, avec sept, cinq ou trois vies qui vous emmènent immédiatement au début du jeu après un game over, puisqu’il n’existe pas de continue. Il faudra ainsi clore le jeu pour obtenir des modes de jeu supplémentaires. On retrouve un Mode Survie où vous devrez tabasser du punk en continue avec une seule vie sur un plan fixe. Un Boss Rush qui porte bien son nom. Mais aussi un mode entraînement.
Vous pourrez également jouer à deux. Un mode deux joueurs qui propose de diviser le nombre de vie par deux… Le niveau de difficulté s’en trouve tout naturellement relevé.
Un choix qui pourra faire fuir certains joueurs, tant la frustration de ne pas pouvoir avancer est palpable après chaque défaite. Parfois on se prend des coups sans trop comprendre. On ne va pas insulter la Hitbox tout de même !!

Techniquement le jeu a fait le choix de proposer des personnages immenses un peu comme sur les bornes d’arcade et sur Neo Geo. La 2D est agréable mais les animations sont du fait un peu rigide.
Comme à l’époque vous me direz.
Ce choix de vouloir à tout prix réaliser un titre rappelant les années 80 est un parti pris risqué.


Le tout fait flop, ou pshit comme dirai le Président Chirac. C’est dommage.
D’autant qu’arriver le jour où les tortues de DotEmu reviennent en ville pour affronter le Foot Clan et Shredder est totalement contre productif.
Final Vendetta reste malgré tout assez sympa à jouer. Il est quand même destiné à un public averti.
Disons pour conclure que s’il était sorti en 1991 il aurait eu toutes ses chances de devenir un classique.


Genre : Beat them Up
Langue : Français
Développé par : Bitmap Bureau
Edité par : Numskull
Taille : 391,00 MB
Sortie : 17 juin 2022
PEGI : +12
Plateforme : Playstation 4|5, Switch
final

Jeu testé sur Playstation 4 Pro
Jeu offert par l’éditeur

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