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Avis : The Falconeer [XBox One][Xbox Serie]

A la vue du trailer, j’ai trouvé The Falconeer très attirant. Visuellement tout d’abord, avec un style assez unique qui donnait envie de voyager, et puis ensuite l’ambiance qui laissait espérer une aventure pleine de moments magiques, à découvrir des territoires mystérieux. Et puis au bout de quelques heures… Patatras.

Vous êtes un Falconeer dans le monde du Grand Ursee, un monde océanique (totalement plat, qui pourrait ravir les platistes, tant c’est plat à perte de vue), où sur quelques rochers vivent des hommes et femmes entre colonies civiles et militaires. Dans ces immenses océans remplis de pièges, d’animaux mystérieux, de commerçants en bateaux et de pirates prêt à en découdre vous êtes un pilote qui va devoir réaliser de nombreuses missions.

Dans l’ensemble l’univers de The Falconeer est assez vide, mais il n’en reste pas moins agréable de s’y promener.
D’ailleurs, ce monde faussement ouvert vous propose -vous oblige même- à vous balader pour mener à bien vos quêtes qui chemin faisant vous feront naturellement découvrir de nouvelles terres émergées.
The Falconeer vous offre avec des missions principales et d’autres annexes de voyager au dessus des mers, avec pour but d’attaquer des cibles, de défendre certaines cités ou bien de détruire des mines aériennes qui traînent ici et là.
A part ça pas grand chose… Là où chaque mission terminée fera augmenter les stats de votre faucon, vous gagnerez également de l’argent pour booster armes ou capacités. Pas de quoi en faire un semblant de RPG.
Côtés gameplay la prise en main de votre compagnon est très simple et se fait de façon très naturelle. Voler est d’ailleurs très agréable. Notre faucon va d’île en île de façon rapide, ou tout en douceur, en flirtant avec la mer ou bien très haut dans les airs aidé par des courants d’air chaud. Atterrir est également très simple. Non le souci du titre provient en réalité des combats. Pas simple en effet de sortir vivant, surtout au début, car les pirates (entre autres) sont plutôt coriaces. Jamais facile de les semer. De plus il est peu aisé de les poursuivre tant ils sont rapides. Ils seront souvent dans votre dos. Et lorsque vous vous rendez compte que vous êtes une cible facile, il est déjà trop tard. Toujours avec les combats, ils sont courts et une fois terminés le reste de la mission est sans aucun intérêt.

Pour que l’on accroche au monde dans lequel nous nous trouvons Tomas Sala a essayé d’instaurer un semblant d’histoire d’alliances entre îles, découvertes de secrets millénaires cachés ici et là; Malheureusement la répétitivité des missions peu intéressantes font que l’on a du mal à pénétrer dans cet univers plutôt maritime.
Non vraiment, la chose finalement qui m’a le plus intéressé et plu, c’est de voler, en mode libre, ne sachant où m’aventurer découvrant ainsi par pur hasard de nouveaux territoires. Il y a quelque chose d’onirique dans ce qu’à crée Tomas Sala j’en ai été à regretter les scènes de combats qui finalement cassent la tranquillité générale présente. Je crois qu’en faite, je m’attendais à un Journey en mode aérien, voir plus encore, un Flowers. D’autant que notre monture est vivante, de quoi rendre plus agréable encore ce qui aurait dû être un moment merveilleux de mansuétude dans ce monde lugubre.

Tiens mais au fait, c’est un jeu Next Gen ! Certes il est disponible sur Xbox One (sur laquelle j’ai débuté l’aventure), mais il est surtout optimisé pour la SeriesS|X. Le passage de l’une à l’autre n’est franchement pas percutant. D’abord parce que graphiquement (même si l’univers est beau) The Falconner ne semble pas demander beaucoup de ressources. Le style s’approche de Sea of Thieves et malgré de belles couleurs on est tout de même dans un monde avec beaucoup de brouillard, le jour comme de nuit.
La seule chose qui bénéficie vraiment du Up de puissance, c’est la disponibilité du 120 FPS si vous avez un écran compatible, avec HDR.
Pour l’ambiance sonore le travail est très agréable. Nous sommes dans un esprit proche de la série Viking, avec des sonorités Pagan et spirituelles. Vous avez déjà écouté les compositions de Trevor Morris (compositeur de Vikings) ? Ou bien les derniers albums de Bathory ? Vous y êtes… ou presque.



Alors quel est le problème ?
Notre oiseau est maniable, nous sommes dans des environnements agréables, les combats sont presque bons et sont difficiles (presque trop), l’histoire bien que mollassonne se tient… Nous allons même sous l’eau (vous comprendrez)!!!… Mais que se passe-t-il ?
Et bien le souci vient du fait qu’on a le sentiment d’être plus dans un Crimson Skies mou, très mou que dans un Panzer Dragoon. Si la comparaison peut apparaître évidente pour certains ici avec le Rail Shooter de Sega on est clairement pas du tout sur le même plan de dynamisme. Et l’excuse du monde ‘ouvert’ n’en est pas une. Si vous cherchez un Shoot dynamique passez votre chemin, la linéarité globale va vous endormir. Une mission? On y va, on traverse l’océan, on combat, on revient, on up-grade… Et puis pas grand chose au final.


The Falconeer a le cul entre deux chaises et c’est ce qui m’a posé problème. On aurait aimé un jeu contemplatif, il ne l’est pas assez à cause des phases de combats qui viennent casser cette tranquillité. On aurait aimé un jeu d’action, il ne l’est pas assez à cause de ces longues phases de vol. Et le mélange des deux est malheureusement bancal.
The Falconeer aurait donc pu être le genre d’expérience agréable, avec son univers particulier né de l’idée d’un seul homme et avec des idées et mécaniques de combats plutôt intéressantes. Sauf que comme dit plus haut certains ne s’y retrouverons pas dans cet open-world très vide et dans une narration bien trop discrète pour nous attacher au jeu.
Personnellement je ne me suis pas ennuyé, mais à cause de la répétition des missions peu intéressantes, j’ai fini par me balader sur la carte, volant avec les dragons, cherchant ici et là les animaux marins … … Contemplatif vous avez dit ?


Genre : Shooter ? 
Langue : Français
Développé par : Tomas Sala
Edité par : Wired Production
Sortie : 10 Novembre 2020
PEGI : +12
Poids : 1,6 GO
Plateforme :Xbox One, Xbox Series

Jeu testé sur Xbox One S et Xbos Series S
Jeu offert par l’éditeur

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