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Test : Yomawari – The Long Night Collection

Yomawari

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Genre : Survival Horror, Aventure, Puzzle
Langue : Anglais
Sortie : 26/10/2018
Développeur : Nippon Ichi Software
Éditeur : NIS America
Taille : 4MB

Site web

8/10


Nippon Ichi Software n’est pas uniquement doué en matière de RPG, la preuve en est avec son coté obscur

paru il y a quelques années avec The FireFly Diary, un jeu arrivé sur Ps Vita. La suite, vous la connaissez, ce formidable et horrifique Yomawari Night Alone et son successeur Midnight Shadows où des petites filles vont vivre une nuit cauchemardesque.

Yomawari Night Alone débute de façon directe, après un très court tutoriel. Ce jeu va clairement être orienté horreur et va mettre votre cœur à rude épreuve. Mais outre le côté visuel qui aurait pu se faire vraiment gore et vraiment, n’ayons pas peur des mots, dégueulasse, ici, nous sommes plus sur quelque chose de psychologique.
Pour faire simple, vous promenez votre chien et en jouant avec lui, il se fait taper lourdement par un camion. S’en suit alors, la recherche du toutou, dans une ville remplie de Yokai en tout genre, et toujours prêt à vous zigouiller.
Le gameplay est simple puisque qu’il vous permet de courir, de ramasser des pièces (qui permettent de sauvegarder) et des pierres, vous cacher dans des bosquets ainsi que marcher sur la pointe des pieds pour vous faire la plus discrète possible. Et il ne faudra surtout pas négliger cette option car les esprits ont l’ouïe plutôt fine. Pour tout vous avouer, au début du jeu, je jouais plutôt franco, en courant pour éviter ces maudits Yokai, mais après voir visionné quelques vidéos sur le Tube, j’ai compris que je n’avais pas finalement bien assimilé cette simple fonctionnalité.

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Le jeu mise clairement sur l’angoisse, le stress et tous les synonymes qui vont avec. Les quelques 40 Yokai qui vous surveillent en veulent à votre vie. Ils vous touchent et vous explosez dans une marre de sang qui recouvre l’écran. Le style de jeu outre puzzle game, se rapproche d’un Die & Retry puisqu’elle ne vous laisse aucune chance de survie. Et la faculté de sauvegarder à des endroits précis (statue bouddhiste) n’aide pas vraiment surtout lorsque vous êtes éloigné du point de sauvegarde.
Yomawari se joue évidemment dans le noir et avec un casque sur les oreilles pour profiter au maximum de l’ambiance. Car s’il n’y a pas de musique, c’est pour mieux entendre ce qu’il se passe autour de vous et dans la rue. Vous allez forcement sursauter pour un téléphone qui sonne, un petit chat qui miaule ou des cris perdus au loin. De quoi mettre vos sens en éveils, car certains lieux sont vraiment sombres. D’ailleurs j’ai pu noter que le jeu était bien plus sombre sur ma télévision que sur la console en mode portable. Votre petite lampe torche, dernier objet que tenait votre sœur avant de disparaître sera un élément bien plus utile qu’il n’y parait.

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Vous allez vous promener librement dans la ville, découvrant au fil du temps et des lieux qui passent, certains objets vous permettant d’aller plus loin encore. Il faudra faire attention, certains items étant bien cachés et certains secteurs ne s’ouvrant qu’à certains moment de l’histoire. Etant libre de tout mouvement dans la ville, vous pourrez par ailleurs apprendre à connaître le placement des Yokai. Outre ces phases d’esquives et de recherches, vous allez être confronté à des chapitres où la réflexion sera de mise. Utiliser le bon objet ne sera pas toujours évident, ajoutez à cela une précision pas toujours au top et vous aurez parfois un peu la sensation d’être malchanceux. Vous avez dit Die & Retry ? C’est exactement ça !

Graphiquement, le jeu est en totale opposition avec se qu’il dégage émotionnellement. Ici tout est mignon, kawai. Nous sommes comme face à un livre pour enfant. C’est la première chose d’ailleurs qui m’a tapé dans l’œil avec ce jeu. J’ai d’ailleurs, à l’époque de sa sortie sur PS Vita, succombé à son édition limitée. Comment ne pas résister à ce style si particulier ?
Ce choix de nous faire vivre ces horreurs dans ce monde enfantin peut paraître étrange, mais finalement convient on ne peut mieux, car cette forme d’antagonisme est attirante, enivrante.

Et une fois l’aventure terminée en une dizaine d’heures, que retient-on de cette aventure ? Pas nécessairement l’envie d’y rejouer, de retourner dans cette ville effroyable, mais on a le sentiment d’avoir vécu quelque chose d’unique et qui d’un point de vu Vidéo Ludique, n’arrive pas tous les jours.

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Et concernant Midnight Shadows maintenant ? Et bien c’est clairement une suite puisque le gameplay reste très identique à son prédécesseur. De plus le niveau de stress bien qu’un poil plus élevé est desservi par une durée de jeu bien plus courte ainsi que par des sauvegardes plus nombreuses. Le jeu devient naturellement plus simple, mais l’histoire prend tout autant aux tripes que Night Alone.
L’entrée en matière est aussi courte que sur l’opus précédent. Vous êtes deux petites enfants et après avoir regardé un feu d’artifice, sur le chemin du retour, l’une d’entre-vous va se faire happer par une ombre. Lampe torche en main, et avec un gros courage vous allez vous lancer à la recherche de votre amie.

Toujours comme dans Night Alone, il faudra faire attention au son et à la vitesse de votre battement cardiaque pour deviner la présence ou non de ces satanés Yokai, ce qui rend toujours ces rencontres oppressantes et assez inattendues surtout au casque, je le répète, avec un rendu dans l’espace très impressionnant.

On peut voir ce Midnight Shadows comme un DLC et même s’il s’en cache, il en est un. D’autant qu’ici il n’y a pas d’ordre précis pour débuter le jeu.

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Yowamari The Long Night Collection donne un coup de sang neuf au genre Survival Horror de plus en plus dans l’excès de sang et de vision horrifique. Le jeu de Nippon Ichi Software en se la jouant totalement détaché et à contre courant -grâce à un choix graphique original-, rend une copie vraiment très intéressante et donne une identité vraiment unique à son jeu.
Expérience oppressante, The Night Night Collection offre une aventure passionnante (s’appuyant sur un folklore extravagant et magique), on ne pourra que lui reprocher une durée de vie un poil courte.


Jeu offert par l’éditeur pour la réalisation de ce test.

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