Yomawari: Lost in the Dark
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Avis : Yomawari: Lost in the Dark

Après Yomawari: Night Alone et Yomawari: Midnight Shadows Nippon Ichi Software continu d’effrayer nos nuits avec ce Lost in the Dark.

Retour dans le monde des Yokaïs, et dans le folklore japonais. Débuter dans Yomawari: Lost in the Dark après vos dernières excursions dans les titres précédents ne vous surprendra pas.

Ambiance films d’horreur asiatiques, Yokaïs monstrueux, chasse à la petite fille, histoires morbides et ville hantée… Tout est là pour nous replonger directement dans le bain de l’effroi.
Outre toutes ces choses flippantes, on retrouve également le même esthétisme enfantin qui dénote totalement avec le reste et qui rend la série des Yomawari unique.

Cet avis va donc être très proche des précédents, puisque Lost in the Dark comme ses prédécesseurs joue sur notre tension dans des rues désertes. Pourquoi changer ce qui fonctionne me direz-vous.

Ce qui renforce cette tension, c’est clairement le fait que jamais le jeu ne nous prend la main. Sortir d’une situation difficile ? Débrouillez-vous ! Le gameplay, ne donnant que peu d’indications avec des commandes inexistantes. C’est vous dire si la difficulté est rendez-vous si vous n’avez pas de volonté.

Vous serez seulement équipé d’une lampe torche qui vous permettra de voir les monstres et vous aurez la possibilité de vous cacher les yeux pour éviter des attaques.

Mais avant d’aller plus loin, retour sur l’histoire, qui nous explique brièvement pourquoi nous sommes entourés de vilains Yokai en voulant à notre peau. C’est d’ailleurs comme ses prédécesseurs, un point fort du titre. Un façon d’appuyer là où ça fait mal sur la violence de notre société.

Notre petite héroïne ici présente est en quelque sorte le souffre-douleur du collège. Elle est moquée constamment et semble se retrouver malgré elle dans une spirale d’ignominie d’actes malsains de la part des filles de sa classe, si ce n’est tout collège tout entier. Il en résultera une fin tragique : le suicide.

Les premières scènes du jeu sont marquantes. Pour l’avoir mis en libre accès il y a quelques jours durant une manifestation consacrée aux jeux vidéo avec l’association ACJV, le résultat est sans appel, même pour une lycéenne de 16 ans. Yomawari de part ce début dégage un certain malaise, même voir un certain recul. Est-ce le but recherché par les développeurs ? C’est fort probable. En-tout-cas, cela semble réussi.

Cette fin tragique n’est que le début de notre aventure. C’est après avoir rencontré une mystérieuse jeune fille que vous allez devoir arpenter la ville sans aucune aide ou conseil à la recherche de vos souvenirs.

Comme on a pu le voir dans les titres précédents de la série, l’ambiance est à l’opposé du style visuel plutôt rassurant avec ce style enfantin et poétique. On remarque vite cependant que c’est pour mieux tromper le joueur avec au final un rendu très sombre et carrément flippant.

Il vous faudra donc vous promener, ou plutôt déambuler dans les ruelles de la ville pour regagner votre maison, mais surtout pour découvrir et retrouver des objets qui ont un lien avec vos souvenirs.

Un parcours pas vraiment évident, qui contient beaucoup d’embûches très souvent inattendus. Préparez-vous à des moments flippants. Le côté chibi du jeu ne doit pas vous rendre naïf, vous allez subir de beaux sursauts.

Votre lampe et le battement de votre cœur seront vos seuls espoirs pour avancer parmi tous ces Yokaïs. Une expérience à réaliser au casque bien entendu. Cependant, la petite nouveauté de ce troisième opus est la possibilité de se cacher les yeux pour, en quelque sorte, se cacher ou se protéger des esprits. L’écran devient noir et notre petite et fragile héroïne devra éviter d’avoir le moindre contact visuel ou physique avec les Yokaïs virevoltant sous forme de nuage de fumée rouge. Je ne vous cacherai pas que c’est plus difficile que cela en donne l’air.

On se retrouve au final avec un jeu mêlant horreur et exploration. Vous pourrez vous promener, mais cela ne suffira pas à dégoter tous les souvenirs, il vous restera ainsi des énigmes parfois tordues à résoudre.

De manière générale, ce nouvel épisode de Yomawari est assez difficile, car il ne vous prend pas par la main. J’ai justement regretté ce manque d’informations. Il est arrivé parfois de mourir sans trop savoir pourquoi. Pas frustrant, mais tout de même rageant.

La ville est vaste et aurait pu finir par nous faire suffoquer dans ce dédale de couloirs/rues. Heureusement, les petites statues qui vous servent de points de sauvegardes permettent de vous téléporter. Un véritable bol d’air frais, même si ces statues sont peu nombreuses.  

Reste alors à bien serrer votre popotin lorsque vous croisez ces esprits. Plus encore face aux boss que vous allez rencontrer. Apprenez bien les patterns sous perte de mourir rapidement et souvent.


Ce nouvel épisode de Yomawari ne déroge pas à la règle forgée lors du premier épisode: On peut être mignon et à la fois terriblement flippant.
Aidé par un gameplay simple et une ambiance véritablement immersive, Lost in the Dark fera son petit effet si aimer les jump-scare.
Si les vilains Yokaïs vous fascinent et que vous aimez vous promenez de nuit dans des ruelles sombres alors je pense que vous avez trouvé le jeu qu’il vous faut.


Genre : Survival Horror
Langue : Anglais 
Développé par : Nippon Ichi Software
Edité par : NIS America
Taille : 2071,00 MB
Sortie : 28 octobre 2022 
PEGI : +18
Plateforme : Switch, Playstation 5|4

Jeu testé sur Nintendo Switch
Jeu offert par l’éditeur

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