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Test : Langrisser 1 & 2 [Switch] [Playstation 4]

Revoilà un classique du RPG ! Je dois bien l’avouer, jamais je n’aurai misé le moindre Euro sur le retour de ces -pourtant- classiques Langrisser I et II issus de la Megadrive (Warsong sur Genesis) et parus respectivement en 1991 et 1994.
Après son passage sur Saturn pour les épisode III – IV et V, Der Langrisser sur Super Nintendo, Langrisser Millenium sur Dreamcast (et Wonderswan) puis un rapide tour sur 3DS en 2015, c’est seulement en 2019 que l’épée légendaire refait parler d’elle, mais sur mobile avec Langrisser Mobile qui reprend là où l’épisode V s’arrête.

Cette compilation qui reprend les deux premiers titres n’est pas vraiment la première puisque la Playstation en 1997 avait déjà eu droit à un portage des originaux, tout comme la Saturn, mais avec un portage de la version Windows de 1998, intitulée Dramatic Edition.
A la fin des années 90, Langrisser était donc connu et reconnu (du moins au japon) comme une T-RPG de qualité, au même titre que Shining Force ou Fire Emblem. Oublié de tous ou presque et relancé par le jeu sur smartphone le revoilà donc sur Switch et Playstation 4 dans une version toute pimpante.


L’histoire du premier épisode nous compte celle du prince Garett de Baltia face à l’Empire Dalsis qui va éveiller sans le savoir des forces démoniaques.

Langrisser premier du nom débute de façon assez tragique, mais nous met dans le bain immédiatement avec un affrontement direct entre la nation de Baltia par l’Empire Dalsis, dans le château même où réside le roi Alfador père du prince Garett. Vous allez devoir fuir apprenant le décès de votre père. Votre quête est simple, traverser l’empire Dalsis vers le palais de l’empereur Pythion, récupérer l’épée ancestrale Langrisser et détruire l’esprit du mal.

Pour sa suite Langrisser II, il faut le savoir, a été l’un des premiers T-RPG à proposer au joueur plusieurs choix possibles tout au long de l’histoire. Selon vos choix le héro roux (il est souvent fait allusion à sa couleur de cheveux dans le jeu) Erwin, pourra changer ou pas de coalitions. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais l’histoire joue énormément sur des choix de trahisons dont je n’ai moi même pas compris tous les tenants et les aboutissants. Il faut dire que les deux jeux sont en Anglais et que ce n’est pas forcement simple de tout bien comprendre. Imaginez juste que j’ai pu faire les épisode III et IV sur Saturn à l’époque sans rien comprendre du tout !
Pour faire court Erwin va devoir lutter contre Seigneur des Ténèbres Böser principal manipulateur de l’histoire. Vous allez rencontrer Leon, adversaire ou allié et devoir empêcher l’empire de prendre possession de Langrisser et de Alhazard les deux épées légendaires. Arrive ensuite un choix crucial où vous devrez ou pas affronter ceux ont fait parti de votre aventure. Dans le genre histoire dramatique, je dois avouer que cela m’a fait penser à Shining Force 3 et certains passages totalement tragiques. Langrisser II est aussi une histoire d’amour et de déchirement mais cela vous vous en rendrez compte vous même.

Concernant le jeu, Langrisser I et II sont totalement identiques et possèdent un gameplay d’époque et donc assez basique. Ma foi, cela me convient bien mieux que tous ces paramètres à prendre en compte dans les derniers Fire Emblem.
Cette simplicité confère de l’efficacité au système de jeu laissant toute la place au scénario, mais surtout à des combats rapides. De plus, comme Shining Force et contrairement à Fire Emblem, Langrisser n’intègre pas le système de mort permanente. Evidemment cela laisse entrevoir des combats plus souples et moins stressants, en sachant que si un commandant meurt, il sera encore là au prochain combat. Ce qui nous enlève un poids lors des batailles tendues. Comme tout bon T-RPG, vous allez débuter avec une classe de combattant faible, puis chemin faisant plusieurs possibilités de classes se proposeront à vous. Avec les points récupérés après chaque combats vous pourrez ainsi faire progresser vos stats en changeant de classe. Chacune des classes outre l’armement et votre façon de vous déplacer, vous offre également un large choix de troupes et unités, volantes, lourdes ou légères et de plus en plus puissantes et nombreuses au fil des chapitres.

Pour ceux qui ne connaissent pas forcement le genre, vous incarnez ici différents personnages se déplacent sur une carte divisée en cases. Vos troupes peuvent attaquer et se défendre et seuls les commandants peuvent utiliser la magie soit pour attaquer, soit pour soigner ou bien soit pour upgrader les stats durant un nombre défini de tour.
L’une des autres particularités de Langrisser outre ce choix de troupes avant de partir au combat et le fait que ces dernières meurent en même temps que le commandant qui lui est assigné. Deux techniques s’offrent donc à vous : prendre votre temps et éliminer tout le monde vous offrant l’assurance de recevoir un maximum d’expérience, ou bien essayer d’exterminer le commandant adversaire rapidement, pour mettre un terme hâtivement à la rixe, le cas échéant, en recevant moins de points de combat.

Evidemment qui dit Tactic RPG, dit stratégie. Dans ces deux Langrisser, ma foi, la difficulté en mode normale n’est pas bien haute. Il faut toutefois faire attention a ne pas trop y aller tête baissée et bien réfléchir à la façon d’avancer, mais surtout bien connaitre les troupes adversaires pour anticiper les points faibles. Ainsi tout se passera bien pour vous et vos commandants. N’hésitez pas non plus à sacrifier le petit personnel, parfois ça a du bon. Concernant cette difficulté je me suis surpris à être parfois en mauvaise position et puis au final m’en sortir sans trop d’encombre, un peu comme si l’IA foncée elle même un peu au forceps, laissant beaucoup de place à la contre attaque. Bon, lorsque l’on a l’habitude de ce genre de jeu, peut-être que cela aide à prendre de bonnes décisions. Cependant j’ai trouvé que le niveau était un peu faible pour un mode normal. A voir donc en difficulté supérieure…
Par contre n’espérez cependant pas être pris en main au début du jeu avec tutoriel ou didacticiel, il n’y aura rien pour vous échauffer, vous voilà prévenu !

Et graphiquement ça donne quoi ce remaster ?
Concrètement le up graphique est très visible (heureusement), mais reste ma foi assez classique et peu digne de cette génération. Si bon nombre de détails sont bien présents aujourd’hui, les maps restent très basiques et sont loin d’égaler certaines productions actuelles. A contrario les scènes de combats (que l’on peut passer soit dans les options, soit en appuyant sur une touche) sont de toute beauté. Il faut dire que l’original était plutôt archaïque, 16 bits oblige.
Ce remaster offre aussi la possibilité de changer l’apparence des maps, mais aussi des personnages (pas sur le terrain malheureusement). Cela permet de profiter du style graphique original de Satoshi Urushihara (Plastic Little – Legend of Lemnear) ainsi que celui de Ryô Nagi, plus moderne aux traits plus doux. Cela sera suivant les préférences de chacun, mais Nagi a su donner sur certaines héroïnes du jeu des traits bien plus gracieux que Urushihara. Je pense notamment à Jessica bien plus jolie en 2020 qu’en 1991.

Et puis je terminerai sur la bande son, totalement réussie. Noriyuki Iwadare compositeur également de la bande son des Grandia et Lunar a fait un travail remarquable. Déjà les thèmes originaux de 1991 et 1994 sont beaux, mais ceux de 2020 sont du pur bonheur auditif. Certes, pas tous, du moins pour mes oreilles. Dans la grande majorité des cas, le style se rapproche du Neo Classique, avec beaucoup de guitares ou bien progressif avec du clavier, mais le compositeur a su aussi créer des partitions plus électroniques. Et puis il y a ces chapitres sombres, où Noriyuki Iwadare prend là où ça fait du bien, avec un style nettement plus symphonique. Notamment le chapitre 11 de Langrisser II lorsque c’est au tour de l’armée de Leon.
Dommage que la bande son soit en DLC payant sur Steam et exclusivement réservée à l’édition limitée sur console

Comptez une dizaine d’heures pour le premier et environ vingt pour le deuxième, car avec ses multiples routes, Langrisser II possède une rejouabilité assez intéressante, histoire de connaitre toutes les possibilités scénaristiques proposées.


Que reprocher à Langrisser ? Sincèrement pas grand chose. Peut-être certains y trouverons à redire concernant le fait que le jeu ne soit qu’une simple amélioration esthétique et que cette mouture 2020 n’apporte pas vraiment de nouveauté. On peut prendre par exemple Fire Emblem Echoes : Shadows of Valentia qui avait su apporter du gameplay plus moderne.
Pour ma part, aucun problème car le jeu est tout de même bon dans son moule originel et puis l’on peut enfin profiter de l’histoire (même si c’est en anglais), et ça c’est plus que bienvenu.
Ayant découvert la licence avec la Saturn, je garde désormais l’espoir pour que les épisodes de la console de Sega aient aussi le droit à un remake, mais surtout que la firme du hérisson bleu se lance elle aussi dans la réédition des deux premiers Shining Force, déjà disponible sur nos smartphones !

Si vous êtes frileux, vous pouvez attendre une petite baisse de prix, mais il ne faudra toutefois pas passer à côté de ce titre si vous aimez le Tactical RPG en case par case.


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Genre : RPG Tour par Tour
Langue : Anglais
Sortie : 13/03/2020
Développeur : Chara-Ani
Editeur : NIS America
Taille : 1,6 Go
PEGI : 12
Disponible sur : Playstation 4, Switch, Steam


Jeu offert par l’éditeur pour la réalisation de ce test

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