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Avis : Woodo

De temps à autre, un petit jeu cocooning, ça fait du bien.


De temps en temps, tomber sur un petit jeu cocooning fait un bien fou. Pas un jeu qui vous demande de farmer pendant cinquante heures ou de sauver le monde avant le dîner. Non. Juste un titre qui vous invite à souffler un peu. Et c’est exactement ce que propose Woodo.

Développé par Tiny Monks Tales, un petit studio composé de trois développeurs, il s’agit également de leur tout premier jeu. Une première tentative particulièrement réussie qui mise avant tout sur la détente, la poésie et l’observation.

Sous ses airs de jeu tout mignon aux couleurs pastel, Woodo est avant tout un puzzle game. Le principe est simple : reconstituer des scènes en plaçant différentes pièces de bois à leur emplacement. Mais oubliez les puzzles traditionnels. Ici, chaque pièce représente un élément précis du décor : une pomme, un ver, un meuble ou même notre personnage principal. À vous de retrouver ces éléments dans la liste proposée avant de leur rendre leur place dans la scène.

Là où Woodo devient intéressant, c’est qu’il ne cherche pas à reproduire la formule classique du puzzle. Pas besoin de tourner les pièces dans tous les sens ni de lutter pendant dix minutes pour savoir dans quel sens placer un coin de ciel bleu. Chaque objet possède un emplacement unique. Tout repose sur votre sens de l’observation.

À mesure que les pièces trouvent leur place, la scène prend vie. Les zones blanches se parent progressivement de couleurs, les objets s’animent et le décor s’enrichit de petits mouvements subtils accompagnés d’effets sonores délicats. C’est simple, mais terriblement efficace. On ne se contente plus de résoudre un puzzle : on participe à la construction d’une histoire.

Et c’est justement l’une des meilleures idées du jeu.

Au fil de votre progression, Foxy, le personnage principal, vous raconte son histoire. Une narration qui accompagne naturellement la résolution des puzzles et qui donne une véritable raison d’avancer.

Je vais être honnête : j’ai eu quelques réticences au départ concernant la voix française. J’ai même passé un moment à me demander si elle n’était pas générée par intelligence artificielle. Puis finalement, la question a fini par quitter mon esprit tant le récit parvient à créer un lien avec le joueur.

L’histoire est touchante, parfois drôle, parfois un peu mielleuse, mais elle reste sincère. On finit par s’attacher à ce petit renard malgré soi.

Derrière cette aventure se cache également un propos plus profond qu’il n’y paraît. Foxy est une citadine accro à son téléphone qui se retrouve propulsée en pleine campagne, sans Internet et loin de ses habitudes. Une situation qui sert de point de départ à une réflexion sur l’inconnu, la peur des autres, l’amitié ou encore la nécessité de sortir de sa zone de confort.

Le fait que l’histoire soit racontée à la première personne facilite encore davantage l’identification. Au fond, Foxy pourrait être n’importe qui. Une enfant. Un adulte. Vous. Moi. Et c’est sans doute pour cela que certaines scènes fonctionnent aussi bien.

Sous ses allures de jeu destiné à un jeune public, Woodo touche finalement un public bien plus large. Pour ma part, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir son univers et je suis quasiment certain qu’il trouvera régulièrement sa place lors des animations de l’ACJV.

Sur ce genre de production, l’équilibrage peut rapidement devenir un piège. Trop simple et l’ennui s’installe. Trop compliqué et toute l’ambiance relaxante s’écroule.

Heureusement, Woodo évite cet écueil. Les puzzles gagnent progressivement en taille et en complexité, de façon naturelle et sans jamais brusquer le joueur. Et pour ceux qui bloqueraient malgré tout, un système d’aide est présent.

Comme dans un Capitaine Toad, il faudra régulièrement tourner autour des décors et déplacer la caméra afin d’observer chaque recoin de la scène. L’observation est au cœur de l’expérience.

C’est d’ailleurs ici que se trouve probablement le principal défaut du jeu.

Certaines pièces sont vraiment minuscules et deviennent difficiles à distinguer. Certes, un zoom est disponible, mais je ne l’ai pas trouvé assez précis. De plus, la caméra peut parfois devenir capricieuse lorsqu’on tourne autour d’un décor, rendant certaines phases d’observation un peu moins agréables qu’elles ne devraient l’être.

Rien de catastrophique, mais suffisamment présent pour être signalé.


Entièrement traduit en français, Woodo est une véritable bouffée d’air frais au milieu de tous ces jeux interminables qui réclament des dizaines d’heures d’investissement.
Quelques heures tranquilles, une progression douce, des puzzles intelligents sans être frustrants et une histoire touchante : voilà la recette de ce petit jeu qui fait simplement du bien.
Et parfois, c’est exactement ce dont on a besoin.


Genre : Reflexion, Puzzle Games
Langue : Français
Développé par : Tiny Monks Tales
Edité par : Daedalic Entertainment
Taille : 3.06 Go
Sortie : 16 septembre 2026
PEGI : +3
Plateforme :  Playstation 4|5, Switch, Steam, Xbox One|Series


Jeu offert par l’éditeur
Jeu testé sur Xbox Series S

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