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Avis : Atelier Ryza 2 – Les Légendes Oubliées & Le Secret de la Fée

Si vous vous demandez d’où vient la série des Atelier, comment dire, d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Votre humble serviteur se souvient d’une page dans un Console + faisant mention d’un Atelier Marie sur une Sega Saturn japonaise en fin de vie. Si c’est arrivé chez nous ? Non, bien évidemment. Impossible de savoir si Atelier est une série qui compte chez nos amis japonais, mais toujours est-il qu’elle continue son petit bonhomme de chemin jusqu’à aujourd’hui sur PlayStation 4, et en français. Est-ce pour autant une bonne nouvelle ?

Trop vieux pour ces conneries

Première chose frappante, c’est cette ambiance un peu « con-con » étonnante qui habille ce Atelier Ryza 2. Bienvenue dans un univers d’adolescentes à gros seins qui aiment gémir autant que dans un hentai. Vous m’excusez, j’ai trente ans passé, et justement, je suis passé à autre chose. Mais le pire, ce n’est même pas érotique, c’est juste gênant, constamment, de voir deux morceaux de gélatine flotter dans tous les sens au moindre mouvement de bras. C’est totalement gratuit, n’apporte rien à l’univers, et surtout que la série des Atelier s’en était passé jusqu’à maintenant.

Puisque niveau scénario, on ne peut pas dire grand-chose, sachez qu’il se déroule trois ans après le premier épisode. Et il semblerait qu’il n’y ait pas besoin d’avoir touché à ce dernier pour comprendre l’ensemble. Je vous dirais quand même au moins de vous renseigner un minimum, histoire de savoir où vous mettez les pieds. Arrive très vite le pire, l’histoire, dans sa globalité, est l’équivalent d’un somnifère très puissant que même la plus grande des alchimistes n’aurait rêver synthétiser.

J’en ai vu des jeux qui essayent de justifier un script nullissime, mais alors là, on atteint des sommets. Parait-il que le premier Atelier Ryza avait un bon scénario. Tant mieux pour lui. J’ai quand même ma petite idée sur le pourquoi du comment cette nouvelle histoire ne vole pas très haut. Avec juste un an et demi d’écart entre deux épisodes, comment voulez-vous produire entièrement un j-rpg de la meilleure des manières possibles ? Comment écrire un bon scénario dans un laps de temps aussi court ? Il n’existe pas trente-six solutions, il faut faire vite, reprendre tous les clichés possibles et inimaginables, et ne surtout pas agrandir un lore déjà existant ou le bousculer. Arrive cette sale impression de voir un 1.5 sans importance, un épisode filler de Naruto plutôt qu’un vrai épisode 2. Et c’est une personne qui n’a pas fait le premier volet qui vous le dit, imaginez alors comment à l’écran ces artifices se voient. Enjeux inintéressants, personnages vides de toute substance, la liste pourrait être très longue.

Ajoutée à cela une mise en scène plan-plan des dialogues digne de l’ère PlayStation 2, ( c’est là que l’on se dit que Rogue Galaxy a de beaux restes) comprenez qu’il ne vaut mieux pas jouer à Atelier Ryza 2 pour son scénario. Ce qui, vous l’admettrez, est un peu étrange pour un jeu dont l’ADN est composé à 99 % de J-RPG.

Zelda, t’es là ?

Un scénario abyssal, des personnages aussi expressifs que des huîtres, que reste t-il à Atelier Ryza 2 pour s’attirer autant de bonnes notes par les critiques ? Je me le demande. Parlons du système de combat, qui, sans réinventer la machine à masturber les hannetons, reste plus que correct. C’est du tour-par-tour on ne peut plus classique, mais avec une mise en scène, comparé aux dialogues, assez virevoltante. Ça bouge, ça explose, la caméra part dans tous les sens, parfois un peu trop, mais ça marche, c’est le principal.

Qui dit rpg, dit exploration et je n’ai que trop entendu que ce AR2 c’était « breathofthewildisé ». Alors on va freiner des quatre fers tout de suite, non. Une héroïne qui grimpe à des lianes, plonge, nage, n’a absolument rien d’incroyable, et ce n’est pas parce que c’est en cel shading qu’il faut tout de suite invoquer le dernier Zelda canonique en date. Mais voir cela dans un j-rpg permet d’apporter un peu plus de variété à l’exploration des donjons, c’est vrai. Et ces nouveautés auraient pu être bien si… Cela ne s’accompagnait pas d’animations d’un autre âge. Une fois encore, c’est surprenant à quel point notre jeune femme en exploration semble avoir un balai dans le fondement. C’est rigide à souhait, parfois même un peu ridicule, mais rappelons que ce n’est pas le cas en combat ou elle semble avoir fait une formation accélérée en GRS entre deux couloirs.

Par le pouvoir du chaudron ancestral

Nous y voilà, ce qui a fait le charme de la série des Atelier, l’alchimie. Comprendre que vous allez trouver sur votre route moult ingrédients pour créer des objets d’attaque et de soins. Nous ne sommes pas là pour écrire une soluce du jeu, parce que ce système, bien que très bien fait, met un peu de temps avant de se laisser dompter. J’irai même jusqu’à dire qu’il vous tombe un peu sur la tête comme une montagne avec tout un tas de recettes, de trucs et de bidules à assimiler. Rassurez-vous, si vous paniquez un peu au début, c’est normal, ça fait beaucoup à apprendre. Mais, comme dit plus haut, avec le temps, tout devrait rentrer dans l’ordre. Juste pour faire le grognon, rendre le tout un peu plus intuitif la prochaine fois ne serait pas du luxe, surtout auprès d’un public débutant en j-rpg.

Avant dernier point, la direction artistique. Je ne reviendrai pas sur les personnages féminins. Vous aimez les gros seins en gélatine et les calendriers Playboy, tant mieux pour vous. C’est un sujet vaste, compliqué, chacun verra midi à sa porte, mais j’ai trouvé ça plus que limite pas mal de fois. Ce n’est pas qu’une question de sexisme ou pas, personne ne détient la vérité absolue. C’est juste que ça n’apporte rien. Aussi non, j’ai beaucoup aimé les décors, même si c’est très « PlayStation 2 friendly » c’est-à-dire, rectangle, rectangle et oh encore rectangle sans trop de subtilité la dedans mais ça fait le taf. L’univers visuel est assez bon pour que l’on puisse avoir envie de l’explorer.

Dernier point, la technique. Je n’ai pas vu la version Switch, donc, bonne chance aux possesseurs de la machine qui veulent tenter le coup parce que sur PlayStation 4, c’est pas la joie. La grosse déception vient tout de mème la version PlayStation 5. La dernière de Sony en a dans le ventre et ce n’est malheureusement pas Atelier Ryza 2 qui va le prouver. Si le jeu est 4k constant, 60 fps en combat, il est à 30 fps en exploration. Et vu ce qu’il y a afficher à l’écran, il y a de quoi se poser de sérieuses questions sur cette version next-gen. Mais bon, globalement, c’est propre, ça fait le taf, une fois de plus.


Pour finir…

Atelier Ryza 2 est typiquement le genre de jeu que dans six mois, un an, tout le monde aura oublié. Aucune grosse qualité pour le faire sortir du lot, aucune particularité, et comparé à ses héroïnes, est plat de bout en bout. C’est un j-rpg parmi tant d’autres, pas assez nul pour être un navet, pas assez bon pour marquer les esprits. Alors oui, il peut vous occuper une poignée d’heures si vous n’avez rien d’autre sous la main. Mais vu le nombre absolument improbable de jeux qui sortent tous les mois, il y a bien mieux à jouer. Yakuza : Like a Dragon, la série des Ys, Persona, la liste est trop longue pour perdre du temps sur un jeu de cette trempe. À réserver qu’aux fans absolus de la licence.


Genre : J-RPG / A-RPG / Craft 
Langue : Japonais / Français
Développé par : Gust / Koei Tecmo
Edité par : Koei Tecmo
Taille : 11.35Go
Sortie : 29 Janvier 2021
PEGI : +12
Plateforme : Playstation 4, Playstation 5, Switch, PC

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