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The SaturnDay’s #23

La série des Power Instinct a débuté en 1993 sur Megadrive, Super Nintendo et dans les salles d’Arcade.
Atlus après la grande vague des VS Fighting de Capcom et SNK s’est aussi lancé dans l’aventure, avec nettement moins de succès malgré les qualités des jeux proposés.
Certes il faut bien avouer que le premier épisode n’avait pas de quoi attirer l’attention. Animations rigides, innovations inexistantes… Pas de quoi lutter efficacement contre les montres Fatal Fury ou Street Fighters 2.
La suite sort en Arcade puis sur Playstation, sans pour autant faire parler d’elle.

Il faudra attendre le troisième épisode (en ne comptant pas Legends, un simple update du 2) et le travail de Atlus sur la Titan de Sega pour que ce jeu de baston devienne enfin intéressant. Mais c’est son arrivée sur la Saturn en exclusivité qui deviendra culte grâce à ses qualités, mais surtout par sa sortie exclusive sur console. Malheureusement le public n’a pas suivi…

Côté scénario (parce qu’il y en a un) c’est assez original, même si on sent l’inspiration KOF, avec ce tournoi qui s’annonce. L’organisateur n’est autre que Rugal le clan Goketsuji. Ce dernier doit déterminer son nouveau chef de clan et c’est par ce tournoi qu’est choisi le futur leader lorsque le précédent cède sa place. Depuis toujours tous les descendants du clan, de près ou de loin de par leur lien du sang ont le droit de participer. Ce Groove on Fight a lieu vingt ans après le précédent tournoi et les règles ont changées puisque désormais le tournoi est ouvert à tous après que le sang des Goketsuji se soit atténué dans les limbes de… la reproduction sans doute….

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Au programme donc, de la baston, avec 14 personnages dont 3 boss le tout dans un univers barré.
Le système de jeu est classique, mais apporte déjà la Tag Battle que l’on retrouvera plus tard sur d’autres licences des concurrents. Le jeu se joue sur 6 boutons et non plus 4 comme sur les titres précédents de la licence. Vous avez donc, 2 coups de poings, 2 coups de pieds, 1 esquive, et un coup puissant, mais aussi un dash avant, un dash arrière, et un double saut, plutôt peu commun au genre jusqu’à l’arrivée des Guilty Gear. En plus de tout cela, il existe un coup imparable, ainsi qu’un Reflet Blocking qui permet de parer l’attaque adverse avant de contrer l’adversaire.
Dans les combats, le Tag reste important puisqu’il ne se limite pas à changer de personnage en cours de combat. Un peu à la manière d’un Dragon Ball FighterZ aujourd’hui (ou d’un X-Men vs Street Fighter à l’époque) suivant comment vous allez appeler votre coéquipier vous pourrez porter une attaque simple, ou bien une attaque combiné. C’est bien plus qu’un simple Striker comme dans les King of Fighters.
Attention toutefois, vous ne pouvez changer de personnage que lorsque vous êtes à côté de celui-ci et impossible non plus de faire appel à lui durant un enchaînement reçu. Cela pour éviter de casser la charge. Dommage pour celui qui reçoit les coups !

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Esthétiquement le titre n’est pas moche, même s’il est fortement pixelisé. C’est Murata Range (Last Exile) qui est derrière le chara desing (il a déjà travaillé pour Sega sur le RPG au tour par tour Wachenröder) et malheureusement in game son travail se voit anéanti par le rendu 2D peu folichon et qui fait pâle figure face à King of Fighter 95 et surtout face à Guitly Gear qui paraîtra un an plus tard. Le jeu, une fois en main se veut assez fun avec une prise en main simple malgré toutes les possibilités offertes, mais pêche par des actions un peu lente. Dommage car l’animation est plutôt agréable d’autant que le jeu tourne en 60fps.
Face à Sonic Concil (1998) le titre de Atlus manque un peu de folie, folie pourtant présente sur les premiers épisodes de la série. On ressent bien ce sérieux avec les décors présents sur les scènes de combats (vous avez dit Shin Megami Tensei ?). Je pense notamment à cette tête de bébé un peu étrange entourée de machines, ou bien certaines musiques dignes des moments dramatiques de Akira. Dans ces niveaux on pourra aussi regretter un manque de constance visuelle car Groove on Fight joue entre le beau et le néant, certains fonds étant vides ou presque ou totalement dénoués d’animations.
Si certains personnages arrivent à être charismatique (malheureusement Solis devait être le côté sexy du jeu mais cela ne l’est pas du tout) on retrouve trop peu de prise de risque et trop de sérieux. Seules Kurara Hananokoji (dans un style un proche de Sailor Moon) ou Remi Otogiri (la sorcière) sortent un peu du lot, sans oublier les bizarreries M.A.D. ou le démon Bristol (déjà vu dans la série des Shin Megami). Dommage car il y avait sans doute mieux à faire en gardant l’esprit barré des opus précédents.

Concernant le mode 4 joueurs disponible sur la console, je ne pourrais malheureusement pas vous en parler, je n’ai jusqu’à présent jamais essayé.

Enfin, bien que le jeu soit vendu aussi sans le bundle RamPack, la cartouche de 4Mo est bel et bien obligatoire pour jouer.
Une fois le jeu terminé, vous pourrez découvrir dans la galerie des concepts arts de personnages ne figurant pas dans le jeu.


On se retrouve avec un jeu sympa, qui dégage de bonnes choses, dont du fun grâce à son gameplay et de bonnes idées, mais qui pêche par un choix peu convainquant de personnages, des coups vus et revus et un manque de punch durant les combats.
Groove on Fight reste un bon petit jeu de baston, mais sur lequel on n’a pas forcement envie de retourner fréquemment contrairement aux mastodontes KOF 97 (1997) ou Street Fighter Zero 2 (1996)


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Parution: 1997
Développeur: Atlus
Editeur: Sega / Atlus
Genre: VS Fighting
Disponible sur: Saturn / Arcade
Nombre de joueur: 1-4
Nombre de disque: 1
Cartouche Ram: Oui
Sortie: Japon


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