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J'ai lu : Les Chroniques des Elfes de Jean-Louis Fetjaine


J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce premier volume des chroniques des Elfes de Jean-Louis Fetjaine. Faut dire que la multiplicité des personnages n’aide en rien à la compréhension et à connaître le but du livre. Ce n’est qu’après quelques longs chapitres ou l’on découvre différents peuples et acteurs du livre que nous entrons enfin dans le vif du sujet pour le plus grand plaisir des amateurs du genre, sous une plume simple et agréable à lire.

Même si le cadre peut paraître assez classique, l’auteur nous entraîne dans un univers peuplé de créatures fantastiques : des elfes, des orcs, des loups, des gobelins… Et des humains. Oui les hommes cherchent à christianiser tous les peuples (comme ils ont pu le faire par le passé !).
La tension monte au fil des pages, on découvre certains liens entre les personnages, notamment entre Lliane. Princesse des elfes et Mahéolas, jeune moine humain rescapé d’une tuerie.
Les chapitres sont entrecoupés d’extraits mythologiques. C’est assez déstabilisant au début car on se demande quel lien il peut y avoir entre les deux histoires. Mais on se prend vite au jeu, et c’est avec délectation que l’on découvre des bribes de la mythologie Irlandaise.
Comme je le disais la mise en place est très longues, ce qui rend le début de la lecture un peu plat. Les premières batailles apportent l’action tant attendues, et c’est à ce moment là que l’histoire débute réellement et que l’on comprend le rôle de chacun, mais subsiste ce lien entre Lliane et Mahéolas, entre le bien et le mal, entre la créature féerique et l’humain…
J’imagine que le tome 2 sera un peu plus palpitant puisque les personnages nous ont été présentés, sauf, Celui-qui-ne-peut-être-nommé, faisant un peu penser à un celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom dans les Harry Potter. Un petit manque d’inspiration de la part de l’auteur ? On trouve aussi des similitudes avec l’œuvre de Tolkien, Arianwen qui peut faire penser à Arwenn ou Bassecombe à Fondcombe…
Mais cela n’enlève rien à la qualité de l’écriture de Fetjaine.
Un bon livre avec une introduction un poil longuette mais prenant dès que l’histoire s’installe.
J’attendais beaucoup du tome II, et je ne suis pas déçue. Il y a enfin de l’action, beaucoup d’action… Il est aussi beaucoup plus sombre et c’est ce que j’ai vraiment apprécié. L’histoire et bien installée et on arrive à se retrouver au milieu de tous les peuples et de tous les protagonistes, et puis terminé (ou presque), les passages mythologiques qui entrecoupaient les chapitres. C’était sympa mais un peu indigeste.
L’intrigue et les alliances se posent, les personnages sont plus mis en avant. On sait enfin ce qu’il pensent, ce qui les animent, ce qui leur fait peur… On découvre notamment que le roi Ker va s’allier aux elfes mais que son fils Pellehun fomente un complot. je ne peux pas tout dévoiler, je laisse une part de mystère ! Mais je peux assurer qu’il existe des traitres dans tous les clans : hommes, elfes…
Le personnage central est LLiane. Elle a été capturée (ainsi que de nombreux amis (le barde Hamelin, l’elfe vert Till et Doran un elfe du clan des Lasbelins) et envoyée sur les terres noires, lieu où l’air est irrespirable, la pluie empoisonnée et la violence et les assassinats quotidiens. Elle va frôler la mort plusieurs fois, mais avec l’aide de Mahéolas (tiens mais que fait-il là celui là… ?) se sauvera, échappant ainsi à une vie de catin à laquelle elle avait été destinée. Mais c’est sans compter sur ceux qui l’aime et qui vont partir à sa recherche, notamment LLandon et Morvryn son père.
Les évènements s’enchaînent rapidement, on est happés par le récit, on vibre avec les personnages, on souffre avec eux. ce second volume est vraiment réussit et nous plonge enfin dans le cœur de l’histoire.
3ème et dernier volet des Chroniqueurs des Elfes de Jean-Louis Fetjaine. Je dois avouer que je suis assez mitigée. Le dénouement était là, le suspense aussi, mais il m’a manqué une grosse bataille bien sanglante avec beaucoup d’action et plein de rebondissements. Oui, vous allez me dire que la bataille est bien là, mais je l’ai trouvée mollassonne, trop mollassonne, même si les différents peuples ont perdu bon nombre des leurs. Mais c’est survolé.
Faut dire que l’Elfe des Terres Noires avait accaparé toute mon attention avec tout ce qu’il s’était passé. Le suspense était a son comble, je retenais mon souffle à chaque page. Il y avait tellement de choses… De la haine, de la violence, du soutien, des liens, des lieux glauques, des alliances… et là, l’excitation est retombée… Hélas…
On retrouve des alliances, des gentils et des méchants, une reine qui prend ses marques mais sans plus… Par contre grand absent, oublié, abandonné, disparu… Où est passé Maheolas, cet humain qui avait une place de choix dans les deux premiers tomes ?
Ce volume m’a fait penser au premier car j’ai eu beaucoup de mal à arriver à la fin du livre. Pas assez de punch, de goût de reviens-y. Il m’a manqué cette touche qui donne envie de terminer le livre pour en connaître la fin. Là il m’a fallut plusieurs mois. J’ai préféré mettre ce volume de côté pour des livres plus attractifs.
Pourtant il y a du potentiel qui, à mon sens, et là encore ce n’est que mon avis, n’est pas assez exploité. Pas assez de sentiments, de passages poignants qui nous font nous attendrir, pas assez de passages prenants, qui nous font palpiter, qui nous font stresser, pleurer, crier, rire, s’extasier. Même les personnages ne sont pas très attachants.
Il est des livres que l’on referme, et qui nous laissent un grand sentiment de vide, comme si on avait perdu des amis, laissé passé un passage de notre vie que nous avons apprécié… Et bien les chroniques des Elfes ne m’a rien fait ressentir de tout ça. J’ai fermé le livre et j’en ai pris un autre, pour oublier, passer rapidement à quelque chose de plus palpitant…

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